Vitae Pairum, c. viii
3. Mabille, Notice mr les divisions territoriales de la Touraine, p. 197. — L'église paroissiale de Pernay n'est plus cependant consacrée ù saint Nizier : saint Denis eu est aujourd'hui le patron, et il y a môme une fontaine de Saint-Denis dans le village. (Renseignement transmis à la Commission de la topographie des Gaules par M. l'abbé Bergougnoux, curé de Pernay.)
4. C'est Topinion exprimée par MM. Bourassé et Chevalier (Recherches sur les églises romanes en Touraine, p. 82).
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construite en petit appareil, sans transsept ni abside, peut représenter l'église édifiée par Litomeris. Quant à l'église paroissiale, malgré sa haute antiquité*, elle n'est sans doute, comme celle de Saint- André de Neuvy, qu'une seconde église de la paroisse, et l'on aura dépouillé de même à son profit Téglise primitive de la partie la plus précieuse des reliques qu'on y conservait.
PRISCINIAGUS, viciis. — L'église de ce lieu était déjà ancienne, mais ne possédait aucune espèce de reliques, lorsque Grégoire, évêque de Tours, cédant aux instances des habitants, lui confia quelques souvenirs de son oncle, saint Nizier, mort évêque de Lyon en 573. « La vertu de Dieu, dit notre auteur, se manifesta souvent dans cette église par le bienheureux pontife. » 11 rapporte en effet l'histoire miraculeuse de trois femmes qui, possédées du démon, se rendant du Berry [ex termino Biturigo) à la basilique de Saint-Martin [de Tours], entrèrent dans l'église de PnsamacuSj où elles furent délivrées de Tesprit malin ^. Cette particularité du voyage ne permet guère d'adopter en toute assurance le sentiment de Jacobs, qui place le vicus Prisciîiiacensis au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire, chef-lieu de canton de Tarrondissement de Loches), car ce bourg étant situé non loin de la limite du pagus Pictavorum et presque à la même longitude que celle-ci (7 kilomètres à l'est), il paraît plus probable que les pèlerins du Berry se dirigeant vers Tours ont dû passer au Petit- Pressigny (Indre-et-Loire, canton du Grand-Pressigny) situé à 10 kilomètres à l'ouest du Grand-Pressigny et à 18 kilomètres de la frontière biturige. On voit cependant, et cela n'est pas sans
1. c L'église paroissiale de Saint-Denis de Pernay, disent MM. Bourassé et Chevalier, est encore un de ces vieux monuments qui frappent par leur physionomie antique, et qu'on peut rattacher, sans blesser les vraisemblances archéologiques, à la fin du vr siècle, i [M^htirches sur les églises romanes, p. 81.) — La solution que nous apportons ici, en attribuant l'église mentionnée dans les Miracula beati JuUani au village de Pernay, nous permet de poser un petit problème relatif à Litomeris, le fondateur de cette église. Ne doit-on pas le reconnaître dans un Lithomeris, habitant du pays de Tours {urbis ^psius [Turonicae] indigena), qui, malade de la fièvre quarte, vint [trier sur le tombeau de saint Soulein à Maillé? Si Ton considère que Pernay n'est éloigné que de 8 kilomètres de Maillé, on sera assez porté à admettre l'identité de ces deux personnages, qui, du reste, n'est pas autrement intéressante.
1 Vitae Patrum, c. viii, § 11.
importance pour la fixation de remplacement d'un vicusj que le surnom et l'importance relative du Grand-Pressigny a dû influer sur la détermination de Jacobs. Mabille, qui eût pu discuter ce petit problème avec plus de compétence que nous, a omis de mentionner le vicus Prisciniacus au nombre des localités de Tépoque gallo-romaine.
Dans la plupart des cas où le vocable de l'ancienne église est connu, — et il Test ici par le fait du dépôt de reliques de saint Nizier dans une église qui ne possédait originairement aucune relique, — on peut espérer [d'arriver à une identification certaine à l'aide des pouillés; mais, dans l'espèce, l'examen de ces documents n'amène aucun résultat, car les pouillés du diocèse de Tours constatent que dans ces derniers siècles l'église du Grand-Pressigny était dédiée à saint Gervais et saint Protais, et celle du Petit à saint Pierre*.
ROTOMAGUS, vicus. — Ce village est compté par Grégoire au nombre de ceux dont les églises furent fondées par l'évêque Brice^ (398-447), et les commentateurs s'accordent à y reconnaître Ruan, aujourd'hui Pont-de-Ruan (Indre-efr-Loire, arrondissement de Tours, canton de Montbazon) : c'était au ix'' siècle le chef-lieu de la vicaria Rodomensis^ .
Pont-de-Ruan doit la première partie de soiî nom actuel au pont sur lequel la voie romaine de Tours à Poitiers, mentionnée par la Table de Peutinger, passait Tlndre.
SANGTI BEXIGNI tdmulus. — « Dans une autre partie de la Touraine, dit Grégoire après avoir parlé du monastère de Sainte- Papule, il y avait au milieu des ronces et des épines un tombeau que l'on disait être la sépulture d'un évêque, mais on ignorait le nom de celui-ci. » Or, un pauvre homme, ayant enlevé le couvercle de ce tombeau pour fermer le sépulcre de son fils qui venait de mourir, fut frappé par la vengeance céleste, et pendant
1. Notice mr les divisions territoriales de la Touraine, p. 202.