De gloria confessorum, c. liv
11. Voyez, sur l'ancienne limite méridionale de la civitas Namnetum : Longnon, les Cités gallo-romaines de la Bretagne, p. 43-45. — Ce mémoire a été publié dans les Mémoires du Congrès scient, de France, xxxviii" session, tenue à Saint-Brieucen 1872.
a. De gloria martyrum, c. lx.
phane n'aurait pas souscrit au concile des évêques du royaume franc, réuni à Orléans en 511 .
On ne sait rien de positif sur le sort de Nantes durant le demisiècle qui sépare la mort de Clovis de celle de Clotaire (51 i-561), et c'est par conjecture seulement qu'on peut attribuer cette ville au royaume d'Orléans du vivant de Clodomir, puis à celui d'Austrasie en suite du meurtre des fils de ce prince * ; mais il est certain qu'elle fut unie en 561 au royaume de Paris : son évêque, Félix, assista en effet en 567 au concile tenu à Tours du consentement du roi Charibert. Peu après la session de ce synode , Charibert mourut , et son royaume ayant été partagé entre ses trois frères, Nantes paraît avoir été joint aux Etats du roi d'Orléans, Contran, qui assembla en 573, à Paris, un concile parmi les signataires duquel on remarque encore Félix, Il est probable que le roi Chilperic, au temps de son omnipotence (575-584), s'empara de la civitas Namnetum comme de la plupart des autres cités occidentales qui appartenaient à Contran ; car, ce territoire étant enclavé entre les cités de Poitiers, d'Angers, de Rennes et de Vannes, qui obéissaient alors au roi de Soissons, il n'est pas probable qu'il ait pu échapper à la convoitise de l'époux de Frédegonde. La domination de Chilperic sur Nantes semble indiquée par ces paroles de l'historien des Francs : « Nonnichius, cousin de l'évêque Félix (mort en 582), lui succéda par la volonté du roi ^ » ; « le roi », pour Grégoire, en 582, n'étant autre que Chilperic, qui avait soumis la Touraine en 575. Elle est prouvée, dans tous les cas, par la présence des Nantais dans l'armée par laquelle le roi de Soissons fit envahir le pays de Bourges en 583 ^. On peut aussi considérer comme certain le recouvrement de Nantes par Contran dès Tannée suivante, c'est-à-dire lorsque la tutelle de l'héritier de Chilperic fut confiée à ce prince, car en 587 le fils de Tévêque Nonnichius, inquiété par un magistrat que le roi de Bourgogne avait envoyé dans cette ville, s'enfuit auprès