‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 284 sur 597 · Ibid., I. VI, c. XXXI · texte numérisé non relu

Ibid., I. VI, c. XXXI

CIVITAS NAMNETUM. 311

du jeune Clotaire pour se mettre à l'abri des poursuites judiciaires* .

Durant la plus grande partie du \f siècle, la civitas Namne-tum fut journellement exposée aux incursions bretonnes. Déjà, vers 550, on voit les Bretons en relations avec Tévêque de Nantes, qui sauve d'une mort certaine Macliau, prisonnier de son frère le comte Canaon^. Plus tard, en 579, ils ravagent le pays nantais, qu'ils parcourent de nouveau en 587 et en 588, puis encore en 590 ^ Le plus souvent ils vendangent les vignes nantaises et en transportent le produit à Vannes*. C'est sur le territoire de Nantes que les chefs bretons, Waroch et Judimaêl, reçurent en 588 les ambassadeurs de Contran et du jeune Clotaire, et qu'ils conclurent un traité bientôt violé par eux. Enfin, à une époque indéterminée, le même Waroch occupait le village de Saint-Nazaire, à la basilique duquel il fit quelques libéralités ^.

Grégoire mentionne deux basiliques qui existaient déjà à Nantes au temps de Clovis ^. L'une, dédiée aux martyrs nantais S. Donatien et S. Rogatien, fut rebâtie en 1 325, et subsiste encore aujourd'hui; l'autre était consacrée à l'évêque saint Similien : elle fut démolie pendant la Révolution et réédifiée en 1805.

SANCTI NAZARII vices cum basilicay in territorio urhis Nam-neticae. — On conservait, au vi^ siècle , des reliques de saint Nazaire dans la basilique d'un village {viens) du territoire de Nantes, situé au bord de la Loire. Un monastère d'hommes était joint à cette basilique, car Grégoire met en scène un abbé dont les paroles ne suffisent pas à refréner la cupidité d'un des compagnons du Breton Waroch, qui voulait dépouiller l'autel du martyr de sa garniture et des dons offerts par les fidèles ^.

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