Ibid. y c. LXI
Zit LA GAULE AU SIXIÈME SIËCLE.
Nous ignorons le nom de ce vicuSy mais la position qne lui assigne Grégoire, au bord de la Lioire et dans le territoire de Nantes, c'est-à-dire sur la rive droite du fleuve, ne permet pas de douter qu'il ait donné naissance à la ville de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure, chef-lieu d'arrondissement). — La présence des Bretons dans ce lieu et la réparation que leur chef, Waroch, accorda à la basilique de Saint-Nazaire, doivent être remarquées par l'historien, car elles indiquent qu'au milieu du vi^ siècle la partie méridionale de la cité de Nantes fut occupée, momentanément au moins, par les étrangers qui dominaient alors dans le pays des Ossismii, à Corisopitum, à Vannes et chez les Diablintes.
VINDUNITTDM, Nanmetici territorii insula. — Un chapitre des Vitae Patrum est consacré à la Vie d'un reclus, saint Friard, qui se retira, au milieu du vi"^ siècle, accompagné du diacre Secondel, dans une île du territoire de Nantes, Yinsula Vindunittensis. Saint Friard mourut dans sa cellule, assisté de l'évêque Félix, qui lui rendît les derniers honneurs.
Aucun des commentateurs de Grégoire n'a su trouver cette île, que notre auteur appelle insula Vindunitta^ om insula Vinrduniltensis *. Jacobs dit simplement : « Ce doit être une des nombreuses îles de l'embouchure de la Loire. Je n'ai pas vu que le nom d'aucune d'elles convînt au mot latin cité ici^. »
Les érudits bretons de notre époque ont cependant donné, même avant la publication de l'ouvrage de Jacobs, la solution du petit problème qui se rattache àUemplacement de cette île. L'île où demeurait Friard était encore connue au xii* siècle sous un nom presque semblable à celui qu'elle portait au vi% et, dans la charte de confirmation des biens de l'église de Nantes par le roi Louis le Gros, en 1122, elle est appelée Vidunita ùisula Brivatae fluminis * ;' la forme vulgaire de son nom était alors Bethené^ comme le prouve un acte de 1090*. Grâce à ces deux pré-