‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 287 sur 597 · Voyez pages 160 et · texte numérisé non relu

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aVITAS OSSISMORUM. — CIVITAS DIABLINTUM. 345

S 8. - CIVITAS OSSISMORUM.

On ne trouve, dans les écrits de l'évêque de Tours, aucune mention de la civitas Ossismoy^unij dont le territoire forma, à partir du ix*" siècle, les diocèses de Léon et de Tréguier.

La souscription de Litharedus, episcopits Oxomensis^ au concile d'Orléans en 511, indique péremptoirement que le pays des Ossismi faisait partie des Etats de Clovis ; mais on ne peut dire, d'une façon certaine, s'il fut compris dans le royaume d'Orléans ou dans celui de Paris, lors du premier partage de l'empire franc. On sait cependant, grâce aux traditions utilisées par le biographe de saint Paul Aurélien, que Wilhur, le chef breton qui dominait en 5i5 sur celte contrée, reconnaissait Childebert comme suzerain, et que, sur son avis, le roi de Paris désigna saint Paul pour occuper le siège épiscopal de la civùas Ossismo-

§ 9. — aVITAS DIABLINTUM.

La position de la civitas Didblintum est assez controversée pour qu'on nous permette de la traiter ici, en rappelant les arguments que nous avons produits en 1 872 au Congrès scientifique de Saint-Brieuc * et que nous essayerons de fortifier à l'aide de nouvelles observations.

La Notice des provinces de la Gaule divise la Troisième Lyonnaise en neuf cités, dont la sixième est appelée civitas CorisopituTHy c'est-à-dire Quimper, par le plus grand nombre des manuscrits, tandis que d'autres copies la nomment civitas Curiosolitum^ ce qui permet d'y voir le territoire des Curiosolites^ peuplade mentionnée pair César et par Pline, dont le chef-lieu est incontestablement Corseul, aux environs de Dinan (Côtesdu-Nord). Jusque dans ces derniers temps, les érudits bretons

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