Discours sur les anciennes églises de Paris
4. Histoire et antiquités de la ville de Paris, t. !•% p. 257.
5. c Tumulus erut in vico Parisiorum, haud procul a loco in quo senior, at aiont* eeelesia nuncupatur. » {De gloria confessorum, c. cv.)
GIVITAS PARISIORUM. 355
comme il l'eût certainement fait, si son intention avait été de parler de l'église cathédrale. Un autre indice de la situation de Yecclesia senior nous paraît résider dans la mention du tombeau de sainte Crescentia, « in vico Parisiorum^ non loin de Yecclesia senior » : évidemment, au temps où mourut cette bienheureuse, on n'enterrait pas dans la Cité, et l'on se demande dès lors comment Grégoire aurait pu parler de la proximité du lieu de sa sépulture par rapport à l'église cathédrale ; car, le fleuve séparant les deux localités, d'autres points de comparaison eussent été plus justes. Malheureusement, on ignore l'emplacement de l'oratoire que le monétaire de Paris fit élever sur le tombeau de la sainte, qui, pendant longtemps, n'avait été signalée la piété des fidèles que par une simple inscription gravée sur pierre : HIC REQUIESCIT CRESCENTIA, SACRATA DEO PUELLA*.
Sancti Juliani bdsilica. — Grégoire logea en 580, lors de son passage à Paris, dans cette basilique que desservaient des prêtres et des clercs *, et où se réfugia, deux ou trois ans plus tard, un Juif converti, nommé Phatir, qui venait d'assassiner un de ses anciens coreligionnaires, le marchand parisien Priscus, et les compagnons de celui-ci \ Tous les historiens de Paris voient là les premières mentions de l'ancienne église de Saint -Julien le Pauvre, qui, située sur la rive gauche de la Seine, non loin du Petit-Pont, et enlevée au culte par la Révolution, a été consacrée de nouveau, le 20 octobre 1826, pour servir de chapelle à l'Hôtel-Dieu*.
Sancti Laurentii basîlica. — Vers la fin du règne de Childebert I", il y avait déjà à Paris une basilique de Saint-Laurent desservie par des religieux dont le chef était Domnolus, que Ciotaire I" promut à l'évêché du Mans ^. Ce sanctuaire est encore mentionné par Grégoire à propos de l'inondation causée en 583, à Paris, par les eaux de la Seine et de la Marne, qui, dit-il, occa-