Fredegarii Scholastici Chronicumy c. xliii
3. Vita Ltidotici PU imperatoriSy c. XLViii. — La situation du Champ du mensonge, entre Bâle et Strasbourg, est indiquée par Thégan (Gesta Ludovicii Piiy c. xlii).
§ 9. - CIVITAS AGRIPPINENSIUM.
Grégoire appelle Cologne de deux noms différents : Agrippinensis Colonial Agrippina^y civitas Agrippinensis^n civitas Colonia^y civitas Coloniensis^y urbs Agrippinensis^, maïs il a soin de dire que Colonia était le nom employé à l'époque où il écrivait'.
Au temps de la rédaction de la Notice des cités, comme au VI® siècle, aucune des villes situées sur le Rhin, au-dessous de Cologne, n'avait plus le titre de cité : ainsi de Vete^^a (Xanten), de Colonia Trajana (Koln, près Clèves), de Noviomagus (Nimègue), et de Lugdunura Batavorum (Leyde), que la Table de Peutîuger désigne encore comme telles, en joignant à leurs noms le petit édifice réservé aux chefs-lieux de civitates. Il a donc paru que celle partie du cours du Rhin devait être attribuée à Tune des cités les plus.voisines, c'est-à-dire à Cologne ou à Tongres, et nous nous sommes décidé pour la première de ces villes, en présence d'un curieax texte de Tan 755 qui constate que le roi Dagobert avait donné le castellum Trajectum (Utrecht), situé vers les bouches du Rhin, entre Nimègue et Leyde, à Févêque de Cologne, qui devait, en échange, faire ses efforts pour la christianisation des Frisons qui habitaient le pays environnant® : on doit voir évidemment dans cette donation, qui remonte à la première moitié du vu^ siècle, une preuve de la subordination de l'ancien pays des Balaves à la ville de Cologne.
i. Historia Francorum, L H, c. ix, d'après Sulpice Alexandre.