De gloria confessoruiHy c. lxvi
i. Historia Francorutn, 1. V, c. xti.^ M iracula beati Martini^ \. lU, c. xxxvm.
CÏVITAS CATALAUNORUM. 405
Après la mort de Clovis, il fit partie du royaume d'Austrasie : le roi Théoderic P' résidait dans cette ville lorsqu'il ordonna la rédaction des lois de ses différents peuples*. En 561, la civitas Catalaimonim échut au nouveau roi d'Austrasie, Sigebert, dont Reims était la capitale, et ce prince possédait, dès les premières années de son règne, la villa de Ponthion*. L'assassinat de Sigebert en 575 ne livra pas Châlons aux mains de ses ennemis, car en 581 la reine Brunehaut chargeait l'évêque de cette ville, Ëlafius, d'une mission en Espagne^.
PONTICO, villa. — Pontico^ que Grégoire nomme aussi dormis Pontigonensis^, était une villa du rôi Sigebert qui, vers 564, y garda comme prisonnier de guerre, durant une année, son neveu Théodebert, fils de Chilperic^. Vingt ans plus tard, en 584, Louvent, abbé de Mende en Gévaudan, que le comte Innocent accusait faussement auprès de la reine Brunehaut, veuve de Sigebert, fut traîné par son persécuteur à cette même villa, où on le tourmenta cruellement avant de le remettre en liberté®.
La villa de Sigebert reparaît dans plusieurs documents postérieurs, à titre de villa royale : un diplôme de Théoderic IV, de Tan 726, est donné à Pontegune^ in palacio nostro'^^ et le quatrième continuateur de Frédegaire rapporte que Pépin le Bref reçut en 754 le pape Etienne II adPontem Ugone, villa publica^. Enfin l'emplacement de cette résidence des rois francs est indiqué d'une manière précise dans un diplôme de l'année 907, par lequel le roi Charles le Simple assigna en douaire à la reine F'réderune, son épouse, Pontigo7iem in pago Pertensi^ super
1. c Theodericus, rex Francorum, cum essel Calalaunis, clegit viros sapienles, qui in regno suo legibas antiquis, erudili erant. Ipso autem dictaiile jussit conscribere legein Francorum et Alamannonim et Rajoariorum, unicuiqiie genti, quae in ejus potestate erant, secundum consuetudinem suam.» (Z.«.r Alemannorumj prolog., apud Perlz, Legcs, l. m, p. 259.) — ^ Une autre preuve de la possession de Chàlons par le roi d'Auslrasie réside dans la présence de Tévéque Lupus au concile de Clermont, en 535. -
2. Historia Francorum, 1. IV, c. xxiii. 3- /Wd., I. V, c. xLï.