‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 541 sur 597 · Notice de rancienne Gaule, p · texte numérisé non relu

Notice de rancienne Gaule, p

3. Mémoires du Congrès scientifique de France, xxxviii* session, tenue à Saint-Brieuc (t. 11, p. 43-45 du tirage à part).

i. c Cujus monasterii nomen lectioni non indidimus, quia locus ille usque hodie cellula sancti Maxentii vocatur. » {Historia Francorum, 1. 11, c. xxxvii.)

SELLENSE gastrum. — Grégoire de Tours rapporte dans son ouvrage capital l'histoire d'un des officiers de Clotaire I*', le duc Austrapius, qui, vers la fin du règne de ce prince (de 556 à 561), quitta la cour et entra dans le clergé apud Sellense castrum^ au diocèse de Poitiers, où il fut ordonné évêque avec promesse de la future succession de Pientius, qui gouvernait alors l'église poitevine. Quelques années après, l'évêque Pientius mourut, mais Clotaire n'était plus de ce monde, et le roi Charibert, celui de ses fils auquel était échu le Poitou, désigna Pascentius pour occuper le siège épiscopal vacant, au mépris des plus vives réclamations d' Austrapius. L'ancien duc retourna, en qualité d'évêque cependant, dans son castrum. Là il dut faire face à la rébellion des Teifales, hommes de race scythique qui, depuis plus de deux siècles peut-être*, étaient établis dans celte partie de la civitas Pictavorum où ils avaient souvent gémi sous son joug, et fut mortellement blessé d'un coup de lance. « L'église de Poitiers, dit alors Grégoire, reprit les paroisses {dioeceses) qu'avait régies Austrapius*. »

La position du castrum Sellense y siège d'un évêché temporaire au milieu du vi^ siècle, n'a été Tobjet d'aucune controverse entre les savants français, en général, ou les érudits poitevins, en particulier : tous répètent à l'envi que le castrum de l'époque mérovingienne a gardé jusqu'à notre époque son nom primitif, et qu'il est aujourd'hui représenté par le bourg de Celles (Cellessur-Belle), à 8 kilomètres au nord-ouest de Melle. Telle est l'opinion exprimée dès la fin du xvii* siècle par Ruinart^ et que, de nos jours, Alfred Jacobs a fortifiée de l'autorité de son nom*. Cependant, si l'on examine quelque peu cette identification, on

1. Nous avons donné une place aux Teifales dans le chapitre II de cette troisième partie (voyez page 176).

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