Vitae Patrum, c. i
3. c A Poeninis Alpibus efiusiore copia fontium Hhodanus fluens..., et paludi sese
ingurgitât nomine Lemanno, eamque inlermeans, nusquam aquis miscetur externis
Unde sine jactura rerum per Sapaudiam fertur et Sequanos; Jongeque progressus, Viennensein latere sinistro perstringit, dextro Lugdunensem.» (Amm. Âlarcell., I. XV, c. \i.) Ajoutons, pour la meilleure interprétation de ce texte, que les Séquanes dont il est question sont les habitants du pays qui forma depuis le diocèse de Belley, et qui, bien qu'enclavé entre la Lyonnaise et la Viennoise, faisait cependant partie de la Maxinia Sequanorum; c'est en effet après sa sortie de Tévéché de Belley que le Rhône coule entre la cite de Lyon et celle de Vienne. Ainsi donc le diocèse de Genève formait tout au moins Textrémité sud-ouest de la Savoie.
K. c Praefectus classis barcariorum, Ebruduui Sapaudiae. > (Notitia dignitatum, édition Seek, p. 215.) La présence du nom de la Savoie a été imposée au rédacteur de la Notitia par Texistence d*une autre ville du nom (ÏEbreduniim (Embrun), qui, également située dans la région alpestre, était dos lors une des dix-sopt villes môlropoles de la Gaule.
dition dirigée en Espagne contre les Sucves, expédition que couronnèrent la victoire d'Astorga et la soumission complète de la nation ennemie*. liC continuateur de Prosper, qui place ces événements à Tannée* 457, semble croire qu'en récompense du concours du chef bourguignon Gpndioc, Théoderic lui permit de s'établir en Gaule*, ce qui concorde assez étroitement avec les paroles de Marins d'Avenches : « En cette année (456), les Bourguignons occupèrent une partie de la Gaule. » Mais on aurait tort de voir dans les expressions des deux chroniqueurs autre chose que l'énoncé de l'admission des Bourguignons en Gaule a un autre titre que celui de réfugiés. En 443, une partie de la Savoie leur avait été accordée comme asile, et ils étaient restés confinés dans cette étroite région ; après l'expédition d'Espagne, forts de l'alliance du roi wisigoth, il leur fut permis de s'étendre sur la rive droite du Rhône, et ils parvinrent à soumettre à leui*s lois, avant la fin du v*^ siècle, presque tout le pays arrosé par ce fleuve et par ses affluents.
On ne s'est guère occupé en France de savoir en quoi consistait le nouveau territoire occupé par les Bourguignons en 457, et il est vrai que les faits positifs font entièrement défaiit. Un savant professeur de Baie, M. Cari Binding, auteur d'une remarquable histoire du royaume burgondo-romain de 443 à 532*, a conjecturé qu'Ambérieux, ville située entre Genève et Lyon, c'est-à-dire entre la capitale de Chilperic l'ancien et la résidence de son neveu Chilperic le jeune, a dû être l'une des étapes de la conquête bourguignonne, conséquemment l'étape de 457 ^. 11 observe avec raison qu'en 501 (3 septembre), à l'époque à laquelle Gondebaud fuyait devant l'armée victorieuse de Clovis, comme une trentaine d'années plus tard, sous le règne de Godemar qui défendait aussi contre les Francs l'indépendance de son peuple, il y eut une assemblée de la nation bourguignonne, et que ces deux assem-