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Francs ne possédaient plus le Lodévois en 589, lors du troisième concile de Tolède, auquel assistait Agrippinus, évêque de Lodève.
§ 7. — aVITAS CARCASSONENSIUM.
Carcassonne [Carcassona, Carcassonensis urbs)y qui est nommé seulement dans de très-rares manuscrits de la Notice des cités, fut probablement démembré de la cité de Narbonne dans le cours du VI* siècle. Son premier évèque authentiquement connu est Sergius, qui souscrivit en 589 au concile wisigoth de Tolède.
Carcassonne, comme Narbonne, était donc, à cette date de 589, soumis aux Goths d'Espagne; mais, à eu juger par les quelques mentions que Grégoire fait de cette ville, il semblerait qu'elle n'était pas fort hostile aux Francs, auxquels elle ouvrit ses portes en 585, sans tenter aucune résistamce. Cependant, des dissensions s'étant élevées entre la population et les troupes de Contran, celles-ci durent évacuer la ville, et, peu après, le roi des Goths, Récared, complétait la délivrance du Carcasses en s'empcœant des châteaux de Cabaret, à quelques lieues au nord de Carcassonne*. Dès Tannée suivante, le duc Desiderius et le comte Austrovald faisaient, de leur propre autorité, contre Carcassonne, une nouvelle tentative dans laquelle le premier de ces chefs perdit la vie*. Enfin, en 589, lors de la seconde expédition de GoDtran en Septimanie, Austrovald ouvrait la campagne par l'occuj^ation de Carcassonne, où il reçut les serments au nom du roi son maître ; mais les Goths ne tardèrent pas à rcpi'eudre cette ville ^
Ainsi, malgré la situation de Carcassonne dans la Septimanie méridionale, cette ville était l'objectif habituel des armées fr€uiques, au début de leurs hostilités avec les Goths, et elle ne témoignait pas ordinairement une aversion décidée pour les envahisseurs. A notre avis, il faudrait en conclure que Carcassonne avait été, pendant quelque temps déjà, soumis aux Francs, sans doute