‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 577 sur 597 · Ibid.y I. IX, c. XXXI · texte numérisé non relu

Ibid.y I. IX, c. XXXI

CIVITAS GARCASSONENSIUM. 615

aux jours les plus brillants des successeurs de Clovis, c'est-à-dire au temps de Théodebert (534-547), dont les conquêtes s'étaient efiTectivement étendues sur une importante portion de la Septimanie. Ce serait cette extension momentanée de l'empire franc sur une partie de Tancienne civitas Narbonensium qui, à coup sûr, aurait déterminé Télévation de Carcassonne au rang de cité ou de ville épiscopale.

CAPUT ARIETIS, castra. — La question de remplacement de ce lieu est d'une assez grande importance au point de vue de rhistoîre militaire du vi* siècle ; car, selon Grégoire, le roi des Wisigoths, Récared, reprenant Foffensive contre les Francs qui avaient envahi la Septimanie (585), passa la frontière des Espagnes, s'empara des châteaux de Caput Arietis^ dévasta la plus grande partie du Toulousain et emmena ses habitants en captivité*. La même expédition est aussi rapportée par un chroniqueur wisigoth, qui écrivait également à la fin du vi* siècle ; mais cet auteur, Jean de Biclar*, ne donne pas le nom des duo castra que Récared occupa après avoir réduit l'un deux par la force des armes.

Les érudits du xvii^ siècle, Catel, Hauteserre, la Faille et d'autres ont, d'un commun accord, reconnu Caput Arietis dans Castelnaudary. Le nom de cette ville, Castelnau (Castelhim Novum)y n'oflrait, à vrai dire, aucune probabilité pour Tidentification proposée, mais le surnom (TAry semblait dérivé de la seconde partie du vocable Caput Arietis; de plus, Castelnaudary était situé dans la partie du diocèse de Toulouse la plus voisine de la Septimanie, et l'on se rappelle que Grégoire parle en même temps de la prise des forteresses de Caput Aînetis et de la dévastation du Toulousain. Personne donc ne songea tout d'abord à s'inscrire contre cette attribution qu'adoptèrent la plupart des historiens et qu'on trouve même acceptée, en plein xix® siècle, par FaurieP.

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