‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 63 sur 597 · Historia Francorum, 1. IV, c. xi · texte numérisé non relu

Historia Francorum, 1. IV, c. xi

% € Burgundio quin etiam ut sua rcciperet, dévolus effectus est, reddens se fotum dum accepisset exiguum. Elegit quippe integer obedire, quain imminutus obsistere. Tutius nunc défendit regnum, quando arma deposuit. Recuperavit cnim prcce quod amisit acie. » (Cassiodore, Variae, 1. XII, ep. i.)

3. Il y est en ciTct parlé de la mort du roi d'Austrasie, que le chancelier d'Italie attribue au chagrin que' ce prince ressentit à la nouvelle des succès remportés par les Oslrogoths.

4. c Paulino juniore, îndiclione Xli. Hoc consule rcgcs Francorum Childebertus, Chlo- Iharius et Thcudebertus Burgundiam obtinucrunt et, fugato Godomaro rege, regnum ipsius diviserunt. > (Bouquet, t. H, p. 15.)

sait du sort des cités qui composaient l'ancien royaume de Bourgogne, et qui, à partir de 523, par suite de l'annexion de dix d'entre elles aux États de Théoderic d'Italie, avaient été réduites au nombre de dix-huit. Neuf de ces cités, Langres, Besançon, Windisch (ou Constance), Avenches, Nevers, Autun, Chalon, Vienne et Viviers, — et quelques-unes, on le voit, comptaient parmi les plus étendues de la Bourgogne, — paraissent avoir fait partie des possessions de Tïiéodebert*, qui n'aurait ainsi laissé que la moitié de la Bourgogue à ses deux oncles, les véritables initiateurs cependant de la guerre finale. Mais cette inégalité dans le partage de 534 n'est évidemment qu'apparente et doit servir à démontrer que Godemar n'avait sans doute recouvré qu'une partie de son royaume après 524. On se souvient, en effet, que la Bourgogne aurait été entièrement subjuguée par les Francs à la suite de la mort de Clodomir ; or le seul allié du roi d'Orléans, le seul prince mérovingien auquel la nouvelle conquête franque pouvait profiter, était Théoderic qui, s'il ne lui était pas loisible d'empêcher la rentrée en scène de Godemar et le soulèvement de la plus grande partie des pays bourguignons, était néanmoins un puissant souverain capable de maintenir sous le joug les quatre cités les plus voisines de ses Etats, Langres^ Besançon, Avenches et Constance, et sans doute aussi la civitas Vallensium (Sion), qui, formée de la vallée du Rhône avant le passage de ce fleuve dans le Léman, et resserrée par conséquent entre les Alpes et l'Italie d'une part, le territoire d'Avenches de l'autre, ne pouvait guère être conservée par les Bourguignons après la perte de cette dernière ville. Ajoutons, du reste, que le Valais fut probablement uni au royaume d'Austrasie sous le règne du fils de Théoderic, C6ir la possession de ce pays n'était pas inutile à Théodebert pour passer en Italie, où l'on sait qu'il fit une si heureuse campagne. Ces divers territoires, dont l'annexion remonterait ainsi à l'année 524 *, ne devaient pas

\ . Voyez plus loinj cliap. n, § 3.

2. Aucun des historiens et des érudils moder*nes qui, en s'occupant de celte période de l'histoire franque, ont eu à tifer parti du chapitre que Grégoire consacre à la captivité de son parent Attalej ncreu de Tcvôque d() Langres, n a songé qu'à l'époque à laquelle

Page 1