Voyez plus haut, page 73, note
qu'une étude un peu attentive des deux grands partages de l'empire franc ne permet pas d'admettre.
Il ne reste plus guère maintenant qu'à terminer l'étude qui précède en indiquant le sort de chacune des cités que nous plaçons dans le royaume de Clodomir, à la suite du partage de cet État entre Childebert, Clotaire et Théoderic*. Rappelons à ce propos qu'en assignant à Théoderic une part dans la dépouille des fils de Clodomir, nous sommes en contradiction avec Grégoire, suivant lequel Childebert et Clotaire se seraient partagé, en tenant la balance égale [aeqiia lance), le royaume de leur frère*; mais les paroles de Thistorien des Francs venant ici immédiatement après le récit du meurtre des fils de Clodomir, auquel Théoderic n'avait pas participé, on comprend qu'il ait cmblié de noter une circonstance que les documents nous paraissent indiquer formellement.
Childebert eut pour sa part de Théritage de Clodomir une fraction de la cité de Sens formée de Melun et de Château-Landon ; Bourges, bientôt conquis, semble-t-il, par Théoderic ; Orléans et Chartres.
Clolaire reçut Tours et la cité de Poitiers, si importante au point de vue territorial.
Théoderic devint possesseur de la cité de Sens, dont une partie était passée à Childebert: on lui donna aussi Angers. La .composition du royaume d'Austrasie après le partage de la Bourgogne, ne permet guère de croire que la cité d'Auxerre ait pu être donnée à un autre prince qu'à Théoderic.
Quant à Nantes, nous ne savons à qui l'attribuer, car, par suite du partage des Etats de Clodomir, son territoire confinait aux Etats de Childebert (Bretagne), de Théoderic (Angers) et de Clotaire (Poitiers).
1. La juslificaliou de ce partage se Irouvera dans Jes paragraphes consacrés au royaume de chacun des copartageants et a Thistorique de chacune de ces cités.
2. c Ili quoque regnuin (ihlodomeris inter se aequa lance diviserunt. y (HUU Francorum, 1. 111, c. xviii.)