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Routes de terre

Les voies de communication comprennent l»^s roules de terre , les chemins de fer et les lignes de navigation. Chacun de ces trois réseaux dcm^inde queiqu'^s détails.

Les rivièn^s traçant naiurHilement dos cliemins à travers h^s terres , c'est toujours en suivant les vallées que se sont faites les premières communications ; plus tard, des préoccupations stratégiques ont conduit à rechercher les lignes de faite qui commandent au loin le pays, mettent h Tabri des siirpiises et permettent d'évitor des travaux d'art trop considérables, punts et remblais, comme il est nécessaire d'en édifier sur les riviores ou les combes quand on s'éloigne de la ligne de partage des eaux. Ces d'ux principes ont dirigé la création de toutes les routes qui, depuis les époques \os plus anciennes, ont sillonné le territoire actuel de la Ilaute-liaronne.

r>puis des temps très-reculés et dont la date précise n'est point appr'éciable , Toulouse s'est trouvée an centre d'un systéuu^ l'ayonnant de viabilité. Le cours de la Garonne traçait d'abord deux grandes lignes : l'une vers Agen cl Bordeaux, l'autre vers les Pyrénées centrales cl l'Ibérie ; la vallée de IWriége, débouchant à peu

de distance de Toulouse , conduisait par ses affluents , le grand Hers et la Vixiége, jusqu'à la haute vallée de l'Aude et aux établissements maritimes du Roussillon et de la Catalogne ; les grandes prairies et les déclivités molles du vallon de 1 Hers ouvraient une autre échappée vers le bassin de l'Aude et devaient recevoir le grand courant de civilisation étrangère apporté par les peuples du Levant sur les côtes de la Méditerranée. Dans les intervalles qui séparaient ces principales lignes, des bois immenses, couvrant les collines du Tarn et du Girou , de ITIers et de VAriége , du Touch et de la Save , formaient une barrière impénétrable. La conquête romaine s'empara des anciennes lignes de transit, qu'elle trouva établies par les populations indigènes et par les colons étrangers, ♦•n les modifiant et les perfectionnant à son usage. L'étude des voies romaines de la contrée et surtout de leurs ramifications est loin d'être encore complète. Voici le sommaire des résultats obtenus.

La grande organisation des voies en Gaule date du gouveinement d'Auguste. Agrippa fit de Lyon le noyau de quatre artères principales (lui allaient atteindre les points les plus éloignés du pays. Les voies de la Haute- Garonne se rattachent toutes à la grande ligne du sud-ouest , dirigée de Lyon à Dax par Valence, Orange, Avignon, Arles (vallée du Rhône), Nînies, Narbonne, Carcassonne (vallée de l'Aude), Toulouse (vallée delà Garonne), Saint-Bertrand , Bigorre et Béarn. Divers

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noyaux secondaires étaient disséminés le long de ce vaste tracé, émettant des branches vers tous les points importants.

D'après rétat actuel de la science , on a reconnu quatre voies dans les territoires de la Haute-Garonne.

1« Ligne de Lyon à Dax. Cette voie milli'i'sse, venant de Carcassonne, coupait, sur la limite du département, en un point non encore nettement déterminé, la ligne de partage des eaux entre le bassin de TAude et le bassin de la Garonne, et, ce qui était probablement identique, la frontière des territoires de Toulouse et de Carcassonne, /?;îes, ralliait la vallée de Tllers, qu'elle suivait jusqu'auprès de Toulouse , en passant par Baziége , Badera. Arrivée à Toulouse , la voie passait sur la rive gauche de la Garonne , qu'elle suivait en remontant vers les Pyrénées par Lavernose, Verno Sole, et les stations non sûrement identifiées de Aquœ SiccfP et Cningoi-ris. Elle atteignait ensuite Saint-Bt'rtrand-de-Coniminges , Lufjdunum, et sortait du dépai'tement parla vallée de la Neste en se dirigeant vers Bigorr»^ , Virus Aquensium ,

^^ Ligne de Toulouse à Cahors ; sovi^ii de Toulouse par la porte du Nord, passant prés de Saint-Rustice et de Pompignan , et se dirigeait vers \os Irontières des Tolosates, fines, sur les boi'ds du Tarn, en amont de Montauban, pour atteindre Cos, Cosa, et Cahors, Divona.

3'' Ligne de Toulouse à liurdeuux par Auch; se détachait de la grande ligne à Toulouse, pas-

sait sur la rive gauche de la Garonne , gravissait les plateaux du Touch, et courait à l'ouest par les stations Ad Jovem (une chapelle de Jupiter) et Buconis , Bouconne , dont la forêt a gardé le nom.

4-0 Ligne de Saint-Bertrand à Agen. Cette voie, qui passait par Auch et Lectoure , n'avait qu'un parcours très-insignifiant dans la Haute-Garonne ; elle se dirigeait vers le nord parla vallée du Gers.

Longtemps après la chute de l'Empire , les chemins romains, plus ou moins bien entretenus au moyen des droits de leude et de péagp des divers seigneurs féodaux, n'avaient pas cessé de servir à la circulation ; encore aujourd'hui . sur beaucoup de points , les routes ne s'écartent guère de l'ancien tracé. La géographie de la contrée, pendant le moyen âge, est trèsinsuffisamment connue. Nous pouvons noter, comme observation générale, que les principales voies prirent alors le nom de grand chemin français ou iVestrade, stratani franciscam ; l'ancienne ligne de Toulouse à Auch s'appelait, en 1191 , chemin de Saint-Jacques, et constituait l'itinéraire des pèlerins. Nous retrouvons un grand chemin français passant par Garidech , et coupant les vallées de l'Hers et du Girou pour coui'ir au Tarn et se diriger vers Alhi. Quehiues lignes portent aussi , dans les titres, des dénominations particulières : nous signalerons la Moissagaise, le chemin Carmagnagucs,\e chemin Lantarois , le chemin Salinier, de Fonsorbes à Grenade.

Pendant les derniers siècles de la munareliie , Tadministralion des états de Languedoc attacha une importance particulière à la perfection des routes. C'est de ce régime que datent les belles et larges avenues plantées d'arbres que Ton retrouve encore sur plusieurs points. Les routes furent classées pour la première fois , en Languedoc , en 1756. Les routes de première classe étaient entretenues aux frais de la province entière ; celles de deuxième classe aux frais de la Sénéchaussée; celles de troisième classe aux frais des diocèses ; celles de quatrième classe aux frais des communes. Celle organisation, comme on le voit , a servi de modèle au régime actuel des routes. Un des plus beaux travaux de voirie de l'ancienne administration est le tracé de la grande avenue et de l'étoile de Saint-Cyprien, avec ses trois roules dirigées sur Auch, Lombez et Muret.

Le département estaujourdhui parcouru par sept/OM/es impériales, [renie et une routes départementales , trente-deux cliemins vicinaux de grande communication^ soixante-i|uati'e chemins d'intérêt commun et trois mille huit cent quarante-sept chentins de petite communication.

Nous indiquons le tracé des principales lignes :

1° De Paris à Toulouse et en Espagne [ roule imi)eiiale n" '20, longueur dans le deparlemenl, 70 kilomètres). Celte roule, (jui vient de Montaubun, suit la rive droite de la Garonne jus-

qu'à Toulouse , courant en plaine au pied des coteaux de Saint-Rustice et de Castelnav, franchit l'Hers , passe à Saint-Jory, traverse, en longeant le canal latéral à la Garonne , la plaine caillouteuse aujourd'hui cultivée , désignée autrefois sous le nom de grande lande et qui servait de pacage communal aux habitants de Toulouse; borde le village de Lalande , construit au dix-huitième siècle, laisse à gauche les anciennes fourches patibulaires , à droite l'église des Minimes , traverse Toulouse , franchit la Garonne par le Pont de pierre , longe le Cours-Dillon et se dirige en plaine , par la rive gauche de la Garonne , jusqu'en amont du confluent de l'Ariége , repasse la Garonne à Pinsaguel , la Lèze près de Labarthe , suit à distance le cours de l'Ariége , vis-à-vis Venerque, Aulerive et Cintegabelle, que dominent les collines du Lauragais, forme la corde de l'arc que décrit l'Ariége et se dirige , par la plaine caillouteuse de Saverdun, vers la haute Ariége par Foix, Tarascon et Ax.

La route de Paris en Espagne émet un rameau vers les plateaux du Girou et du Tarn (route départementale n°4),rle Toulouse 'à Montauban^ par Saint-Alban, Bouloc, Fronton, Labastide-Saint-Pierre (Tarn-et-Garonnc) ; un l'amoau vers le Tarn et le Tcseou (route départementale n" 14), de Toulouse à Salvagnac par Castelfjinest, Gratenlour^ Cêpct , Villemur, Le Born, Salvagnac (Tarn) , et un troisième rameau dans la vallée de la Lèze , par Labarthe et Saint-Sulpice (route départementale n» 6).

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2o De Toulouse à Lyon par Albi ( route impériale n° 88 , longueur dans le département, 5? kilomètres). Celte ligne, dirigée vers le nord-est , sort de Toulouse par le faubourg Matabiau, traverse le canal du Midi , gravit la côte de la Pujade , occupée par des redoutes espagnoles pendant la bataille du 10 août 1814, descend dans le vallon verdoyant de THers, qu'elle passe à Croix-Daurade, village de plaisance créé au dix-huitième siècle comme La Lande, gravit les collines de Saint-Jean et de Castebnaurou, avec de beaux points de vue sur la plaine de Toulouse , descend dans la vallée du Girou , remonte les plateaux du Tarn par Garideeh , passe à l'ouest de Montaslruc^ à Gémil , laissant à gauche la forêt de Buzet, et enfin descend rapidement dans la vallée du Tarn, qu'elle va franchira Sain(-Sulpice-de-la-

"inte (Tarn) pour se diriger sur Rabastens ,

lillac et Albi.

Celte ligne émet à Monvert, dans la vallée du iiirou , un rameau sur Verfeil (roule départementale n» 31) , par (irayjiague et Bonrepos ; et en amont de Saint-Sulpice un rameau dans la vallée du Tarn vers Montauban (route départementale n» IG), par Huzet^ Bessières, Orgueil

♦ Labastide-Samt-Pierre (Tarn-et-Garonne).

3° De Toulouse à Agde (route impériale n" U'i; longueurdans le (k'partement, 12 kilomètres). Cette ligne emprunte d'abord la ruule de Lyon jusqu'à la côte de la l'ujade, dont elle suit le revers méridional avec un large point de vue

sur le champ de bataille de Toulouse, embrassant la liaule ligne des redoutes du Calvinet, des Aui;ustins , du Colombier, de la Sipière, théâtre du dernier et terrible combat, et les prairies de l'Hers par où la cavalerie du maréchal Beresford fila derrière les arbres pour tourner les lignes françaises et gagner le pont des Demoiselles ; la route traverse ensuite le village de Périole, où campa une division anglaise, y passe l'Hers , puis la Ceillonne , gravit la côte de Montrabe , passe la Saune , gravit les collines ondulées de Beaupuy, La- Valette, Paiilel, descend dans la vallée du Girou, qu'elle traverse au pied de la colline de Verfeil , aborde par lacets les plateaux élevés qui dominent l'Agout et redescend dans la vallée vers Lavaur (Tarn) pour se diriger sur Castres; de Toulouse à Verfeil, cette ligne offre d'agréables échappées de vue sur les collines boisées et les prairies de l'Hers , de la Ceillonne et du Girou.

Cette voie n'a qu'un rameau important déjà signalé (route départementale no31, deMonvert à Verfeil , par la vallée du Girou).

^« De Toulouse à Narbonne (route impériale no 118; longueur dans le département, 43 kilomèlivsj. Cette ligne sort de Toulouse par l'ancien fauboui'g du château Narbonnais, sous les ormes de l'allée Sainte-Agne, suit la vallée de rilers en longeant le canal du Midi et les collines du Lauragais, passant par liamonville , Castanct , Donneville , Montgiscard , franchit

le canal près (VAiguesvives , gagne Baziége et continue à courir vers le sud-est en passant par Villeuouvelle, Villefrauche, Avignonet. La route no 113 s'écarte peu du tracé de Taneienne voie romaine. C'est, selon toute vraisemblance, sur un point indéterminé de celte ligne que le duc de Toulouse, Eudes, en l'l\ , arrêta la marche dos Sarrasins, venant de Carcassonne et de Narbonne dans une grande bataille désignée par les écrivains orientaux sous le nom de Balaf-el-Choada , ch'.iUSSQQ des martyrs.

La roule de Narbonne émet à gauche un premier rameau vers la vallée de TAgout (route départementale n» 19 , de Baziége à Lavaur), en coupant les vallons de la Marcassonne, de la Saune et de la Ceillonne, alduenls de THers et passant par L(tbastide-Beaiivoir, Varennes, Caragoudes, Caraman, MascarvUle^ Veudine; un second rameau vers le bassin du Sor (route départementale no '21, de Villefrauche \\Bcvel) par Vallégupj Jiizes et Saint- Fclix ; un troisième rameau, à droite , V(M's l'Ariége (route départementale, n» 8, de Y illc franche 'd Aulerive)^ en passant le canal à Gardouch, coupant les massifs de collines de la Uize et de TAriége et passant par Gardouch, Aailloux et Aulerive. L'armée anglaise, en 1814, ayant passé l'Ariége à Auterive , essaya de tourner Toulouse par celte route; mais le sol uigiK'UX , liant comme du mortier, avait été détrempé par des pluies, et une lois narvenus à Mauvozin, les canons « l les lourdes voilures d'artillerie ne purent -ivancer davantage et durent battre en retraite

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à grand'peine , pour opérer un long mouvement tournant sur la rive gauche de la Garonne t passer la rivière à Lespinasse , à 14 kilomètres en aval de Toulouse.

50 De Toulouse à Bayonne v route impériale no l'24 ; longueur dans le département, 19 kilomètres). Celle ligne, qui suit, comme direclion générale, l'ancienne voie de Toulouse à Auch , franchit la Garonne au Pont de pierre, suit la grande avenue de Saint-Cyprien jusqu'à la Patte-d'Oie, dont elle forme la branche droite , passe le Touch à Saint-Martin après avoir longé le champ de manœuvre d'artillerie , court par les plateaux de Colomiers vers l'Aussonnelle, passe à Léguevin , côtoie la forêt de Bouconne et se jette dans la vallée de la Save par Pujaudran (Gers).

La route de Bayonne émet trois rameaux principaux : à gauche, un rameau suivant le bassin du Touch vers Lombez (roule départementale no 3, de Toulouse à Bayonne par Lomhez), en passant par 1 our ne feuille ^ Plaisance, Fonsorbes, Saint-Lys, Sainte-Foy, Bragayrac ; à droite, un rameau longeant la rive gauche de la Garonne par des terrasses élevées dominant des points de vue pittoresques sur les ramiers et les prairies ( route départementale rio 13, (le Toulouse à Sainl-Nicolas-de-la- Grave, et passant à cùlé de l'ancien amphithéâtre gallo-romain, à Saint-MicUel-du-Touch , sur un pont édifié par les états de Languedoc et décoré du blason de la province; diBlagnac,

Ikaiizellc, àSei7/*,où ellp fr.incliit TAussonnelIe, à Gt-enadc, où eWe franchit la Save. Celte ligne secondaire se bifurque elle-même pour jeter une branche vers le nord-ouest (route déparlemenlale n» 7, de Toulouse à Lectoure), en ])-àS- S'àul \);\v Corncbarrieu, Xforr^mville, Montéguî, traversant la Save à Saint-i'aul , et courant à travers les plateaux du Margastaud , par Bretx, Le Grés, Pufjségur, Cox, Ségueville.

6° De Toulouse à Bagnères-de-Luchon et en Espagne (roule imfx'i'i.de n» 1*25; longueur dans le département, )lo kilomètres). Cette ligne, la plus longue du département, était aussi la plus frécjurntée , avant rélablissemenl des chemins de fer , au moins pendant la saison des eaux. Au sortir de Toulouse, elle suit, à gauche de la Garonne , le même tracé que la route de Foix , dont elle se sépare à Porlet, non loin des anciennes limites de la (iuyenne et du Languedoc; elle continue à longer la (iaronne ;i distance, dominée sur Tautre rive par la ligne unifoi'me des collines du Lauragais, et traverse Muret, Le Fauga, Noè; de Noé à Martres elle trace à travers la plaine une longue ligne d'unf; rectitude inllexible, à j)ein«' accidentée par quel(|ues ondulations de terrain, et laisse à droite le chàtrini i\v Sdinl- Llix : à partir de Martres, elle se rapproche de lu Garonne, devenue ])lus sauvage et plus pittoresque, et regarde les premières assisses des montagnes couvertes de bois ; elle passe à Uoussens et Mancioux, où la l'oclie . couronnée par les

créneaux de Montpezat, se rapproche de la rivière et ne laisse qu'un étroit passage ; elle traverse Saint-Martory et se dégage au delà de Leslelle et Beauchalot en courant sur les plateaux de Saint-Gaudens et de Montréjeau , observatoire naturel des Pyrénées centrales ; au bas de Montréjeau elle f.'.iichit laGaronne pour courir au sud, la repasse à Labroquère sur un pont de marbre, longe la rive gauche, sur le territoire des Hautes-Pyrénées , rentre dans le département à Esténos et s'engage dans les gorges étroites de la Pique, qu'elle est condamnée , faute d'espace, à franchir plusieurs fois, à Cierp, Signac, Bttrgalaïs, Salles, s'étale au milieu des prairies et des avenues, dans le bassin de Ba- (jfnères-de-LucIton, et gravit enfin les cimes nustéres du port de Vénasque par la haute vallée de la Pique.

Cette grande ligne offre sur son parcours six noyaux principaux d'où se détachent des voies secondaires qui sillonnent toutes les vallées latérales du bassin supérieur de la Garonne : Muret, Carbonne , Martres, Saint-Gaudens, Montréjeau, Cierp.

De Muret partent deux rameaux, l'un à gauche, par les plateaux du Touch, de la Save et (le la Gesse vei's Boulogne ( route départementale no'54, île Muret à Boulogne), en passant ])\\r Saint- Clar^ Bieumes, Biolas, Castèra^ Ciadimx, Sainf-Pc-(lel-Bosc ; l'autre à droite, vers l'Ariég»' et le Lauragais ( route départementale Ti» %, de Muret à Auterive), en coupant la vallée

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de la Lèze, et passant au nord des bois d'Eaunes et à Lagar délie.

D'un point situé, au nord do Cnrbonne se détache un rameau qui franchit la Garonne en vue du château de la Terrasse , et court par la vallée de la Rize (roule départementale n» 5, de Toulouse à Samt-G irons), en passait par RiciiT, Montesquieu-Volvestre , traversant les coteaux du Volp par Lahitère, et se dirigeant au sud vers Audinac. Ce rameau se dédouble à Rieux et envoie une ligne vers la Lèze (route départementale no ^5 , de Rieux à Saint- Ibars) , en passant par Lntrape et Castagnac.

A Martres, la route de Luchon envoie un rameau au nord-ouest à travers les vallées de la Louge, de la Nère et de la Save route déparlementah'n"-2o,de Boulogne à Martres), en passant ])ar Alan, Aurignac , Cassagnabère , Cio- <loux , Suint-Pè-del-Bosc et Boulogne.

Saint-Gaud'^ns est le point de rlépart de trois lignes : 1^ au nord, rive gauche de la Garonne, un rameau coui'ant vers Lombez en coupant les hautes vallées de la Noue , de la Louge , de lu Nère , et suivant la rive gauche de la Save (route départemenlaleno^S, de Saint-Gaiidmsk Lombez) ; cotte ligne passe par Snint-Lary , Monfgaillard, Anan, L'Ile-en-Dndnn ;'2'"dU sud, rivo droite de la Garonne, un rameau eourant vers la vallée duGer (route départementale no''20, de Saint- Gaudens k Aspet) , traversant la Garonne à Miramont et passant ])ar nienrazé, Soueich^ Aspet, Sengoungnet. Au conthKMil du Ger et du ruisseau iXEncaussc part une bran

che qui aboutit à cet établissement thermal (route no29 bis); 3o au sud, rive droite, un rameau traversant la plaine de Rivière (roule départementale n"9, de Sam/-Gaî<rfens à Notre- Dame-du-Bazert), passant par Valentine, Martrps-de-Li 1ère, près d'Ardiége, et venantsleunir à la li^ne maîtresse au point qui a Cw.-servé le nom d'un ancien sanctuaire du dieu Baesert.

Montréjeau jette un rameau vers la vallée du Ger, en coupant la Save et la Gesse (route départementale no30, de Montréjeau à Masseube), et passant par Ponlat, Loiidet, Saint- Plancard, Larroque, Blojan, Boulogne.

Enfin , à Cierp , la route de Ludion jette un rameau vers l'Espagne par la vallée de la Garonne (route départementale no 27, de Cierp en Espagne) , en passant par Gaud , Marignac , Saint-Béat, Arlos, Fos, et le Pont du Roi, sur la frontière d'Aran.

70 De Perpignan à Bayonne (route impériale no 117 ; longueur dans le département, 50 kilomètres). Cette ligne, qui vientdesPyrénéesOrientales par le pays de Sault , Bélesla , Foix et Saint-Girons, entre dans le département à Lacave par la vallée du Salât, dont elle suit la rive gauche; passe à Mane , se jette dans le plateau (le Montsaunés, traverse l;i (îaronne à Saint- Marlory , en suit la rive gauche en confondant son tracé avec celui de la route de Luchon ; passe à Montréjeau, et sort de la naufp-Gamnue par le plateau de Lannemezan.

Cotte ligne n'émet qu'un rameau important vers la haute vallée de la Garonne en coupant la vallée du Ger i roule départemental*' n» 11, de Saint-Martonj à Saint-Béat) : cette ligne pari de Montsaiinès et traverse Aspet, Juzet-d'Izaut, Cazaunona , Antichan , Fronsac , C/iaum et Saint- Béat.

Tel est, dans ses linéaments principaux. Tensemble du système de voirie de la Haute- Garonne. L'impôrUmce relative des diverses routes a été sensiblement modifiée par rétablissement des chemins de fer , les stations ayant créé des courants tout à fait nouveaux ; changements qui deviendront plus notables encore quand tout le réseau ferré sera construit.

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