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La dernière période n'est que de quatre ans

2. Voir le second volume de La Population française par E. Levasseur .

3. Il y avait auparavant une immigration à laPlata; mais les étrangers se fixaient presque tous dans les villes et s'aventuraient rarement comme colons dan la campagne.

INTRODUCTION

sonnes et la sécurité des intérêts sont, dans tous les 'pays , des conditions nécessaires au développement de la richesse.

Les résultats de cette révolution, qui n’a pas encore la durée d’une génération, sont consignés dans le présent volume qui contient une description précise de la géographie physique de chaque province de la République Argentine, de son administration, de son état social actuel et un inventaire détaillé des richesses naturelles de son sol te des richesses créées par le travail de ses habitants . Les chiffres sont puisés aux sources officielles et les faits sont présentés dans un ordre méthodique et avec une clarté démonstrative par un savant statisticien dont le nom est une garantie d' exactitude.

Sur les 389. i00.000 hectares {3.894.000 kil. carrés ) du territoire de la République, 3.300.000 étaient en culture en 1888, dont plus du tiers {834.000 hect.) en froment f un tiers en maïs {833.000 hectares), le reste en luzerne {380.000 h.), lin {17.000 h.), avoine {36.000 h.), vignes {37.000 h.), cannes à sucre {31.000 h.), etc.

En 1889, la culture du froment s'est encore étendue: 1 . 033 000 hectares ont été emblavés'. Quatorze ans auparavant, en 1875, le rapport de l'inspecteur de l'agriculture n évaluait pas ce nombre à plus de 100.000 : l’étendue a donc décuplé.

Pour les moulons, V importation en 1836 d’un troupeau de cent têtes de moutons noirs d’Espagne et d’un troupeau de southdowns français d’Angleterre, en 1830 celle de mérinos et en 1836 celle de mérinos allemands ont été les premiers efforts faits pour améliorer les races ovines. Aujourd’hui le perfectionnement est un fait accompli , il a été

t. En 1889 , la valeur totale des récoltes était estimée à une valeur de 100 millions de pesos.

INTRODUCTION

solennellement consacré en 1889 par les nombreuses récompenses que les laines argentines ont obtenues à l'Exposition universelle de Paris.

En 1875, le nombre des animaux domestiques — il ne faut pas oublier qu’ils sont tous des présents de la civilisation européenne * — était, d'après la statistique officielle,

de 3-969.000 chevaux, de 1 3.493.000 bêtes à cornes, de

57 .546-000 moulons, etc., et la République était fière de produire devant le monde civilisé ces chiffres qui attestaient déjà un remarquable progrès.

En 1888, les nombres se sont élevés à 4. 398. 000 pour les chevaux, à 22.869.000 pour les bêtes à cornes et à 70.453. 000 pour les moutons.

La valeur des laines exportées en 1889 par la République Argentine montait à 56 millions de pesos et celle de tous les produits de l'élevage ( non compris les produits indus tr ie Is fabriqués avec les produits de V éle vage) à plus de 100 millions.

Ces résultats sont assurément très satisfaisants. Les Argentins ont le droit de s'en enorgueillir : peu de contrées dans le monde pourraient fournir l'exemple de pareils progrès! Pour les obtenir il a fallu non seulement des hommes , mais des capitaux. Beaucoup de capitaux ont été nécessairement consommés pour créer et perfectionner

■i . Les chevaux sont venus avec les premiers conquérants ; ils étaient un instrument de conquête. Le bétail est venu ensuite; la tradition attribue l'introduction des bieufs et des 'moutons soit à Mendoza , soit à Nu/to- Chavès, soit au Portugais Garcia. Il est probable que les animaux domestiques ont été importés d’Europe en divers lieux successivement et que presque tous les convois de colons en amenaient.

I N T ROnUGTION.

le matériel de cette civilisation récente , 'pour bâtir les villes, les doter de tous les perfectionnements de la civilisation moderne, les orner de monuments, y édifier des écoles dont la magnifique ordonnance n’a rien à envier

aux plus belles des Etats-Unis , pour défricher le sol arable, pour construire les chemins de fer. L’ Exposition universelle de Paris en 1889 a fait l’étonnement des Européens qui ont admiré dans l'espace d’un lustre environ qu'une cité de 65 000 âmes avait surgi sur une plage na guère déserte, combien les villes s’ étaient embellies depuis les premières expositions dans lesquelles avait figuré la République Argentine, que de défrichements ou de transformations de steppes en prairies avaient été opérés; elle a été en même temps V occasion d’un triomphe pour les Argentins. C’est l’Europe qui a fourni une grande partie des fonds, comme elle a fourni les hommes. Les intérêts que le Trésor public de la République Argentine lui paye chaque année1 ne représentent qu’une partie delà dette du pays, laquelle comprend, en outre, les dettes provinciales et municipales et les dettes des particuliers . Les Argentins, achetant à V étranger beaucoup de fer, de machines , d’outils, de charbon de terre dont la consommation s’accroît avec le progrès des voies ferrées et de l’industrie.

y. L'intérêt de la dette extérieure a été réduit par la conversion des emprunts à G 0J0 de 1870. 1871, 1873 et 188% en un emprunt à 4 y/2 0/0 en vertu de la loi du 2 avril 1888. L'intérêt de la dette intérieure a été réduit aussi en 1889. Avant que ces deux conversions ne fussent terminées, la dette publique fédérale ( non compris les dettes provinciales et municipales) s'élevait à :

D’tte intérieure : 31 millions 1 /2 de pesos;

DHte extérieure : 88 millions de pesos;

Titres déposés au Trésor public en garantie des titres émis par les banques : 135 millions de pesos.

Dette flottante ; 10 millions y/2.

Une loi du 18 octobre 1889 a décidé que le montant des billets de banque en circulation serait ramené à 100 millions de pesos.

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