DE L V SOIE EN COCONS
belle qualité, très-forte et très- brillante. Elle est très-recherchée au Japon, où elle ne s'emploie cependant que mêlée à du coton ou à de la soie ordinaire ; elle sert à faire diverses sortes d'étoffe et une espèce de filet à mailles très- résistantes.
Les cocons et la soie yaraa mai étaient achetés autrefois par des marchands de Guifou, dans la province de Mino ; aujourd'hui il vient des acheteurs de la province d'Ouzen, d'Etchingo, d'Echizen, etc.
Le prix du millier de cocons varie entre 4 et 5 rios, c'està-dire entre 22 et 28 francs.
Ce chapitre a été écrit en grande partie à l'aide du livre de M. Ernest de Ba.virr, Li Sériciculture^ le Commerce des soies et des graines et VInduHrie de la soie au Japon. — Lyon, 1874.
La Chine a été le berceau de la sériciculture. Uart d'élever les vers à soie et de dévider leurs cocons pour en utiliser le fil date dans ce pays de la plus haute antiquité. D'après certaines annales chinoises, il serait né dans la région qui forme actuellement le Ghan-toung et le Ho-nan et se serait répandu ensuite peu à peu dans le reste de l'empire, et, plus tard, dans les contrées voisines. Aujourd'hui, il se récolte plus ou moins de soie sur presque tous les points du territoire chinois ; même dans les provinces du nord, malgré de brusques variations de température, et dans quelques-unes du midi, en dépit des hautes montagnes qui les couvrent, les habitants se livrent avec assez de succès à la culture du mûrier et à l'éducation des vers. (( Chaque arbre, disent les Chinois, a besoin d'un terrain particulier, mais le mûrier, béni de Dieu, croît en tous lieux, »
Pour faciliter cette étude, je vais passer en revue successivement les diverses provinces delà Chine.