‹ Géographie de la soieChapitre 13 sur 135 · TCHÉ-KIANG · texte numérisé non relu

TCHÉ-KIANG

Cette province est, sans contredit, la plus intéressante pour l'Européen, au point de vuq séricicole, parce que c'estd'elle que sortent les plus grandes quantités de soie expédiées en Europe par Chang-haï. Bien qu'on élève des vers à soie sur presque tous les points, il n'y a guère, cependant, que les localités les plus rapprochées de Changhaï qui approvisionnent le marché de cette ville. Les soies des autres districts, comme celles de la plupart des autres provinces de la Chine, sont trop mal filées pour pouvoir être exportées. La région qui nous envoie ses produits séricicoles est une sorte de trapèze compris entre la baie de Hang-tchéou et le bord méridional du lac Taï-ho, et limité à Test par les frontières du Kiang-sou et, à l'ouest, par une ligne tirée de Hou-tchéou à Hang-tchéou. Ces soies, comme on le sait, portent différents noms, suivant leur origine et leurp qualités. On remarque les Tsatli, recueillies surtout aux environs de Hou-tchéou, de Nan-tsin et de Ling-hou ; les Taysaam que l'on récolte principalement autour de Kahing et le long du grand canal ; les Yuen-fa qui vien nent des villes de Youen-hoa, Haï-ning, Haï-yen, etc.; et les Hang-tchéou y que fournissent les alentours de la ville de ce nom. Enfin, au sud de la baie de Hang-tchéou, se trouvent la ville et le district de Chao-king qui envoient aussi une soie estimée sur le marché de Chang-haï.

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