PRODUCTION DE LA SOIE EN CHINE
SOIES DU VER A SOIE DU MURIER (Bombyx mori )
PRODUCTION KILOO.
TsatU, des provinces de Tchc-kiang et de Kiang-sou (principalement du Hou-tchéou-fou, des environs do Hou-tchéou-fou, de Ling-hou, de Nant-sin, de Tsong-ling, dans le Tché-kiang ; du Sou-tchéou-fou *, du Yang-tchéou-fou et du Kiang-ning-fou, dans e Kiang-sou) 2,880,000
Taysaam , Wousiéy Chouhing^ Liyong^, Skeins long guindre, etc., des provinces de Tché-kiang, de Kiang-sou et de Ngan-hoeï (principalement du Kia-hing-fou, du Ghao-hing-fou et dn Hang-tchéou-fou, dans le Tché-kiang; de Ou-si etdeLi-yang, dans le Kiang-sou ; du Tcbi-tchéou-fou, dans le Ngan-hoeï) '*. . 1,600,000
^ Le mot fou signifie département : le Sou-tchéou-fou est le département de Sou-tchéou ; Sou-tchéou-fou est la ville capitale du département de Sou-tchéou.
< En Chine, ni les cocons ni les procédés de filage ne sont partout les 'mêmes, et les soies présentent des différences dans la qualité, la finesse ou la couleur, suivant les districts.
La plupart des soies sont connues dans le commerce sous le nom des localités ou des circonscriptions dans lesquelles elles ont été filées.
Ainsi les soies dites Haïning et Yuenfa ont été filées dans les petites villes de Haï-ning et de Youen-hoa et aux environs (département de Hang-tchéou-fou, province de Tché-kiang) ; les soies Liyong ont été filées dans l'arrondissement de Li-yang (département de Tchin-kiangfou, province de Kiang-sou); les soies ChintchéoUf dans le département de Tsiouen-tchéou-fou (province de Fo-kien) ; les soies Loung-Kong et Loung-chan^ dans les villages de Loung-kiang* et de Loungchan (province de Kouang-toung), etc.
Toutefois le nom des soies tsatli et taysaama. une autre origine.
Tsa-tli en dialecte de Canton, tsi-li en dialecte de la Cour, signifie « (soie filée à) sept cocons. »
Taysaamt ou correctement ta-isan, signifie gros ver, soie tirée de cocons du gi'os ver à soie ; cette race n'a été pendant longtemps élevée que dans une partie du Tché-kiang, principalement dans le département de Kia-hing-fou.
Les noms de tsatli et de taysaam, ainsi que ceux de yttenfa, de liyong^ etc., n*ont plus, depuis Taccroissement de l'exportation en Europe, une signification aussi restreinte qu'autrefois.
3 Les soies Skeins long guindre forment une catégorie particulière des soies taysaam ; c'est pour cette raison que nous les avons réunies à ces dernières. Dans plusieurs localités du Kiang-sou, on donne même le nom de liyong indifféremment à des soies long guindre de Li-yang et à des Sheins | roprement dits.
Les Sheins long guindre sont filés dans les provinces de Tché-kiang, de Ngan-
REPORT. .... 4,480,000 ffanff'ichéou'tsatlif du Hang-tchçou-fou, dans le Tché-kiang. 110,000
Yuenfa, ffaïning, etc. des provinces de Tché-kiang, de Ngan-hoeï et de Kiang-si (piincipalement des environs de Youenhoa, de Haî-ning, de Haï-yen, de Hang-tchéou-fou, de Kia-hingfou, dans le Tché-kiang, et du Tchi-tchéou-fou, dans le Nganhoeï) 500,000
De la province de Kouang-toung (des arrondissements qni sont les plus rapprochés de Canton, dans un rayon de 40 milles et principalement de l'arrondissement de Chun-ti) * 1,200,000
Chin-tchéou, etc., de la province de Fo-kian (principalement du Tsiouen-tchéou-fou). .. . .' 30,000
Jaunes, long guindre, des provinces de Kouang-si, de Koueïtchéou «t de Yun-naiî 70,000
De la province de Chan-toung : principalement du Tsingtchéou-fou, du Tsi-nan-fou, du Taï-ngan fou, des arrondissements de Po-chan et de Sechouï 2 110,000
Des provinces de Yun-nan, de Hou-péh, de Ho-nan et de Chan-si' 70,000
De la province de Se-tchouen :
Du Kia-ting-fou, du Siu-tchéou-fou, du Kien- ^^^o^tchéou, soies blanches pour la plupart *. . . , 490,000
hoeï et de Kiang-sou ; on les tire principalement du Tchi-tchéou-fou et du Ngankîng-fou, dans le Ngan-hoeï, et du Ghao-hing-fou, dans le Tché-kiang. Leur production est d'environ 260,000 kilogrammes.
^ Le cpnsul d'Angleterre, à Canton, a estimé, en 1873, le produit total annuel des recolles successives qu'on obtient dans la province de Kouang-toung à 1,500,000 kilogrammes : 1,100,000 kilogrammes seraient exportés et 400,000 seraient- consommés dans les fabriques de Canton. Il a été exporté de Canton, en 1872, 1,150,000 kilogrammes desoies grèges et ouvrées. On estime qu'il y arrive 50,000 kilogrammes de soies du Toung-king, qui sont pour la plupart redévidées ; 40,000 kilogrammes du Sé-tchouen et 30,000 kilogrammes de Ghang-haï.
^ D'après les rapports de M. A. Williamson et de M. J. Marchkam, dont les voyages dans cette province ont été faits en 1867 et en 1869, la production serait plus considérable.
3 Ce qu'ont observé MM. Mitchie et Francis dans le Hou-péh et le baron de Richtofen dans le Ho-nan donne lieu de penser que l'importance des récoltes y est plus grande. Le baron de Richtofen a vu, dans le Chan-si, des plantations de mûriers à une altitude d'environ 1,600 métrés, et M. A. Williamson en signale jusqu'auprès de Jehol (Tching-té-fou), au delà de la Grande Muraille.
** Les meilleures soies jaunes du &'é-tchouen viennent de Jin-tchéou, dans ie Tse-tchéou, et de Mien-tchéou.