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CHAPITRE X — GÉOGRAPHIE ADMINISTRATIVE

Majnnga et Fianarantsoa, des préposés-payeurs à Tuléar, Farafangana, Mayotte. Dans les autres centres, il y a des adjoints ou des commis des services civils, remplissant les fonctions de préposés du trésor.

Un cadre local de Trésorerie vient d'être créé.

Domaine et propriété foncière

Ce service prend le nom de Direction des Domaines, de la Propriété foncière et du Cadastre. Il assure le fonctionnement des Domaines, de l'Enregistrement et du Timbre, de la curatelle aux successions vacantes européennes et indigènes, de l'établissement et de la conservation de la propriété foncière, des hypothèques, du service topographique, etc.

La direction est à Tananarive. Au siège de chaque tribunal de V^ instance et de justice de paix à compétence étendue, il existe une recette-conservatrice et une brigade topographique. Dans les autres provinces et districts, il existe des bureaux d'archives foncières, gérés par des agents du service topographique, ou, simplement, des délégués des domaines.

Le régime de la propriété foncière est organisé, à Madagascar, d'une façon particulière, inspirée de ÏAct Torrens d'Australie. Les propriétés immatriculées sont inscrites sur le Registre foncier de la Conservation des Domaines où figurent leur plan et leur description sommaire. Un titre de propriété intangible, reproduction exacte du registre, est délivré à chaque propriétaire. Il fait foi jusqu'à inscription de faux. Toute vente, inscription de droit réel immobilier (hypothèque, etc., etc.) doivent être transcrites sur le registre et mentionnées sur le titre sous peine de nullité et même de poursuites. Ce titre, représentant l'immeuble, peut être cédé, donné en gage, etc., etc. En cas de perte ou de destruction, il ne peut en être délivré de duplicata que par jugement.

Service de i' Enseignement

Avant la conquête. — Avant l'occupation française il existait, à Madagascar, un grand no-mbre d'écoles. Créées par les

missionnaires des différentes sectes religieuses, elles étaient toutes à tendance confessionnelle. Les missionnaires catholiques essayaient de développer l'influence française, les missionnaires anglais de faire prévaloir l'influence anglaise. De là des rivalités, des querelles, et souvent, dans les villages et les familles, de fâcheuses divisions. Néanmoins cette organisation produisit d'appréciables résultats.

Tout enfant devait fréquenter l'école de huit à seFze ans, les enfants des esclaves y étaient admis; les parents qui ne les y envoyaient pas étaient punis d'amende et de prison. Les écoles étaient surveillées par des « masoivoho » ou délégués du chef de l'enseignement. Des examens annuels permettaient de juger des progrès accomplis, et les maîtres étaient récompensés suivant les résultats obtenus. Les instituteurs devaient avoir des titres et être de bonne vie et mœurs. Aussi beaucoup d'indigènes savaient lire, écrire et compter au moment de la conquête. De plus les missions avaient créé des écoles supérieures, des collèges, des séminaires, d'où sortirent de remarquables sujets ^.

Sur la côte, à peu près aucun enseignement n'était donné. Seuls les Antaimoro avaient hérité de leurs ancêtres l'usage de lire et écrire leur dialecte à l'aide de caractères arabes, et de lire et de copier, sans les comprendre, des fragments plus ou moins altérés du Coran ou des textes magiques.

Après la conquête. — C'est surtout depuis la conquête que l'enseignement s'est développé et, dans toutes nos colonies nouvelles, on s'est largement inspiré de ce qui a été fait d'abord à Madagascar.

Cet enseignement est donné dans des établissements officiels ou privés et s'adresse, soit aux Européens et assimilés, soit aux indigènes.

(1^ A côté des œuvres d'enseignement général et de prosélytisme religieux, les missions de tout ordre avaient créé des œuvres d'assistance médicale et hospitalier» qui ont rendu de grands services.

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