CHAPITRE X — GÉOGRAPHIE ADMINISTRATIVE
Enseignement officiel.
Enseignement européen. — Il est donné sous trois degrés : Enseignement primaire élémentaire, enseignement primaire supérieur, enseignement secondaire. Les programmes sont ceux de la Métropole adaptés aux nécessités locales.
Enseignement primaire élémentaire. — Il est donné dans 21 écoles, par 40 maîtres, à environ 1.200 enfants des deux sexes ; ces écoles sont généralement mixtes et ouvertes, dans les principaux centres, aux enfants européens et assimilés et aux métis reconnus. Le peisonnel comprend des agents détachés du cadre métropolitain et des agents locaux pourvus au moins du brevet élémentaire. Le couronnement des études est le certificat d'études primaires.
Enseignement primaire supérieur. — Il est donné dans une école primaire supérieure annexée au Lycée de garçons de Tananarive et encore en période d'organisation, ainsi que dans trois cours spéciaux de préparation au Brevet élémentaire créés à Tamatave, Majunga et Diégo-Suarez.
Enseignement secondaire. — Il est donné à Tananarive, au Lycée Condorcet pour les garçons, et au Lycée J. Ferry pour les filles, qui, tous les deux, préparent au baccalauréat. Chacun d'eux possède une classe enfantine. mixte, des classes élémentaires préparatoires à l'enseignement secondaire, et des classes secondaires proprement dites : 1" et 2""^ cycles pour les garçons, V^ à ô""^ années pour les filles.
Le personnel enseignant comprend des professeurs licenciés et des chargés de cours choisis sur place parmi les fonctionnaires ou les officiers.
Les élèves sont internes ou externes.
Des sessions d'examen ont lieu pour l'obtention des Brevets élémentaire et supérieur et des baccalauréats divers, qui peuvent être échangés, sans nouvel examen, contre les diplômes, métropolitains équivalents.
Enseignement indigène. -— L'enseignement officiel indigène est gratuit et comprend trois degrés.
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Ecoles du V degré. — Les écoles du 1" degré donnent un enseignement primaire élémentaire. Elles existent en ^rand nombre sur les Hauts plateaux, mais sont bien moins nombreuses sur la côte. Il y en a environ 750, avec 900 instituteurs ou institutrices indigènes et 360 maîtresses d» couture, pour 50.000 garçons et 27.000 filles.
Le programme comprend la morale, les obligations administratives, la lecture, l'écriture, le calcul, le dessin, les travaux de culture pour les garçons, les travaux de couture et l'enseignement ménager pour les filles.
Ecoles du 2""® degré. — Les écoles du 2™^ degré comprennent 15 écoles régionales avec environ 1.000 élèves garçons et 6 écoles ménagères, avec environ 260 filles. Ces élèves sont recrutés , par voie de concours, parmi les élèves des écoles du l*"" degré.
Une école régionale comprend de une à trois sections : 1** section d'enseignement général où se préparent les futurs fonctionnaires et des employés divers; 2° une section professionnelle où se forment des apprentis pour le travail du bois et du fer ; 3" quelquefois une section agricole. La durée des études est de trois ans et l'enseignement y est donné en français.
Le personnel se compose d'un instituteur européen, directeur, de professeurs et contremaîtres indigènes. Certaines écoles, dites à fonctionnement restreint, ont un personnel exclusivement indigène. Le régime est l'internat.
A l'école ménagère les filles se perfectionnent dans l'enseignement de la couture et apprennent un métier : dentelle, broderie, etc. Le personnel comprend une institutrice européenne, directrice, un instituteur et des maîtresses de couture indigènes.
Ecoles du 3°^ degré. — Les écoles du 3"* degré comprennent l'Ecole Le Myre de Villers, l'école de Médecine, les Mater- Tiités officielles.
L'Ecole Le Myre de Villers, de Tananarive, se recrute surtout parmi les élèves de la section d'enseignement général des écoles régionales. Elle comprend :