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CHAPITRE X — OKOGRAPHIE ADMINISTRATIVE

Une section normale pour la préparation des instituteurs ;

Une section administrative pour former les fonctionnaires des divers services ;

Une section topographique pour former des géomètres ;

Une section médicale pour préparer à l'école de Médecine.

Le régime est l'internat. Le séjour y est d'un an. La préparation y est surtout professionnelle.

Le personnel comprend : un directeur : professeur d'école normale ou instituteur métropolitain, des instituteurs européens, des maîtres indigènes et des professeurs spéciaux pour les sections topographique et médicale. «

L'Ecole de Médecine, de Tananarive, prépare les médecins indigènes. Le personnel se compose de docteurs en médecine européens, civils ou militaires, et d'un pharmacien. La durée des études est de 4 ans, plus une année préparatoire à une sorte de P. C. N. spécial. Le régime est l'externat. Le couronnement des études est un examen de sortie donnant droit à un diplôme de médecin, valable seulement dans la Colonie.

Une Maternité existe à Tananarive, où un professeur de l'Ecole de Médecine donne un enseignement technique et pratique aux futures sages-femmes indigènes.

Enseignement professionnel. — Les élèves des sections professionnelles des écoles régionales passent dans les sections d'apprentissage créées dans certains centres. Ils sont placés dans les ateliers publics ou privés les mieux organisés et ils sont entretenus par la Colonie.

Une école industrielle, dirigée par un ingénieur aidé de contremaîtres européens, est en création à Tananarive.

Pour les filles, une école a été créée à Tananarive ; on y enseigne, d'une façon plus complète, la couture et la coupe, la dentelle, la broderie, etc., etc.

Autres étahlisements. — Une école supérieure indigène payante a été créée à Tananarive pour donner aux indigènes des classes aisées un enseignement primaire supérieur.

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Ecoles Hindoues. — Des écoles spéciales pour les enfants Indiens sont en création dans divers centres : Diégo-Suarez, Nossi-Bé, Majunga, Marovoay. Des professeurs et instituteurs indigènes y enseignent le français et des professeurs spéciaux, rétribués par les collectivités indiennes, y enseignent le dialecte Gudjarati et le Coran.

Enseignement privé.

L'enseignement privé fonctionne sous les auspices des missions religieuses. Il est placé sous le régime de l'autorisation donnée par le Gouverneur général à un directeur d'école nommément désigné. Aucune école ne peut être installée dans un établissement ouvert à un culte.

Les établissements sont de même ordre que ceux de l'enseignement officiel et les programmes sensiblement les mêmes. Européens et indigènes y reçoivent un enseignement différent dans des classes séparées. Comme l'enseignement officiel, il est surtout répandu dans les provinces de l'intérieur et dans les grandes villes de la côte.

n comprend :

11 écoles européennes dirigées par des Frères des Ecoles Chrétiennes ou des Sœurs, avec 23 maîtres et 710 élèves. 450 écoles indigènes avec 850 maîtres et 40.000 élèves.

Organisation administrative.

A la tête du Service de l'enseignement est un Directeur, qui doit avoir appartenu à l'enseignement supérieur. Les fonctions d'inspecteur sont remplies par des professeurs d'école normale, et, accidentellement, par des instituteurs, directeurs d'école régionale ou de section d'apprentissage. Un cadre local d'inspecteurs des écoles vient d'être créé ; il se recrute sur place parmi les instituteurs européens.

Un conseil d'enseignement est chargé d'étudier toutes les questions relatives à l'instruction publique.

Des conseils de perfectionnement sont attachés aux grandes écoles : Lycées, Ecole de Médecine, Ecole Le Mvre de Villers.

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