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CHAPITRE XI. — GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE

Les grandes régions d'élevage sont :

Morondava : 918.000 bœufs 880.934

Majunga : 725.588 — 713.519

Maevatanana : • 719.542 — 780.269

Tuléar : 617.185 — 658.852

Betroka : 545.825 — 542.949

Analalava : 529.665 — 546.128

Un certain nombre d'usines ont préparé, pendant la guerre, de grandes quantités de conserves : deux à Diégo-Suarez, trois à Tananarive, ou du bœuf frigorifié : une à Tananarive, une à Boanamary, près de Majunga. Aujourd'hui, pour des causes diverses, cette production s'est beaucoup ralentie.

Il a été exporté, en 1919, plus de 7.900 tonnes de bœuf frigorifié et 4.138 t. seulement en 1920, plus de 9.800 tonnes de bœuf en conserve en 1919 et près de 6.000 t. seulement en 1920, près de 20 tonnes d'extrait de viande, près de 1.700 tonnes de suif en 1919 et environ 10.000 tonnes de peaux brutes, en 1919 comme en 1920.

L'exportation des bœufs vivants est complètement arrêtée avec l'Afrique du Sud ; elle ne continue que sur la Réunion et Maurice pour la consommation locale des deux îles, 4.100 seulement en 1919 et 13.350 en 1920.

Le prix moyen d'un bœuf, qui variait entre 70 et 120 frs lorsque les usines fonctionnaient activement, commence maintenant à s'abaisser sensiblement.

Cheval. — Les premiers chevaux furent importés à Madagascar en 1818 par Hastie, qui en offrit deux à Radama 1^'' Leur nombre augmenta sous Radama II, mais peu, et, en 1895, on n'en comptait guère plus de 300 à 350, de races diverses.

Après 1895, des essais méthodiques furent entrepris pour créer une race de chevaux du pays, correspondant au type cheval de selle léger. Après bien des déboires, les résultats semblent aujourd'hui excellents et l'on a obtenu un type qui se rapproche de plus en plus de l'anglo-arabe.

2i2 GÉOGRAPHIE DE MADAGASCAR

La Colonie a installé deux haras, aux environs de Tananarive et de Fianarantsoa et un certain nombre de stations où des étalons sont mis gratuitement à la disposition des éleveurs, presque tous indigènes. Il existe actuellement près de 3.600 chevaux dans la Colonie, presque tous sur les Hauts-Plateaux. Les principaux centres d'élevage sont : Tananarive, Ambatolampy, Antsirabe, Ambositra et Fianarantsoa.

Il y a peu de maladies qui sévissent sur les chevaux ; l'ostéomalacie a fait autrefois de grands ravages, mais les cas ont aujourd'hui bien diminué.

Il n'y a, dans la Colonie, qu'un nombre insignifiant de mulets et d'ânes.

Moutons. — L'élevage du mouton se répand de plus en plus, mais il devrait s'étendre bien davantage. Le mouton indigène appartient à l'espèce dite a à grosse queue », en raiison des réserves graisseuses qui s'accumulent dans cet appendice. Il n'a pas de laine et sa chair est médiocre. Des croisements sont entrepris pour améliorer sa chair et lui donner une toison laineuse.

Toute la région Sud, de l'Isalo à l'Androy conviendrait à cet élevage en raison de sa sécheresse, et une ferme d'essai vient d'être créée à Ambovombe.

Il y a, à Madagascar, près de 200.000 moutons.

Les principales régions d'élevage sont :

Fort-Dauphin : 98.750 moutons.

Tananarive : 42.000 —

Tuléar : ' 20.000 —

Vakin'Ankaratra : 20.000 —

Chèvres. — Il existe à Madagascar quelques troupeaux de chèvres. Les Comoriens et les Indiens sont friands de leur chah*. Elles donnent peu de lait. On en compte environ 150.000. Les pricipaux centres d'élevage sont :

Fort-Dauphin : 55.000 chèvres.

Comores : 47.000 —

Tuléar : 12.000 —

Morondava : 12.000 —

Majunga : 6.500 —

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