PI. III
CHAriTRE III HELIKF UT SOL ^O
tours des grands golfes de l'époque secondaire dont nous avons parlé dans l'esquisse géologique ; la dernière a une très faible hauteur.
Il résulte de cette disposition que les deux versants E. et 0. présentent des aspects bien différents.
Sur le versant Ed les hauteurs se rapprochent de la mer et se terminent brusquement, ne laissant place que pour des plaines longues et étroites, parallèles à la côte. Cette dénivellation brusque se continue sous la mer où la profondeur croît très rapidement au point, qu'à moins de 100 km. de k côte, il y a partout des fond^. supérieurs à 4.000 m.
Sur le versant Ouest, au contraire, les gradins successifs s'étalent longuement en plateaux doucement inclinés et en plaines très larges. De ce côté également, le fond de la mer s'abaisse par gradations moins sensibles et les grandes profondeurs sont très loin des côtes, sauf dans une grande fosse qui existe entre la côte N.-O. et les Comores et où les fonds dépassent 3.700 m.
Description détaillke.
1° Le Plateau Central proprement dit.
Aspect général. — Le Plateaiu Central proprement dit est limité tout autour par la côte 800 m. En voie d'érosion, il se présente rarement avec les caractères d'un plateau, sauf en certains points de sa bordure N.-O. que l'indigène nomme Tampoketsa (Ketsa : plateaux élevés qui séparent les vallées et offrent aux troupeaux d'immenses terres de pacage ; s'oppose à haibo ou partie basse) : tampoketsa d'A-nalamaitso ou du Nf., entre la Sofia et le Bemarivo ; tampoketsa d'Amberimay ou du Sud, entre le Bemarivo et la Mahajamba ; tampoketsa d'Antongodrahojfi ou de Naniakia, entre la Mahajamba et la Betsiboka ; tampoketsa de Manankazo et d'Ambohitantely entre la Betsiboka et l'Ikopa ; et tampoketsa du Famoizankova du N., entre l'Ikopa et le Manambolo.
Partout ailleurs il est fortement érosé et sa surface a pu très justement être comparée à une mer profondément agitée par une violente tempête et dont les vagues se seraient brusquement solidifiées après avoir atteint des proportions gigantesques.
Limites. — Ses limites sont constituées de tous les côtes par une brusque dénivellation de plusieurs centaines de mètres de hauteur, présentant souvent des parois à pic (voir lecture).
Ces falaises escarpées sont souvent coupées, en beaucoup d'endroits, par de larges brèches qui livrent passage aux nombreux cours d'eau descendant des hauteurs.
Il s'étend depuis la vallée de la Loky au N., Jusqu'aux environs de Fort-Dauphin, et de la falaise de l'Angavo à l'E. jusqu'au Bongo Lava, à 10.
Direction des chaînes. — I.a direction générale des chaînes est le plus souvent N.-O., variant de N. 25" 0. à N. 25" E., sensiblement parallèle au grand axe de l'île ; c'est la résultante des efforts orogéniques qui ont amené le plissement de Madagascar. Rarement elles sont orientées E.-O. Nous pouvons citer, cependant, comme ayant approximativement cette direction, l'Andringitra du N. de Tananarive, le Famoizankova de l'O. et les hauteurs qui séparent le bassin de la Mania de celui de la Matsiatra.
Vallées transversales. — Le plateau est profondément éctiancré par un certain nombre de vallées transversales qui, bien que ne le sectionnant pas nettement en masses orographiques distinctes, forment, en plusieurs points, des sortes de seuils dont l'instinct des tribus nomades ou guerrières a fait autant de passages ethniques.
Au N., la vallée de la Sofia et de son affluent la Mangarahara d'une part, la vallée de la Rantabe de l'autre, forment le seuil de l'Androna qui relie le plaines du Boina avec les vallées Betsimisaraka. Plus bas, les vallées de l'Antsihanaka : vallée supérieure du Kamoro d'une part, dépression de l'Alaotra de