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LES COTES

Vue d'ensemble.

Sommaire. — Caractères généraux. — Etude détaillée : 1" du Cap d'Ambre au Cap Saint-André, 2" du Cap Saint-André à la baie d'Androka 3* du Cap d'Ambre à Sainte-Marie, 4» de Sainte-Marie à Fort-Dauphin 5° de la baie d'Androka à Fort-Dauphin.

Lecture. — L'Ile Juan de Nova. L' Danzel d'AuMONT.

Les côtes de Madagascar présentent un développement général d'environ 5.000 km., supérieur à celui de la France (3.000) mais inférieur à celui de l'Italie (6.785) et de l'Angleterre (9.300). Elles diffèrent beaucoup de forme et d'aspect suivant qu'il s'agit du versant E. ou du versant 0., de la partie N. ou de la partie S. Ces différences proviennent surtout de l'orographie de l'île et de l'influence des vents et des courants.

Côte Est. — Sur le versant Est, les chaînes principales se rapprochent de la mer, ne laissant de place que pour des plaines étroites, larges de 10 à 20 km. Orientées parallèlement au grand axe de l'île, elles donnent à la côte une direction générale rectiligne. Les petits golfes qui existaient ,autr9fois (époque crétacée) et que limitaient les caps géologiques qui forment ce que l'on appelle des « pangalanes », ont été peu à peu fermés par des cordons coralliens, dont quelquefois trois lignes successives sont émergées. Le grand courant équatorial de l'Océan Indien^, qui vient frapper perpendiculairement la côte,

(1) Voir (< Notes sur les lagunes de la cùte Est ». D' Monnibr. Bull. Acad. Malgl Vol. Tii (1009), page 47.

à hauteur du cap Est et ,se divise ensuite en deux branches se dirigeant, l'une vers le Sud, l'autre vers le Nord, érodant les côtes, étirant les bancs de sable, a formé, grâce à l'alizé du S.-E. des lignes successives de dunes par-dessus le système corallien.

D'autre part, à l'abri de ces digues, les fleuves ont pu, à leur aise, colmater certains de ces golfes d'une façon plus ou moins complète, serpentant entre les lignes successives en formant des lagunes, pour ensuite s'ouvrir, à travers le dernier barrage madréporique, une embouchure encombrée de brisants, tels le Mangoro et l'Ivondrona. Là où les alluvionnements n'ont pu se faire, d'assez grands lacs se sont formés.

Parallèlement à la côte, des récifs coralliens s'édifient encore tous les jours et forment une barre presque ininterrompue qui constitue, pour la navigation, un obstacle assez difficile à franchir. La profondeur de la mer croît très rapidement et on atteint, relativement près des côtes,, des fonds considérables.

Côte Ouest. — Sur le versant Ouest, au contraire, les derniers contreforts, se terminant à une grande distance de la côte, facilitent la formation de vastes plaines. Le courant du canal de Mozambique, qui naît dans le voisinage des Comores, ainsi que les vents, entraînent les sables vers la terre. Les fleuves, dont le cours est beaucoup plus long et le débit plus abondant, roulent vers leurs embouchures des vases et des boues qui s'étalent en vastes deltas. Ces dépôts sont facilités par des anarées de grande amplitude qui remontent assez loin dans l'intérieur des terres. Sables et alluvions contribuent à étendre lentement les côtes vers l'Afrique. Le fond de la mené s'abaisse que par gradations insensibles et les hauts fonds s'éloignent considérablement des côtes. Sur ces côtes basses, les eaux chaudes sont favorables à la formation de larges bancs de coraux.

Côte Nord. — Dans le nord de la baie d'Antongil et du cap d'Ambre à la Mahajamba, le pied des montagnes plonge parfois directement dans la mer. La côte est rocheuse, acci-

])AND<trAU. — Mada'iascar

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