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CHAPITRE V. LES COTES

2° Du cap St^Ândré à la baie d^Androka ou des Masikora.

— Du cap St-André à la baie des Masikora, la côte décrit deux courbes convexes qui se rejoignent au delta de la Tsiribihina (où l'on ne plonge pas). Elle est basse, sablonneuse, vaseuse, couverte de palétuviers. De nombreux fleuves s'y jettent, mais ils ne sont navigables que pour les petites embarcations. Exception faite pour Tuléar, il -n'y a que de mauvaises rades foraines, mais la côte, toute en plages, convient à merveille à la navigation indigène par pirogues et goélettes. La marée y a moins d'amplitude que dans la partie N.-O. Elle marne, à Tuléar, de 2 m. 10 à 3 m. 50.

Autour du cap St-André, s'étend un vaste banc de coraux : le banc de Pracel, qui se prolonge jusqu'au S. de Maintirano (eau noire). Au delà, la côte est à peine dentelée par les deltas de quelques fleuves, bordée de quelques îles qui forment l'archipel des Barren ou Iles Stériles. Au Sud de la Tsiribihina sont les baies d^ Tsingilofilo (où il y a des arbustes de ce nom) et de Fanemotra (qui roule) entre lesquelles se trouve le cap St-Vincent, point le plus occidental de l'île.

Plus au Sud sont les baies de Tuléar et de St-Augustin et enfin celle d'Androka (où il y a des souches d'arbres) ou des Masikora (nom d'une peuplade).

3° Du cap d'Ambre à Ste=Marie. — La côte Est forme un angle très ouvert, à deux branches inégales, dont le sommet se trouve sensiblement au cap Est, point le plus oriental de l'Ile. Une seule grande coupure s'y rencontre, celle de la baie d'Antongil qui semble correspondre à la trouée orogénique de l'Androna. Cette côte est inhospitalière et, à part l'admirable rade de Dicgo-Suarez, on n'y trouve aucun port digne de ce nom. Des cordons de récifs et des bancs de sable forment des barres terribles, souvent dangereuses à franchir, et qui paralysent le commerce. Les vents et les courants ont édifié, de Tamatave à Fort-Dauphin, des séries de dunes parallèles, enserrant un cordon de lagunes séparées par des seuils ou « pangalana » (qui oblige à retirer, c'est-à-dire à retirer les pirogues de l'eau, pour les traîner jusqu'à la lagune suivante). Le percement de cas seuils, en voie d'exécution, supprimera les inconvénients de la barre.

Les cyclones y sont fréquents de fin novembre à fin avril et particulièrement en février ^ Les marées y sont de faible amplitude : de 1 m. 40 à 2 m. 50 à Diégo-Suarez, de

Fig. 10. — Baie de Diégo-Suarez.

0 m. 70 à 1 m. 10 à Tamatave. Malgré cela, la côte Est a été historiquement la plus importante. Les courants et les vents la

(1) Sur 21 cyclones dont on possède les éléments certains, observés entre 1892 et 1912, on en a constaté : 1 en fin novembre; 3 en décembre; 4 en janvier ; 9 en février : 3 en mars ; 2 en avril.

DaNDOUAU, — MaUAC VSCAR

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