CHAPITRE VIII
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drtsict par a Uundcui
Fip- 12 — Immigrations diverses.
Colonies indiennes anciennes. — Des marins du Gudjerat, entraînés par les courants et les tempêtes, ont été souvent jetés à la côte et, dans l'impossibilité de reprendre la mer, se sont fixés dans le pays. Les premiers navigateurs européens en ont trouvé encore vivants.
Immigration africaines. — Il y a, à Madagascar, un grand nombre d'Africains de sang pur ou métissé. Beaucoup ont été introduits comme esclaves par les Arabes, pour les besoins des Antalaotra et, plus tard, des Malgaches eux-mêmes. On les désigne, sur la côte 0., sous le nom de Makoa et, dans l'intérieur, sous celui de Masombiky (de Mozambique).
Cet élément a été très important dans l'O. Il a apporté avec lui des plantes, des animaux, des instruments, des objets mobiliers, et fait passer dans la langue quantité de mots bantous et souahili devenus aujourd'hui d'un usage courant. Cette infiltration dans la langue d'éléments étrangers continue de nos jours.
Métis européens. — Les nombreux Européens : marins traitants, pirates qui, depuis le xvf siècle, ont atterri sur les côtes, y ont contracté des unions passagères et fait souche de métis. Nombreux surtout sur la côte Est, leurs descendants se retrouvent dans certaines familles Betsimisaraka et Tsimihety.
Immigrations malaises. — Un autre élément très important, non par le nombre, mais par le rôle qu'il a joué, s'est ajouté à tous ceux-là. Des Javanais ou Malais, venus fortuitement sur la côte Est vers le milieu du xiv^ siècle, y séjournèrent jusqu'au commencement du xvI^ Puis ils pénétrèrent dans l'intérieur, probablement par la vallée du Mangoro. et s'installèrent en Imerina. Là ils dominèrent les autochtones ou Vazimba, s'allièrent avec eux et supplantèrent leurs chefs. Ils sont la souche des Andriana et des Hova actuels.
3** Rôle joué par les immigrants. — Tous ces immigrants étaient plus civilisés que les autochtones. Ils exercèrent sur eux une grande influence par leur intelligence, leur industrie et les pratiques religieuses ou superstitieuses qu'ils surent imposer. Les principaux d'entre eux épousèrent les filles des chefs et sap-