‹ Geographie De StrabonChapitre 104 sur 181 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

15. Â Tavantage de posséder un pays aussi riche se joint, ponr.les.Tardéta»6,4'avaiitage de mœurs douces et policées, qui s'observent, du reste, par le fait du voisinage, si ce n*est même de la parenté, comme le croit Polybe, chez les Celtici pareillement, bien qu'à un degré moindre, puisque, en général, les Geltici vivent dispersés dans des bourgades. Les Turdétans, et surtout ceux des rives du Baetis, ne s*en sont pas moins entièrement convertis à la manière de vivre des Romains, jusqu'à renoncer à l'usage de leur idiome national; et comme, en outre, beaucoup d'entre eux ont été gratifiés du jus Latii et qu'ils ont reçu dans leurs villes à plusieurs rep'iaes des colonies romaines, il ne s'en faut guère aujourd'hui que tous soient devenus Romains. L'existence de colonies, telles que Pax Augusta chez les Geltici, Augustâ Emeritachez les Turdules, Cœsaraugusta chez les Celtibères et autres semblables, montre assez en effet le changement qui s'est opéré dans la constitution politique du pays. En général, on désigne sous le nom de ^o^a^i tous les peuples d'Ibérie qui ont adopté ce nouveau genre de vie et les Celtibères eax-mêmes sont aujourd'hui du nombre, bien qu'ils aient été longtemps réputés les plus féroces de tous. Voilà ce que nous avions à dire de la Turdétanie.

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