CHAPITRE m
Qu'on remonte maintenant, en partant toujours du promontoire Sacré, l'autre partie de la côte, celle qui se dirige vers le Tage, on la voit d'abord qui se creuse en forme de golfe; puis vient le promontoire Bai^barium, suivi immédiatement des bouches du Tage : la traversée [dudit golfe] en
Tartesse. Qaelqoes^nns reconnaissent Tancienne Tartesse dans la Tille de Carteia. » M. Meineke conserve seulement la dernière phrase, mais poar la transporter au $ ii devant les mots : « Erat08thènê,il est vrai, prétend qu'on appelait Tartesside uniquement le canton adjacent au mont Calpé. » Mais le nom de Tartessos se trouvant dans la glose appelait naturellement cette explication géographique. Cf. Mûller : Index var^ Itct.fp, 954, col. i. lig 30.
ligne directe jusqu'aux bouches du Tage est de [1000] stades. Des œstuaires se remarquent également sur cette partie de la côte; nous en signalerons un notamment qui, parT tant du [promontoire] nommé ci-dessus, pénètre à plus de 400 stades dans l'intérieur et [peut amener les bâtiments jusqu'à Salacia]^Le Tage, large de 20 stades environ à son embouchure, se trouve avoir en même temps assez de . profondeur pour que les plus gros transports du commerce le puissent remonter; et comme, à la marée haute, il forme, en se répandant sur les campagnes qui le bordent, deux espaces de mers intérieures d'une étendue de 150 stades, toute cette portion de la plaine se trouve par le fait acquise à la navigation. De ces deux lacs ou aestuaires [que forme le TageJ, celui qui est situé le plus haut contient une petite île longue de 30 stades environ et large à peu près d'autant, qui se fait remarquer par la beauté de ses [oliviers]' et de ses vignes. Cette île se voit à la hauteur de Moron % ville heureusement située sur une montagne, tout près du fleuve, et à la distance de 500 stades environ de la mer, avec de riches^ campagnes autour d'elle et de grandes facilités de communication par la voie du fleuve, puisque les plus forts bâtiments peuvent remonter celui-ci dans une bonne partie de son cours, et que dans le reste, c'est-à-dire encore plus loin au-dessus de Moron qu'il n'y a de .Moron à la mer, il demeure navigable aux barques ou embarcations de rivière. C'est de cette ville queBrutus, surnommé le Callaïquey avait fait sa base d'opérations dans sa campagne contre les Lusitans, laquelle se termina, comme on sait, par la défaite de ces peuples. U avait en outre fortifié Oliosipon \ qui par sa position est comme la [clef] '^ du
xaO* -^v WpiuovTai û itou ^oxxaia. voy. Index var, lect.^ p. 954, col. i et 2. — 2. EùiXatov au lieu de tùa\<ri;, correction de M« Mûller fondée sur un passage analogue , relatif à Tile de Chypre t^Uatoc xaX tÛoivo«. — 3. Voy. la note de M. Mûller, qui identifie Moron avec la Mjrobriga de Ptolémée {index var. /ecl., p. 954, col. 2, 1. 44. — 4. Voy. Mûller, tOid., p. 955, col. 1, 1. 2. — 5. KXtlOpoiç (en latin clauslris) au lieu de icXiupoi«, correction de M. Meineke. agréée par M. Mûller. Voy. Vind. Slrab.^ p. 25.