CHAPITRE IV
La partie de l'Ibérie qui nous reste à décrire comprend : l^ tout le littoral de notre mer des Colonnes d*Hercule au Mont Py rené ; 2^ toute la région intérieure située au-dessus de ladite côte. Or, cette région intérieure, de largeur inégale, a un peu plus de 4000 stades de longueur, c'est-à-dire 2000 stades de moins que la côte à laquelle elle correspond et dont on décompose la longueur ainsi qu'il suit : du mont Galpé, voisin des Colonnes d'Hercule, à Carthage-la-Neuve, ulie première section de 2200 stades, occupée par les Bastétans , les mêmes qu'on nomme quelquefois les Bastilles, et en partie aussi par quelques tribus orétanes; puis, de Carthage-la-Neuve à l'Èbre, une seconde section de même longueur ou peu s'en faut que la première, et occupée par les Édétans; enfin ime troisième section de 1600 stades, s'étendant en deçà de l'Èbre jusqu'au Mont Pyréné et aux Trophées de Pompée, et habitée dans une partie encore
1. Peut-être les Concani d'Horace, de Pomponius Mêla et de Silius Italiens.
Voy. Mûller : Ind. var. lect., p. 956, col. l, 1. 60. — 2. Olxovvctç leyi^iiv [itôXiv
Apoiioxoi, xa\ BcUol xal] TouTeoi, au Ueu de olxovvxtç itXî|v Toyi<roi : l'une des plus
Ingénieuses restitutions de M. MUUer* Voy. Index var. lect., p. 956, col. i et à.