Hom., Odyssée, V, 295. — 1. Id., Iliade, II, li
21. Suivant certains auteurs, il n*y aurait que deux vents principaux, Borée (le vent du Nord) et Notus (le vent du Sud) ; quant aux autres vents, à savoir Eurus^ qui souffle
^ du levant d'été (N.-E.), Apéliote y qui souffle du levant d'hiver (S.-E.), Zep/iyr, qui souffle du couchant d'été (N.-O.)
Vet ArgestBy qui souffle du couchant d'hiver (N.-E.), ils ne . ('différeraient de ces deux vents principaux que parce que, comme on le voit, ils s'écartent légèrement de leur direction. Pour réduire ainsi le nombre des vents à deux seulement, ces auteurs s'appuient du témoignage de Thrasyalcès et de celui d'Homère lui-même, qu'ils nous montrent rattachant dans ses vers l'Argeste au Notus,
« De l'Argeste-Notus * , * .
et le Zéphyr à Borée :
« Borée et Zéphyr, tout deux soufflant de la Thrace ". »
Mais Posidonius, de son côté, affirme qu'aucun des maî- • très, qui font autorité dans la matière, ni Aristote, ni Timosthène, niBion, l'astrologue, n'ont jamais rien enseigné de pareil au sujet des vents, qu'ils nomment, eux, Cœcias^ le vent qui souffle du levant d'élé, et Libs, le vent diamétralement opposé, celui par conséquent qui souffle du couchant d'hiver, Eurus, celui qui souffle du levant d'hiver etArgestc, celui qui souffle à Topposite, enfin Apéllote et Zéphyr les vents intermédiaires (le vent d'est et le vent d'ouest), que . dans le Zéphyr malin d'Homère, maintenant, il faut reconnaître notre Argeste, et dans son doux et harmonieux Zéphyr notre Zéphyr proprement dit, comme il faut reconnaître dans son Argeste-Notus notre Leuconolus, ainsi nommé de ce qu'il forme seulemeut quelques légers nuages et par opposition au Notus proprement dit, lequel est toujours accompagné au contraire de nuages sombres et épais. Dans les vers suivants, par exemple :