Hom , Iliade, XI, 306, — 2^ H., ibid., IX
« De môme, quand le Zéphyr, sous les coups de ses irrésisc tibles tourbillons, dissipe les Nuages d'Argeste-Notus*, jd
Homère, au dire de Posidonius, veut parler du malin Zéphyr^ qui disperse en effet les faibles nuages amassés par le Leuconotus, et c'est à titre d'épilhète seulement qu'il a Joint le nom dArgeste à celui du Notus.
Telles sont les corrections ou rectifications, qui nous ont paru devoir être faites à ce que dit Ératosthène au commencement du I*' livre de sa Géographie.
22. Mais, persistant dans ses préventions, Ératosthène accuse plus loin Homère d avoir ignoré que le Nil a plus d'une bouche, il veut même qu'il n'ait point connu ce nom de Nil y qu'Hésiode, lui, connaissait, puisqu'il Ta cité. Qu'Homère ait ignoré ce nom, soit : \l est assez vraisemblable que de son temps on ne s'en servait pas encore. On pourrait de même admettra qu'il n'a point connu l'existence des différentes bouches du fleuve, s'il était vraisemblable que de son temps ces bouches fussent encore inexplorées et que peu de personnes seulement fussent instruites qu'il y en avait plus d'une. Si, au contraire, de son temps déjà, comme de nos jours, la plus connue, la plus surprenante des merveilles de TÉgyple, celle qui méritait le plus d'être observée et décrite, était le fleuve lui-même, avec le double phénomène de ses crues et de ses bouches multiples, comment supposer que ceux, dont les récits avaient fait connaître au poète et le fleuve ^Ëgyptus et la contrée de même nom, et Thèbes d'Egypte et l'Ile de Pharos, eussent eux-mêmes ignoré le fait en question, ou que, lé connaissant, ils eussent négligé de lui en parler, si ce n'est en raison de cette notoriété même? Quand on songe d'ailleurs qu'Homèrô lui-même a parlé de l'Ethiopie, des Sidoniens et des Erembes, de la mer Extérieure et de la division des Éthiopiens en deux corps de nation, on s'explique encore bien moins comment il aurait pu ne rien savoir de choses beaucoup pins