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thène et parTimosthène, l'auteur d*une Description des ports, qu'Ëratosthèoe loue d'une façon tout exceptionnelle, bien qu'on les trouve souvent tous deux en désaccord ensemble, ces erreurs, dis- je, sont en si grand nombre que je n'ai cru ntile d'examiner en règle ni ce qu'ils ont dit l'un et l'autre, leurs allégations étant si fort éloignées de la réalité, ni hs critiques qu'en fait Hipparque, d'autant que celui-ci passe sous silence une partie de leurs erreurs et qu'au lieu de rectifier les autres il se borne à noter les mensonges ou les contradictions. A la rigueur, on eût pu reprocher en- ' core à Ératosthène d'avoir réduit à trois le nombre des grands promontoires d'Europe, en prenant pour un seul celui dont fait partie le Péloponnèse, bien qu'il se scinde, si l'on peut dire, en plusieurs, puisque le Sunium est un promontoire au même titre que la pointe de Laconie, qu'il n'est guère moins méridional que le cap Malées et qu'il forme un golfe considérable, et puisque de son côté la Chersonèse de Thrace forme, en s'avançant à la rencontre du Siinium, le golfe Mêlas, d'abord, et les différents goUes de Macédoine à la suite. Mais pourquoi recourir à cet autre argument, quand l'évaluation manifestement erronée qu'Ératosthène donne ici de la plupart des distances suffit à attester la complète ignorance où il était relativement à la géographie de ces contrées, ignorance telle qu'il n'est plus besoin d'en donner la preuve géométrique, mais qu'elle saute aux yeux d'abord et se trahit en quelque sorte d'elle-même ? Ainsi, le trajet d'Épidamne au golfe Thermaïque est de plus de 2000 stades, Ératosthène le réduit à 900; il porte au contraire à plus de 13000 celui d'Alexandrie à Carthage, qui n'excède pas 9000 stades, s'il est vrai, comme Ératosthène lui-même le dit, que la Carie et Rhodes soient sur le même méridien qu'Alexandrie et le détroit de Sicile sur le même méridien que Carthage : or, tout le monde s'accorde à penser que la traversée de Carie au détroit de Sicile n'est pas de plus de 9000 stades. A la rigueur, quand il s'agit d'intervalles considérables, il peut être permis d'identifier deux méridiens, dont le plus occidental se trouverait placé par rapport
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