‹ Geographie De StrabonChapitre 86 sur 181 · LIVRE n · texte numérisé non relu

LIVRE n

30. Passd l'Italie et la Celtique, commence la partie orientale de l'Europe, qui se trouve coupée en deux par le cours de rister. Ce fleuve coule de Touest à Test jusqu'au Pont- Euxin en laissant à gauche toute la Germanie, laquelle part du Rhin, tout le pays des Gètes et celui des Tyrégètes, des Bastarnes et des Sauromates qui se nroloDge jusqu'au Tanaïs et au lac Mseotis, et à droite la Thrace tout entière avec rillyrie et le reste de la Grèce, qui termine l'Europe de ce côté. — Nousavons déjà nommé la plupart des îles qui bordent l'Europe, les principales sont, en dehors des Colonnes d'Hercule, Gadira, les Cassitérides et les îles Britanniques, et, en dedans des Colonnes , les Gymnesiae , les petites îles des Phéniciens, des Massaliotes et des Lygiens, puis les îles d'Italie jusqu'aux îles d'^Eole et à la Sicile et enfin celles qui bordent l'Épire et les côtes do Grècejusqu'à la Macédoine et à la Chersonèse de Thrace.

31. Au delà du Tanaïs et du lac Mœotis, on entre dans la région Cis-Taunçue, et, au delà de celle-ci, dans la région TranS'Taurique, GommeV Asie est, en effet, divisée en deux par la chaîne du Taurus, laquelle s'étend depuis les promontoires les plus avancés de la Pamphylie jusqu'à la partie de la mer Orientale qui baigne l'Inde et la Scythie voisine de l'Inde, les Grecs ont appelé région Cis-Taurique la portion septentrionale du continent asiatique, et région TranS'Taurique la portion méridionale. Cela étant, on voit que les pays qui font suite au lac Mœotis et au Tanaïs devront appartenir à l'Asie Cis-Taurique. Or, de ces pays, le premier qui se présente est celui qui se trouve compris entre la mer Caspienne et le Pont-Euxin : il se termiue d'une part au Tanaïs et à l'Océan, tant à la partie extérieure de l'Océan qu'à celle qui forme la mer Hyrcanienne , et d'autre part à IHsthmey c'est-à-dire à la h'gne qui représente le trajet le plus court entre le fond du Pont-Euxin et la mer Caspienne. Puis viennent (toujours dans la région Cis-Taurique) les pays qui s'étendent au-dessus de * la mer Hyrcanienne jusqu'à la mer de Tlnde et à la partie de la Scythie atte* nante à cette mer et jusqu'au mont Imaûs. Une portion de

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ces pays est habitée par les Maeotes^ et les différents peuples répandus dans l'intervalle de la mer Hyrcanienne et du Pont jusqu'au Caucase et aux frontières de l'Albanie et de ribérie, à savoir les Sauromates, les Scythes, les Achaeens, les Zyges et les Héniokhes ; une autre portion des contrées situées au-dessus de la mer Hyrcanienne, je veux dire celle qui est immédiatement au nord de l'Inde, appartient aux Scythes, aux Hyrcaniens, aux Parthyéens, aux Bactriens et aux Sogdiens. Au midi, maintenant, de la mer Hyrcanienne (d'une partie du moins de cette mer) et de Tisihme entier qui la sépare du Pont, on trouve, avec la portion la plus considérable de l'Arménie, la Colchide et toute la Cappadoce, laquelle se prolonge à la rigueur jusqu'au Pont et aux frontières des tribus Tibaraniques , puis la contrée dite en deçà de VHalys, laquelle renferme: 1*, sur les bords mêmes du Pont et de la Propontide, la Paphlagonie, la BitLynie et la Mysie ; 2° la Phrygie Hellespontiaque, y compris la Troade ; 3°, le long de la mer Egée et de cette autre mer qui en est la continuation, l'iEolide , Tlonie, la Carie, la Lycie -, 4° enfin, dans l'intérieur, la Phrygie, avec la Gallo-Grèce ou Galatie et TÉpictète, qui font toutes deux partie de la Phrygie, puis la Lycaonie et la Lydie.

32. Aux populations de la Cis-Taurique proprement dite succèdent celles qui habitent la montagne même, comme oilà les Paropamisades, les montagnards de la Partliyène, de la Médie, de l'Arménie, de la Gilicie et ceux de la Lycaonie [lis. Cataoniey et de la Pisidie. Mais tout de suite après les populations de la montagne commence la région TranS'Taurique. On y entre par l'Inde, la plus grande et la plus riche de toutes les contrées de l'Asie, qui se termine, d'une part, à la mer Orientale, et, de l'autre, à la partie méridionale de l'Atlantique. De ce côté, Tlnde a devant elle une île aussi étendue, pour le moins, que la Bre-

1. D'après la remarque de Gossellin, approuvée par Coray, on s'accorde à retrancher ici le nom des lauçonâTai qui, dans tous les Mss. et dans toutes les éditions antérieures, suit immédiatement celui des M»otes.— 2. D'après la conjecture de siebenkees universellement admise aujourd'hui.

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