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AGRICULTURE, PRODUCTIONS

tons produisent en moyenne chaque année 630,000 kilogrammes de laine. Il y a 29,120 ruches d'abeilles, donnant un produit moyen de 2 kilogrammes 600 grammes de miel par ruche.

On compte dans le département un certain nombre de grandes exploitations agricoles : ce sont celles de Crécy, Vauluisant, Maulne, Villefargeau, Saint-Fargeau, la Brosse, Brannay, Fontaine-la-Gaillarde, la Pommeraie, Jouancy, Noslon, Granchette, Bléneau, Champcevrais, Saint-Julien-du-Sault, Merry-sur -Yonne, Esnon, les Essarts à Villeneuve-F Archevêque, Sainte-Porcaire à Pontigny, et Noël à Brienon. En dehors des éléments ordinaires, ces fermes ne présentent que quelques distilleries. A Villefargeau, on élève des bœufs à l'engrais. Les instruments agricoles perfectionnés se sont répandus dans le département sous l'influence des sociétés et comices agricoles, et par l'exemple des grands agriculteurs ; il s'en est suivi depuis quelques années un progrès considérable. L'assolement a été profondément modifié, depuis l'introduction des plantes-racines. Dans les fermes bien entretenues, il se compose ainsi : betteraves, blé, avoine et fourrages artificiels, mais comme fourrage vert.

L'Yonne est une des rares régions de la France où l'on fait à la fois du vin, du cidre (dans la Puisaye, le Gâtinais et la forêt d'Othe) et de la bière. « Quatre arrondissements, dit M. Victor Rendu, se partagent les principaux crus de l'Yonne : ce sont Tonnerre, Auxerre, Avallon et Joigny. Les deux premiers l'emportent de beaucoup sur les deux autres pour la qualité de leurs vins. Ceux de l'arrondissement de Tonnerre résument au plus haut degré toutes les qualités qui caractérisent les vins de choix de la basse Bourgogne. » Ses vignobles occupent les deux côtés de la vallée de l'Armançon. A droite se trouvent les crus des Olivottes, des Perrières, Pitois, Préaux, Beaumont, Griseys, Bridaines, Beauvais ; les meilleurs sont exposés au midi et à l'est. A gauche, on rencontre ceux de Vaumorillon, renommé pour son vin blanc, des Vauvignoles, de la Lice, des Chamboudons, Gerbes-d'Or,Voutois, Vaulignys, etc. Ce n'est qu'après trois et quatre ans que les vins du Tonnerrois acquièrent leur maturité ; ils se conservent très-longtemps ; (( 25 ans et plus de garde ajoutent à leur mérite et justifient leur vieille réputation. » Paris est le principal débouché des vins du Tonnerrois, qui, indépendamment de ses vins rouges et blancs, produit de bons vins mousseux.

a Aux excellents vins des environs de Tonnerre, l'Auxerrois oppose ceux de la grande Côte dy Auxerre, rivalité légitime et consacrée par le temps. » Ses principaux crus sont : Migraine, la Chaînette, Judas et Boivin, dont les produits se recommandent par leur vinosité (ceux de Boivin surtout), parleur finesse et leur bouquet, et peuvent être

considérés comme vins fins d'entremets ; mais ils ne sont pas sujets à vieillir (ils ne se conservent pas au-delà de 15 ans). On en exporte surtout à Paris, dans le nord, l'est et l'ouest de la France, en Flandre et en Belgique.

Après ces premiers crus de FAuxerrois, les plus importants sont celui d'Irancy (Pâlotte), situé à 11 kilomètres d'Auxerre, et celui de Coulanges-la Vineuse, qui produit un très-bon ordinaire. «Les vignes blanches de la côte de Chablis forment le vignoble le plus considérable de la basse Bourgogne pour le vin blanc. Le coteau de Chablis incline, par une pente douce, vers le sud-est et le sud-ouest. Chablis, dans ses meilleurs quartiers, Moutonne, le Clos, les Grenouilles, les Vaux-Désirs, produit le vin le plus estimé. Paris est son principal débouché. Milly rivalise presque avec Chablis. » Avallon produit sur ses meilleures côtes (Rouvres, Annay-k-Côte, Montécherin, Étaule-le-Vault, et Champ-Cachot), « des vins corsés et généreux, mais moins fins que la tête des vins du Tonnerrois et de FAuxerrois. » Les principaux débouchés sont Paris et le Morvan. Joigny se recommande par ses vins légers et agréables. Son meilleur cru est celui de la côte Saint-Jacques, situé aux portes mêmes de la ville.

Le froment et Y avoine sont cultivés principalement dans l'arrondissement de Sens, dans les vallées de l'Yonne, du Tholon et de l'Armançon ; le seigle, dans quelques parties de l'arrondissement de Sens; Yorge, un peu partout; le sarrasin, dans l'arrondissement d'Avallon. Les prairies naturelles sont assez répandues dans FAvallonnais, la Puisaye, les vallées de l'Yonne, de FArmançon et de FArmance. Les prairies artificielles viennent dans les mêmes régions que les céréales. Les pommes de terre réussissent bien dans l'arrondissement de Sens et dans les vallées où domine l'arène. Les betteraves du canton de Brienon alimentent la fabrique de sucre de cetteville ; dans les arrondissements de Sens, de Joigny et d'Auxerre, elles servent à la nourriture du bétail. Appoigny et Fleury récoltent des melons, des cornichons, des légumes et des asperges estimés. De nombreux châtaigniers sont disséminés dans les communes de Diges, de Parly et de Pourrain.

Les principales forêts du département sont distribuées sur le territoire, de la manière suivante: Frétoy, canton de Coulanges-sur- Yonne; Hervaux, canton de Flsle; Othe, cantons de Joigny, Brienon, Villeneuve-sur-Yonne et Cerisiers ; Châtel-Gérard, canton de Noyers ; Pontigny, canton de Ligny ; Forêt-au-Duc, canton deQuarré; Vauluisant, canton de Villeneuve-FArchevêque. La Puisaye et FAvallonnais sont également très-boisés. La vente des coupes de bois a produit, en 1879, 1,219,000 francs, dont 619,000 pour les bois do-

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