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VI. — Histoire

Avant le cinquième siècle de notre ère, le département de la Creuse était compris dans le pays des Lcmovices. Placé sur les frontières de ce pays, il appartenait à la portion du territoire qui reçut, à l'époque mérovingienne, le nom de Marchia Lemovîcind.

Parmi les diverses tribus gauloises qui l'habitèrent, on ne cite que les Cartibiovicenses, établis dans les environs de

Cascade des Jarreuux.

Chambon. Les races nnlcrieurcs à l'époque de ia conquête ont laissé peu de traces dans le pays. On trouve cependant encore ça et là, surtout dans la par lie nord-est du département, du rares dolmens, des tombelles et des restes de constructions qui remontent à une haute antiquité et datent la plupart d'une époque antérieure à l'ère gallo-romaine.

Les ruines découvertes à Toulx-Sainte-Croix, sous une couche de terre de plusieurs pieds d'épaisseur, appartenaient probablement à une antique cité gauloise. Ces ruines informes donnent une idée de ta manière dont les Gaulois construisaient leurs habitations. Les maisons occupaient un espace de 3 ou 4 mètres carrés et n'avaient qu'une ouverture formée de grosses pierres debout. La ville était défendue par trois enceintes formées de pierres énormes et bâties en amphithéâtre à 40 mètres de distance l'une de l'autre. La première enceinte avait 1,200 mètres de circonférence et 5 mètres 50 centimètres d'épaisseur; les deux autres étaient naturellement moins grandes et moins fortes. Six portes donnaient accès dans cette ville, où se voient encore les restes de deux édifices importants et un cimetière antique où l'on trouve quatre couches de tombes de pierre. La place forte du Puy de Gaudy, au S. de Guérct, dont les ruines sont visibles, ainsi que les forteresses de Châteauvieux, au N. de Guéret, et de Thauron, pour être de date plus récente que les ruines de Sainte-Croix, n'en remontent pas moins à l'époque gallo-romaine.

L'occupation romaine a, on le voit, laissé aussi dans ce pays des traces nombreuses. En effet, outre ces trois forteresses, on voit à Ahun (Agedunum), à Aubusson, à Felletin, à Évaux (Evahonium), a Touh-Ste-Croix, àCrocq, à Chambon, etc., des débris d'édifices, de temples et de nombreuses sépultures dont l'origine gallo-romaine est plus évidente encore. De plus, dans ce pays, sillonné de voies romaines, des fouilles nombreuses ont mis au jour d'innombrables médailles, des armes, etc.

Lors de la première division de la Gaule, la Marchia Lemovicina fut comprise dans l'Aquitaine première. Vers la fin du troisième siècle, les Vandales, qui vinrent échouer devant

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