‹ Géographie du département de la DrômeChapitre 3 sur 20 · PHYSIONOMIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

PHYSIONOMIE GÉNÉRALE

C'est dans l'espèce de coin que le département projette à l'est, entre le territoire de l'Isère, au nord, et celui des Hautes-Alpes, au sud, que s'élève, dans les Monts Aiguilles, la cime culminante de la Drôme, haute de 2405 mètres. Cette cime (le Signal de la Vacherie), dont un versant descend vers la Drôme et l'autre vers l'Isère, fait partie d'un massif de montagnes, le Dévoluy, qui dépend aussi de l'Jsère où il a son sommet le plus élevé, l'Obiou (2,79o mètres), et surtout des Hautes-Alpes, où se dresse le Mont-Aurouse (2,715 mètres).

Le Dévoluy est séparé des autres chaînes de la Drôme par une dépression où passent le col de !a Croix-Haute (1,166 mètres d'altitude), la route et le chemin de fer de Grenoble à Marseille. Ce col met en communication le vallon du Buech (bassin de la Durance) et le vallon de l'Ébron (bassin de l'Isère par le Drac). A une vingtaine de kilomètres au sud-sud-est existe un autre col , le célèbre col de Cabre (1,180 mètres d'altitude).

La vallée de la Drôme sépare le département en deux portions à peu près égales. Très-fertile dans sa partie inférieure, de Saillans au Rhône, cette vallée ne présente plus au-dessus qu'une série de bassins, des lits d'anciens lacs, et des gorges sauvages, stériles, mais sur certains points très-pittoresques comme aux abords de Pontaix. Au nord de la rivière de la Drôme, on distingue surtout les monts du Vercors et les monts du Royannais, remarquables par la régularité de leurs arêtes de grès vert, leurs grands- et leurs petits goulets, défilés où coule la Vernaison et admirés à juste titre parmi les plus pittoresques de la France, par leurs belles et vastes forets, la forêt du Vercors et celle de Lente.

Les monts du Vercors ont à peine 1800 mètres d'altitude; cependant, tout à fait au sud, à l'est de la ville de Die, sous le nom de monts Glandaz, plusieurs de leurs sommets atteignent 1,952 et 2,025 mètres. Les monts du Royannais, au sud, au delà des sources de la Lionne, afQuent de la Bourne, changent aussi de nom, .pour prendre ceux de monts d'Ambel, de plateau du Chaffal. A leurs pieds naissent plusieurs affluents

assez importants do la Drôme, notamment la Gervanne, célèbre par ses défilés et par sa belle cascade de la Druise (40 mètres de hauieur), située dans un abîme entouré de rocs recouverts de verdure.

Au sud de la Drôme, jusqu'au cours de l'Aygues, les massifs de montagnes contrastent par leur désordre apparent avec la régularité des chaînes paraljèles du Yercors et du Royannais, au nord, et de celle du Ventoux au sud. Les groupes les plus remarquables de cette région sont : la montagne aux trois becs de Rochecourbe, avec sa double li<me de rochers admirablement escarpés, nus et semblables à des bastions, à des tours, qui enferment de toute part une admirable et pittoresque vallée connue sous le nom de forêt de Saon, longue de 12 à 15 kilomètres, large sur un point de 2 à 5 kilomètres. La montagne de Couspeau (1,546 mètres), dont la pointe sud touche au mont Angèle (1 ,608 mètres) et au Miélandre (1,450 mètres), forme avec ces deux sommets les points culminants qui séparent les bassins de quatre rivières : la Drôme, le Roubion, l'Aygues et le Lez. Au pied du Miélandre, s'ouvre l'admirable gorge de Trente-Pas, par laquelle on entre dans la vallée de l'Aygues, dont l'aspect est à peu près semblable à celui de la vallée de la Drôme, mais qui prend un caractère provençal, au moins à partir de Nyons. Au-dessous de cette ville, la vallée est large et fertile ; au-dessus, surtout près de Villeperdrix et de Sahune, le torrent court dans de sauvages défilés.

Entre la rive gauche de l'Aygues et les frontières des Hautes- Alpes, des Basses-Alpes et de Vaucluse, s'étendent des chaînons de montagnes orientés de l'est à l'ouest et parallèles au Ventoux, dont la croupe énorme, haute de 1,912 mètres, ferme l'horizon vers le sud. La principale vallée de cette partie du département est celle de l'Ouvèze. Les montagnes y sont moins élevées que celles du nord, mais dans les hautes vallées dont les torrents se dirigent vers le Buech et la Durance, on rencontre encore des sites arides et sauvages, des gorges tourmentées, et des rocs escarpés en harmonie avec la partie centrale et septentrionale du département.

Le département de la Drôme appartient tout entier au bassin du Rhône. Ses eaux, s'écoulent en général de l'est à l'ouest, soit directement dans le fleuve, soit par de grandes rivières et, pour une portion infime, par la Durance, qui n'appartient pas au département.

Le Rhône, le fleuve le plus abondant et le plus rapide de la France, n'en est pas le plus long : cet honneur appartient à la Loire, qui a un cours de plus de 1,000 kilomètres, tandis que le Rhône n'en a que 812, dans un bassin de 9,780,000 hectares (celui de la Loire couvre près de 12 millions d'hectares).

Ce beau fleuve ne naît point en France ; il a sa source en Suisse, dans le canton du Valais, au pied de montagnes qui ont de 3,000 à 5,600 mètres d'altitude et qui portent d'immenses glaciers. Il sort avec une grande abondance à 1,755 mètres au-dessus de la mer, de l'extrémité inférieure de celui de ces glaciers auquel il a donné son nom. Il descend par la vallée du Valais, où il reçoit les eaux de 105,727 hectares de glaciers, se jette dans le lac Léman à 570 mètres et en sort à Genève même, rapide comme une flèche et d'une couleur bleue particulière, dont lu science n'a pas encore pu découvrir la cause. Au-dessous de Genève, il reçoit l'Arve, qui lui apporte toutes les eaux de la chaîne du Mont-Blanc et de la vallée de Sixt, puis il entre en France, département de l'Ain (rive droite), par 540 mètres d'altitude, un peu au-dessus de Collonges.

Le Rhône ne traverse en France aucun département, mais il en longe onze, qu'il sépare les uns des autres : cinq bordent sa rive droite, l'Ain, le Rhône, la Loire, l'Ardèche, le Gard ; six. sa rive gauche, la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère, la Drôme, Yaucluse et les Rouches-du-Rhône. Il s'ouvre d'abord un étroit passage entre le Jura (le Credo) et les montagnes calcaires de la Savoie (le mont Yuache) : au fort de l'Écluse, à la Perte du Rhône (le fleuve aujourd'hui n'y disparaît plus sous

les rochers- de son lit depuis que les ingénieurs les ont fait sauter), à Malpertuis, et sur d'autres points, il est tellement resserré qu'il se réduit aux proportions d'un petit torrent ; à Malpertuis, par exemple, sa largeur ne dépasse pas 6 mètres, mais à peine a-t-il quitté ces défilés qu'il s'élargit dans une vallée où il change constamment de lit. En deçà de Lyon, il coule en moyenne à l'onest-sud-ouest ; à Lyon, où il se grossit de la Saône, il tourne droit au sud et garde cette direction jusqu'à la mer. De Lyon à la Méditerranée, il baigne Vienne, et, dans le département qu'il sépare de celui de l'Ardèche sur une longueur de 125 kilomètres et dans lequel il entre par 154 mètres d'altitude, il rencontre Saint-Rambertd'Albon, Saint-Vallier, Tain, Valence, Loriol , Montélimar, Donzcre et Pierrelatte, longeant tantôt le pied de collines qui portent des vignobles célèbres, tantôt, comme à Montélimar, des plaines fertiles. Grossi de l'Isère en amont de Valence, il atteint bientôt le midi du département, où il coule au pied de collines sur lesquelles croît déjà l'olivier. Puis, quittant le département au-dessous de Pierrelatte, par 54 mètres d'altitude, il passe à Avignon, où il reçoit la Durance, et atteint enfin Arles. En amont de cette ville il se divise en deux branches, le Grand-Rhône et le Petit-Rhône, qui enferment entre elles 75,000 hectares d'étangs, de levées, de terres fertiles mais insalubres : on nomme ce delta la Camargue.

Le Rhône verse à la Méditerranée une masse d'eau considérable, évaluée à 504 ou 550 mètres cubes par seconde à l'étiage, à 1,718 ou 2,605 en moyenne. Ses crues sont terribles : elles entraînent 12,000 mètres cubes à la seconde. La rapidité de son cours et les accidents de son lit en rendent la navigation difficile, mais de grands travaux en cours d'exécution doivent améliorer enfin ce regrettable état de choses.

Le Rhône reçoit sur le territoire de la Drôme ou hors du ter-

ritoire de ce département, les cours d'eau suivants, qui le traversent ou lui servent de limites : le Dolon, les Claires, lcRancel, la Galaure, l'Isère, la Véoure, la Drôme, la Tessonne, la Leyne, le Roubion, la Riaille, la Rerre, le Lauzon, le Lez, l'Aygues,

rOuvèze, et le grand Buech, dont les eaux arrivent au Rhône par l'intermédiaire delà Durancc.

Le Dolon (58 kilomètres de longueur), qui sort d'un étang situé près de Pommiers (Isère), sépare pendant 6 kilomètres le département de la Drôme de celui de l'Isère ; entre autres cours d'eau, il reçoit la Derroie, qui sert aussi de limite à ces deux départements et tombe dans le Rhône à 2,500 mètres en amont de Saint-Rambert.

Les Claires sont formées par YOron, la Veuze et le ruisseau des Collières. Elles se jettent dans le Rhône à d 00 mètres de Coineau après avoir passé sous le pont de Saint-Rambert. L'Oron naît à côté de la ligne de Saint-Rambert à Grenoble, à la base de la colline de Beaufort (370 mètres), de sources très-nombreuses jaillissant dans 120 hectares de marais et provenant des infiltrations de la Valloire.

Le Bancel n'a que 20 kilomètres. Il naît au sud de Lens- Lestang, passe au-dessous d'Albon, à Saint-Romain et tombe dans le Rhône à Andancette.

La Galaure, dont le cours atteint 56 kilomètres, naît à 5 kilomètres de Roybon (Isère) et, accrue de plusieurs ruisseaux, entre dans la Drôme à 5 kilomètres en amont du Grand- Serre, reçoit le Galaveyson, baigne Hauterives, puis, grossie de la Vermeille, traverse les pittoresques défilés de Rochetaillée et se jette dans le Rhône à Saint-Vallier.

L'Isère est une des rivières les plus considérables de la France, la première à l'étiage après le Rhône, bien qu'elle n'ait pas même 500 kilomètres de cours. Elle descend des glaciers qui dominent le col du Mont-Iseran, groupe de montagnes de 5,000 à 4,000 mètres, situé en Savoie, entre la France et l'Italie. A Val-de-Tignes, premier village de la vallée, l'altitude de son lit est de 1,849 mètres. Accrue de l'Arc, elle entre dans le département de l'Isère, baigne Grenoble, reçoit leDrac et contourne le beau promontoire du Bec-de-l'Échaillon. Là sa vallée s'élargit. Elle passe non loin de Tullins et de Saint-Marcellin et, après s'être accrue de plusieurs autres cours d'eau, elle entre, au point où elle reçoit la Rourne, par

1 15 mètres d'altitude, dans le département de la Drôme, lui sert de limite jusqu'au-dessous d'Eymeux, sépare Romans de Bourg-de-Péage et, après 59 kilomètres de cours dans le département, tombe dans le Rhône au-dessous de la Roche-de- Glun, par 107 mètres d'altitude.

Aux plus basses eaux connues, au fort de l'hiver, l'Isère roule encore 64 mètres cubes d'eau et demi par seconde devant Grenoble et 105 au-dessous du Drac. Cette rivière, navigable officiellement pendant 165, kilomètres, de Montmélian (Savoie) au Rhône, porte en réalité très-peu de bateaux à eause de l'irrégularité de son lit et de la rapidité de son courant. Dans ses grandes crues, elle roule environ 1 ,000 mètres cubes par seconde.

L'Isère reçoit dans le département plusieurs cours d'eau peu importants : le ruisseau du Loup et la Savasse, affluents de gauche, l'Herbasse et la Veaune, affluents de droite. Le ruisseau du Loup (6 kilomètres de cours), qui naît près des Lagiers, par 505 mètres d'altitude, tombe dans l'Isère au-dessous du Port-d'Ouvey. — La Savasse sort de- la forêt de Thivolet (554 mètres) et, accrue du Bagnol, passe à Peyrins ; après 28 kilomètres de cours, elle se jette dans l'Isère à Romans. — L'Herbasse, dont le cours est de 45 kilomètres, naît à 2 kilomètres au sud de Roybon (Isère), par 596 mètres d'altitude, à 4 kilomètres et demi au nord-est de Montrigaud, entre dans la Drôme, y baigne Onay, Crépol, reçoit la Limone, passe à Marges, à Saint-Donat, et, accrue du Merderet, se jette dans l'Isère près des Clermonts. — La Veaune, qui a 12 kilomètres de cours, naît près de Marsas, dans des collines de 256 mètres et tombe dans l'Isère au-dessous de Reaumont-Monteux. — La Bourne, affluent de, gauche de l'Isère, a 40 kilomètres de cours. Elle naît à un peu plus de 1,000 mètres d'altitude, dans les monts de Lans (Isère). Elle touche à la Drôme à Pont-en-Royans (Isère), d'où part le canal d'irrigation de la Bourne ( 7 mètres cubes d'eau par seconde ) ; là elle coule dans un abîme où elle reçoit la Vernaison; plus bas, accrue de la Lyonne, elle baigne Saint-Nazaire et tombe dans l'Isère au

Port-de-Rochcbrune : La Vernaison (55 kilomètres de cours) naît au bas du col de Rousset et du sommet de la Nève (1,658 mètres), baigne Rousset, la Brcttière, Saint-Aignan où elle se grossit des eaux vomies par la caverne de la Luire, traverse les gorges des Grands-Goulets, la vallée d'Echevis, le défilé des Petits-Goulets et atteint la Bourne à Sainte-Eulalie ; la Lyonne (25 kilomètres de cours) a ses sources sur le Touleau (1,585 mètres), passe à Bouvante-Haut, se perd dans des prairies, reparaît plus abondante, et, grossie du Léoncel, baigne Saint-Martin-le-Colonel, Oriol-en-Royans , Saint-Jeanen-Royans, reçoit le Cholet, accru sans doute du Brudour, dont les eaux se perdent dans des gouffres ou scialets, laisse à gauche Saint-Thomas, au-dessous duquel elle se perd enfin dans la Bourne.

La Véoure (40 kilomètres de cours) descend des pentes qui dominent Peyrus (1,150 à 1,251 mètres), reçoit la Lioure, baigne Chabeuil, s'accroît de plusieurs ruisseaux (YÉcoutay, qui passe à Beaumont-lès-Valence ; le Guimand; le Pétochin, qui vient de Montmeyrand et de Monteléger), passe au nord-est d'Étoile, reçoit l'Ozon qui vient d'Ambonil et se jette dans le Rhône en face du confluent de l'Ërieux.

La Drôme, dont le cours tout entier dans le département est de 118 kilomètres, est une rivière importante dont la source (la Font-de-Drôme) est au pied du presbytère de la Bâtie-des-Fonds, canton de Luc-en-Diois. Elle passe à Valdrôme, traverse un large bassin où viennent aboutir sept vallées et, grossie des torrents -qui les arrosent, elle se dirige vers le nord-ouest , en suivant une vallée bordée de montagnes arides mais pittoresques ; puis, après avoir dépassé le torrent de la Maravelle, ses eaux coulent pendant plusieurs kilomètres entre deux digues qui élèvent sensiblement son lit audessus du fond de la vallée ; elle laisse à gauche Gharens e Beaumont. Bientôt elle s'engage dans un étroit défilé où ses eaux, arrêtées par un éboulement de la montagne, forment deux lacs d'une superficie totale de 500 hectares, dont le dessèchement, entrepris en 1788, n'est pas encore terminé. La

Drônie franchit ensuite le Claps, digue de 800 à 900 mètres de longueur formée par cet éboulement, du haut de laquelle elle tombe en formant deux cascades qui offrent un beau spectacle quand les eaux sont abondantes. Elle baigne Luc, Recoubeau, Molières, Die où, coulant vers l'ouest, elle redescend bientôt vers le sud à Sainte-Croix, passe à Pontaix dans une gorge étroite au delà de laquelle sa vallée s'élargit jusqu'à Vercheny, dominé par des montagnes de forme étrange (le Roc de Rarry, 1,115 met.); puis, reprenant sa course vers l'ouest, elle entre de nouveau dans une gorge étroite et tortueuse, baigne Saillans, Aubenasson, Mirabel-et-Rlacons, Aoust, atteint Crest, où son large lit se déroule dans une magnifique vallée, et, longée par le chemin de fer de Livron à Crest, elle laisse à gauche Chabrillan et Grane, Allex à droite, passe non loin de Livron et tombe dans le Rhône à deux kilomètres au-dessus du Pouzin (Ardèche), par 95 mètres d'altitude.

Les affluents de la Drôme sont : les ruisseaux du Ronchet, du Clos-Long, du Villard, de Juillanne, du Col-de-Rossas, la Maravelle, le torrent de Niéregourzine , le Rif de Miscon, la Réoux, le Blanchon, leBarnavette, l'Ësconnavette, leRez, les ruisseaux de Beaufayn, de Valcroissant, de Meyrosse, la Sure, les ruisseaux de Barsac, d'Aurel, la Roanne, le ruisseau de Contècle, le Riousset, le Charsac, la Gervanne, la Scie, la Lozière, la Saleine, le Merdaric, la Riaille et la Grenette.

Le Ronchet (rive gauche) naît près du sommet du mont de Laup-Duffrc (1,759 met.) et se jette dans la Drôme au-dessous de Chaylard. — Le Clos-Long (rive droite) descend du sommet, de Laup (1,528 mètres) et, grossi du Freycinet, se jette dans la Drôme peu au-dessus de Valdrôme. — Le Villard (rive droite) naît aussi sur les flancs du Laup et a son confluent à Valdrôme. — La Juillanne (rive gauche) descend du mont de Peyre-Grosse (1,550 mètres) et se jette dans la Drôme à Valdrôme. — Le ruisseau du Col-de-Rossas (rive gauche) naît sur le flanc sud du mont deTarsimoire (1,543 mètres) et atteint la Drôme^à Valdrôme. — La Maravelle (rive droite) naît sur les flancs ouest du Rigaud (1,579 mètres), passe à la Bàtie-Cré-

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mezin, à Foureinet, reçoit à Beaurières la Chauranne, et se jette dans la Drôme en face de Charens. — Le Nléregourzinc (rive gauche; cours, 5 kilomètres), ruisseau, descend du mont de la Pigne (1,432 mètres), passe à Beaumont et se perd dans la Drôme au hameau des Côtes. — Le Rif(rvre droite; cours, 6 kilomètres) naît au-dessus de Miscon et se perd dans le lac formé par la Drôme au barrage du Claps. — La Béoux (rive gauche; cours, 7 kilomètres) naît sur la montagne de Boutenard (1,525 mètres), et, grossie de YAmantière qui passe à Jonchères et du ruisseau de Gaudissart, baigne Poyols et se perd dans la Drôme au-dessous de Luc, par 547 mètres d'altitude.— Le Blanclion (rive droite; cours 7 kilomètres), nommé aussi le Lazeran, se jette dans la Drôme en amont de Becoubeau. — Le Bez (rive droite; cours, 25 kilomètres), le plus considérable de ses affluents , naît sur la montagne de Toussièrc (1,919 mètres), sur la limite du département de l'Isère, passe à Glandage où il porte le nom de ruisseau de la Vierre, reçoit la Grimone qui descend du col de Vente-Cul, et, grossi de la Borne, torrent qui vient du Mont-Jocon (2,056 mètres) un des points les plus élevés du département, passe au sud de Creyers où il porte le nom de Gaz, reçoit le Merleret uni au Boule; à Mensac, point où il devient flottable, il reçoit YArchiane qui, doublé du Sayremont, contourne les monts Glandaz d'où il sort, arrose Chàtillon, s'accroît des ruisseaux des Boidans, de Rafignat et tombe dans la Drôme en face de Montmaur. — UEsconnavette (riye gauche; cours, 5 kilomètres) naît sur les pentes, qui dominent Montmàur et se perd dans la Drôme en face du Bez. — Le Beaufayn (rive gauche), ruisseau qui vient du Pas-du-Loup, se jette dans la Drôme au hameau d'Ançon. — Le Valcroissant (rive droite ; cours, 6 kilomètres) naît dans le Glandaz (2,025 mètres) , passe près des ruines de l'abbaye de ce nom et se perd dans la Drôme à Molières. — La Meyrosse (rive droite; cours, 12 kilomètres) naît au Pas-des-Écondus (1 ,726 mètres), baigne Die où elle a son confluent, — La Sure (rive droite; cours, 16 kilomètres) naît sur les pentes de la montagne de Montuez (1,710 mètres), ar-

rose la pittoresque vallée de Quint, baigne Saint-Julien, Saint- Andéol, Vachères et tombe dans la Drôme au pied du rocher de Sainte-Croix.

Les ruisseaux de Barsac, à'Àurel, de la Siare, sortis des pentes qui dominent la rive gauche de la Drôme, s'y jettent en amont de Vercheny. — La Roanne (rive gauche; cours, 54 kilomètres) naît au pied du Mont-Angèle (1,605 mètres), passe à (iumianc, Merlet, reçoit les ruisseaux du Trébou, de Bour* nieuxy baigne Saint-Nazaire-le-Désert et, grossie de la Brette et de YÂucelon, reçoit la Courance qui vient de la Chaudière; arrose Saint-Benoît, reçoit le ruisseau de Colombe et se jette dans la Drôme au-dessous de Vercheny. — Le Contècle (rive gauche; cours, 8 kilomètres) nait au pied de Rochecourbe (1,592 mètres), passe à Test de Chastel-Arnaud et atteint la Drôme audessus de Saillans. — Le Riousset (rive droite ; cours de 7 kilomètres) passe à Véronne et tombe à Saillans dans la Drôme. — 'L&Charsaç (rive droite), est un ruisseau peu important qui, uni au Sauzet, se jette dans la Drôme en amont de Mirabel-et- Blacons. — La Gervanne (rive droite ; cours, 50 kilomètres) prend sa source au pied du col de la Bataille, entre la montagne deToulcau et celle de Léoncel, traverse les gorges d'Omblèze, forme au Plan-de-Baix la cascade de la Dniise, haute de 40 mètres, reçoit le torrent de Chaffal qui tombe par la cascade de la Pissoire, la Sepi qui passe à Eygluy, la Ghabrière, les sources delà Bourne et du Sarzler, le Ruidoux, la source des Fontainieux, l'une des plus abondantes du département, et se jette dans la Drôme au-dessous de Blacons. — La Scie (rive gauche ; cours, 11 kilomètres) descend du rocher de l'Aigle et se jette dans la Drôme à Aouste. — La Lozière (rive droite ; cours, 7 kilomètres) naît dans des collines à l'est de Vaunaveys et se jette dans la Drôme en amont de Crest. — La Saleinç, le Ncnlaric, qui passe à Eurre, et la Riaille, affluents de droite, tombent dans la Drôme entre Crest et Allex. — La Grenettr (rive gauche; cours, 9 kilomètres), qui vient de la Roche-sur-

Granc, a son embouchure en face d'Aliex. n , • i ... j •

La Tessnnne (cours, jO kilomètres) naît dans la forôt de

Marsanne, baigne Mirmande, et a son confluent dans le Rhône en amont des Tourrettes.

La Leyne naît à peu de distance de Condillac et se jette dans le Rhône à la station de Lachamp-Condillac.

Le Roubion (cours, 68 kilomètres) naît au pied du col ouvert entre le Mont-Angèle et le Mont-Miélandre, passe à Bouvières, Bourdeaux, Soyans, Pont-de-Barret, Manas, Gharols, Saint- Gervais, Bonlieu, Montélimar et se jette dans le Rhône en lace du Teil, par 65 mètres d'altitude. 11 reçoit: au-dessous de Crupies , le Soubrion, qui passe aux Tonils et sort du pied de la montagne de Couspeau (1,518 mètres); au-dessous de Bourdeaux, la Bine, qui naît au col de la Chaudière et passe à Bezaudun ; à Saou, le ruisseau de Vèbre, né dans la forêt de Saou ; à Manas, la Rimandoule, qui passe à Truinas, Félines et Rochebaudin ; à la Laupie, la Lancelle, qui vient de Roynac ; à Montélimar, le Jabron (cours, 56 kilomè(res), qui naît à Comps, baigne Dieulefit où il se grossit du ruisseau de Faux, passe à la Bégude où il reçoit la Brive, baigne Puygiron, et, accru delà Cilelle et du Vermenon, se jette dans le Roubion.

La Riaille naît au nord d'Allan et a son embouchure en amont de Châteauneuf-du-Rhône.

La Berre (cours, 52 kilomètres) naît dans le bois de Taulignan, passe à la Salle, aux Granges-Gontardes et tombe dans le Rhône en amont de Pierrelatte.

Le Lauzon (cours, 21 kilomètres) naît à Solérieux, sort du département au-dessous de Saint-Restitut, où il reçoit le ruisseau qui sert d'écoulement à Y étang de Lestagnole, entre dans le département de Vaucluse et tombe dans le Rhône en face du confluent de l'Ardèche.

Le Lez (cours, 75 kilomètres) naît au-dessus de Teyssières, dans la montagne de la Lance (1 ,540 mètres), reçoit le Cordier, la Veysanne qui vient de Vesc, passe à Montjoux, à Réconne, sépare le département de la Drôme de celui de Vaucluse audessous de Taulignan jusqu'à Grignan; passe à Chamaret, à Montségur où il reçoit la Couronne grossie du Pégue et du Rieamaud nés dans la Drôme sur le versant ouest de la Lance,

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puis baigne la Baume-de-ïransit, reçoit le ruisseau du Bouchée, baigne Suze-la-Rousse, entre dans le département de Vaucluse, arrose Bollène et tombe dans le Rhône au-dessus de Mornas.

L'Aygues (cours, 100 kilomètres), torrent qui roule souvent une masse d'eau considérable, naît au pied des bois de Laux-Montaux, à 1,000 mètres environ d'altitude, sort immédiatement du département de la Drôme pour passer dans celui des Hautes-Alpes où il reçoit l'Esclate ; bientôt tournant vers l'ouest, il rentre dans la Drôme à Montferrand où il sépare la Drôme des Hautes-Alpes ; passe à Yerclause, Pelonne, audessous de Remuzat, à Saint-May. Sahune, Curnicr, aux Pilles, à Nyons. A partir de Nyons, la vallée s'élargit ; le lit de l'Aygues devient très-large et se dirige vers le sud-ouest, où, en aval de Yinsobres, il sépare le département de la Drôme de celui de Vaucluse. Au-dessous de Tuletle, par 127 mètres d'altitude, il entre définitivement dans Vaucluse, passe non loin de Sainte-Cécile, Sérignan, et, laissant Orange à 2 kilomètres au sud, il tombe dans le Rhône en face de l'île du Colombier.

Les cours d'eau que l'Aygues reçoit dans le département sont : l'Armalaude, les ruisseaux de Marcijaye, de Sernane, de Baudon, de Chatusse, l'Ouïe, le Léoux, l'Ennuyé, le Rieu, le Bentrix, le ruisseau de Bordette, le Suffie, la Sauve, le Couriançon, le Rieussec, le ruisseau de la Garde.

L'Armalaude (rive gauche; cours, 8 kilomètres) sort de Laux-Montaux comme l'Aygues qui le reçoit en amont de Montferrand.— Le Marcijaye (rive gauche) sorti du versant est du Vanige (1595 mètres), a son embouchure en-dessous de Montferrand.— Le Sernane (rive gauche; cours, 5 kilomètres) naît entre Lemps et Bellecombe, et a son embouchure en face de Verclause. — LeBaudon (rive droite; cours, 6 kilomètres), dont le cours est dans les Hautes-Alpes, a son embouchure dans le département de la Drôme à Verclause. — Le Chatusse (rive droite; cours, A kilomètres) de la Drôme se jette dans l'Aygues au pont de Verclause. — M Ouïe (rive droite ; cours, 55 kilomètres) naît dans les Hautes-Alpes sur le versant sud de la montagne de Laup-Dnffre (1759 mètres), arrose la riante vallée de Mont

morin, baigne Bruis, Charcc où il entre dans la Drôme, y reçoit YEstablet qui vient de Bellegarde et d'Establet, le Pommerol qui descend du pertus entre la montagne de Raton (1475 mètres) et celle del'Archier (1459 mètres), le Rif qui baigne Cornillon et dont le confluent est à la Motte. Puis l'Ouïe, grossi du Cénas, arrose Remuzat, où il se jette dans l'Aygues.

— Le Léoiix (rive droite; cours, 6 kilomètres) vient d'Armayon et tombe dans l'Aygues à Saint-May. — L'Ennuyé (rive gauche; cours, 19 kilomètres) sort du Vanige, passe au sud de Saint-Sauveur, baigne Sainte-Jalle, Arpavon et se jette dans l'Aygues à Gurnier. — Le Rien (rive gauche ; cours, 7 kilomètres) tombe dans l'Aygues au-dessous de Curnier. — Le Bentrix (rive droite; cours, 10 kilomètres) sort du pied du Mont- Angèle, passe à Ghaudebonne, se grossit du torrent de Trente- Pas qui coule dans l'étroite et pittoresque gorge de ce nom, passe entre Eyroles et Condorcet et a son confluent aux Pilles.

— La Bordette (rive gauche; cours, 6 kilomètres), ruisseau qui vient de Ghàteauneuf-de-Bordette, atteint l'Aygues au-dessous des Pilles. — Le Suffie (rive droite ; cours, 5 kilomètres), grossi du Cougoir, a son embouchure à Aubres. — La Sauve (rive droite ; cours, 11 kilomètres) naît au Col-Lachaud (1098 mètres), à l'est de la Lance, passe à Venterol et atteint l'Aygues au-dessous de Nyons. — Le Rieussec (rive gauche) et le Couriançon (rive droite) ont leur embouchure au-dessus de Vinsobres. — La Garde (rive gauche), ruisseau qui passe à Mirabel, tombe dans l'Aygues en face de Vinsobres.

L'Ouvèze dont Te cours atteint 95 kilomètres, n'appartient, comme l'Aygues, à la Drôme que par sa partie supérieure. Elle descend de la montagne de Chamouse (1555 mètres), baigne Montauban, Montguers, Saint-Aùban, Sainte-Euphémie, Vercoiran, tourne vers le sud, baigne le Buis, Pierrelongue, Mollans. Peu après, elle entre dans le département de Vaucluse, passe à Vaison, court de nouveau vers le sud et se jette àSorgues dans la rivière de ce nom, née de la fontaine de Vaucluse, qui porte ses eaux dans le Rhône.

Les cours d'eau que l'Ouvèze reçoit dans le département

sont : les ruisseaux de Cramy ; de Tournège, VEntane (rive droite), qu'elle reçoit entre Montauban et Saint-Auban; le Menon (rive gauche; cours, 12 kilomètres), qui, grossi de YAlauzon, tombe dans l'Ouvèze au Buis ; le torrent qui vient d'Eygaliers (rive droite) ; VAigues-Marse (rive droite; cours, 15 kilomètres), qui naît au nord de la Beaume-Noire (971 mètres), baigne Ollon, Bénivay et, grossi à Propiac du Beauvoisin, se jette dans l'Ouvèze à sa sortie du département ; le Thoulourenc (rive gauche; cours, 45 kilomètres), qui a sa source dans la montagne de Bue (1242 mètres), commune d'Aulau qu'il baigne, passe à Montbrun où il reçoit YHanary, à Reilhanette au-dessous duquel il entre dans Vaucluse où il arrose Savoillans, Brantes, Saint-Léger, et, après avoir séparé les deux départements pendant 8 kilomètres, tombe dans l'Ouvèze en face de l'Aigues-Marse.

La Durance importante rivière qui naît dans le département des Hautes-Alpes, ne touche en aucun point de son cours, qui est de 380 kilomètres, le département de la Drôme; mais elle reçoit les eaux d'une petite partie de son territoire* Le bassin de la Durance est de 1,540,000 hectares, son débit minimum de 50 à 40 mètres cubes d'eau par seconde; elle roule 90 mètres cubes à l'étiage ordinaire, 550 aux eaux moyennes et 'bien près de 9240 dans les crues les plus terribles.

Née d'un torrent qui descend du col du Mont-Genèvre, elle passe à Briançon, Embrun, Sisteron où elle reçoit le Buech et entre définitivement dans le département des Basses-Alpes où elle se grossit de nombreux et importants cours d'eau, entre autres le Jabron qui touche au département de la Drôme. Après avoir quitté les Basses-Alpes, elle sépare le département de Vaucluse de celui des Bouches-du-Bhône , baigne, dans une large et fertile vallée, Pertuis, Orgon, Gavaillon et se jette dans le Rhône au-dessous d'Avignon.

Le Buech (cours 90 kilomètres), affluent de droite de la Durance, appartient à la Drôme par sa source et trois de ses tributaires : le Lunel, le Céans, la Méouge. 11 a sa source sur le

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flanc ouest du pic de Costebelle (2580 mètres) commune de Lus. Après avoir quitté Lus, il sort définitivement du département de la Drôme pour entrer dans celui des Hautes-Alpes, court directement vers le sud, baigne Aspies-lès-Veynes, Serres et se jette dans la Durance à Sisteron.

Le Lunel, le premier des affluents du Buech ; appartient en entier à la Drôme; il vient du col de la Croix-Haute et a son embouchure au-dessous de Lus.

Le Céans sort du flanc nord de la Clamouse (Drôme), passe à Laborel, entre dans les Hautes-Alpes où il atteint le Buech en amont de Laragne. — La Méouge naît à l'est de Séderon, qu'elle baigne et au-dessous duquel elle reçoit la Combe, qui vient de Villefranche, puis plus bas l'Izon qui baigne Izon et Eygalayes; passe enfin à Lachau où elle s'accroît de la hauzence venue des Hautes-Alpes et, quittant le département, tombe dans le Buech en face de Mison.

Le Jabron (cours 56 kilomètres), affluent de droite de la Durance, naît sur le versant nord du Negron (1401 mètres), au sud de Séderon, entre immédiatement dans les Basses-Alpes, passe aux Omergues, entre de nouveau dans la Drôme au-dessous de Montfroc où, après 800 mètres de cours environ, il quitte définitivement le département de la Drôme pour entrer dans celui des Basses-Alpes et tomber dans la Durance à 5 kilomètres au-dessous de Sisteron.

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