PERSONNAGES CÉLÈBRES
couvert de blessures, survécut seul à la guerre civile et revint, à la pacification, cultiver la closerie des Poiriers.
Depuis lors, il ne s'est passé dans la Mayenne aucun événement digne de mémoire. En 1855, ce département fut séparé du diocèse du Mans et forma une division ecclésiastique distincte, avec Laval pour évêché.
Y II. — Personnages célèbres.
Quinzième siècle. — Ambroise de Loré, défenseur du Maine contre les Anglais, né en 1596, selon les uns au château de Loré (Orne), selon les autres à Oisseau près de Mayenne, mort après 1M6 à Paris, dont il était prévôt.
Seizième siècle. — Guillaume Bigot, poëte latin, né à Laval en 1502, mort dans la seconde moitié du seizième siècle. — Ambroise Paré, le père de la chirurgie moderne, né à Laval en 1516 ou 1517, mort à Paris en 1590. Fils d'un artisan, i! fut d'abord lui-même barbier et fut admis à l'hôtel-Dieu de Paris comme aide-chirurgien. 11 se fit connaître dans diverses campagnes par les soins qu'il donna aux soldats bles-és, soins plus intelligents que ceux qui avaient été pratiqués jusqu'à ce jour. Henri II, François II et Charles IX l'attachèrent à leurs personnes; il n'en suivit pas moins les armées, où il opéra des cures inespérées. Fait prisonnier par les Espagnols, il dui la liberté àlaguérison d'un colonel ennemi, et telle était l'admiration qu'avaient inspirée partout ses talents et ses vertus, que le jour de la Saint-Barthélémy, il fut, bien qu'étant huguenot, sauvé par le roi lui-même, dont quelques mois plus tard il adoucit la terrible agonie. Paré fut également un bon écrivain; il a laissé de nombreux ouwages sur son art. Laval lui a érigé une statue, de la main de David d'Angers, au pied de laquelle est la devise de ce grand homme : « Je le pansay, et Dieu le guarit. »
Dix-septième siècle. — Daniel Tauvry, anatomiste % né à Laval en 1669, mort en 1701.
dix-huitième et dix-neuvième siècles. — Voljseï, voyag îur
MAYENNE
cl l'un des plus grands écrivains de son temps, membre (i 795) de l'Académie française, ne à Craon en 1757, mort à Paris en 1820. Les meilleurs de ses ouvrages sont : le Voyage en Egypte et en Syrie, publié en 1 787 ; et Les Ruines ou Méditations sur les révolutions des empires; ce dernier, le plus célèbre, eut un immense succès. — Le général Lahorie, né à Javron en 1766, impliqué dans la conspiration de Malet et fusillé à Paris, en 1812. — L'abbé Bernier, célèbre chef vendéen, né à Daon en 1764, mort à Paris en 1806. Il joua un grand rôle dans les guerres de la Vendée, contribua plus tard à la pacification, et reçut en récompense (1802) l'évêché d'Orléans. — Le cardinal de Cheverus, né en 1768 à Mayenne, dont il était curé quand éclata la Révolution. Il émigra en Amérique, s'y livra à un fructueux apostolat, fonda le diocèse de Boston, dont il fut le premier évêque, fut rappelé en France pour occuper en 1825 le siège épiscopal de Montauban, et, en 1826, le siège métropolitain de Bordeaux. Il fut promu au cardinalat en 1 856 et mourut la même année. Il se signala partout, en Amérique comme en France, par ses aimables vertus, qui rappelèrent Fénelon, et surtout par son immense charité, qui rappela saint Vincent de Paul. Ses concitoyens lui ont élevé une statue, l'un des chefs-d'œuvre du sculpteur David d'Angers.
WEII. — Population, langue, culte, instruction publique.
La population delà Mayenne s'élève, d'après le recensement de 1896, à 321,187 habitants. A ce point de vue, c'est le 54 e département de la France. Le chiffre des habitants divisé par celui des hectares donne 62 habitants par 100 hectares ou par kilomètre carré: c'est ce qu'on appelle la population spécifique; sous ce rapport, c'est le 38 e département. La France entière ayant 72 habitants par kilomètre carré, il en résulte que la population spécifique de la MayenneestdelOhabitants inférieure a celle de l'ensemble de notre pays.