COURS D'EAU
les uns contre les autres, des platanes, des peupliers, des aubes, des aulnes, des saules, des frênes, qui poussent yigoureusemeut au milieu d'un fouillis inextricable de roseaux, de lianes de clématites, de vignes sauvages, etc., qui rendent ces bois impénétrables comme des forêts vierges.
Les trois chaînes parallèles du département appartiennent au grès vert et au calcaire ; elles sont séparées par des plaines de terrain tertiaire. Les terrains miocènes du Ventoux, et plus encore ceux du Lubcron, sont d'une richesse extraordinaire en débris de vertébrés, grands lions, sangliers, gazelles, hipparions, etc. Les plaines d*Orange, de Garpentras et de Cavaillon, que la mer a primitivement couvertes de ses eaux, ont été formées par les alluvions du Rhône, de la Durance et de leurs afiluents.
Ainsi que l'indique le cours des affluents du Rhône, le sol du département est généralement incliné du nord-est au sudouest. Le point le plus élevé est le sommet du Ventoux (1 ,926 mètres) ; le point le pli}s bas (12 mètres) se trouve au confluent du Rhône et de la Durance, à quatre kilomètres au sud-ouest d'Avignon.