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tiennent les unes au dëpartement du Gard, les autres à celui de Vaucluse ; à ce dernier ont été rattachées les plus importantes : les lies du Colombier, de la Piboulette, d*Oiselet et de la Barthelasse. Puis, quittant le département à 6 kilomètres au-dessous d*Avignon, au point où il reçoit la Durance, il passe à Tarascon, à Beaucaire, à Arles. En amont de cette dernière ville, il se divise en deux branches : le Grand-Rhône et le Petit-Rhône, qui entourent une superficie de 75, 000 hectares d*étangs, de digues, de terres fertiles mais insalubres, connue sous le nom de delta de la Camargue.
Le Rhône verse dans la Méditerranée une masse d*eau considérable, évaluée à 504 ou 550 mètres cubes par seconde à l'étiage, à 1,718 ou 2,603 en eau moyenne. Ses crues sont terribles : elles entraînent 12,000 mètres cubes à la seconde, et ses eaux, se répandant dans la vallée, vont ravager les terres situées à 5 et 6 kilomètres de ses rives. Bien que dans le département la déclivité de son cours ne dépasse pas 50 centimètres par kilomètre, la rapidité de ses eaux et les accidents de son lit en rendent la navigation difficile. Cependant, excepté pendant les plus basses eaux, le fleuve est parcouru par d'immensesb.'iteaux à vapeur dont le tirant d*eau, à chargement complet, est de 1 mètre 60 à 1 mètre 70. Aux plus basses eaux, 60 centimètres d'eau seulement recouvrent les hauts-fonds. La navigation devient alors impossible ; mais ce fleuve n'atteint annuellement son étiage que pendant 15 jours , en hiver, lors des fortes gelées et non, comme on serait tenté de le croire, en été : car dans cette saison l'eau qui lui est enlevée par les canaux d'irrigation est largement compensée par la fonte des neiges, dans les glaciers des Alpes. D'ailleurs il serait aisé, par l'endiguement des passages difficiles, d'élever le niveau des eaux de 60 centimètres à 1 mètre 30. De grands travaux, en cours d'exécution, amélioreront bientôt ce regrettable état de choses, et rendront la navigation possible en toute saison
Le Rhône reçoit sur le territoire de Vaucluse les cours d'eau suivants, qui le traversent ou lui servent de limite : le Lauzon, le Lez, l'Aygues, la Meyne, la Sorgue, la Durance.
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Le Lauzarif long de 21 kilomètres dont 13 dans le département, naît à Touest de Monségur (Drôme), passe à Test de Saint-Restitut et, 5 kilomètres plus bas, entre dans le département, où il arrose le territoire de BoUène» celui de Lamotte et tombe dans- le Rhône en (acederembouchure de l'Ardëche.
Le Lez (cours, 75 kilomètres) naît au nord de Teyssières (Drôme), dans la moutagne de la Lance, et, se dirigeant vers le nord-ouest, baigne Montjoux, arrose une étroite et pittoresque Tallée, puis, à Bécone, tournant vers le sud, il vient passer à la Roche-Saint-Secret, à Test de Taulignan, et contourner le canton de Valréas, qu'il sépare de la Drôme pendant 8 kilomètres. Puis, s'éloignant du département, il baigne Suze-la- Rousse et, 3 kilomètres plus loin, entre, par 75 mètres d altitude environ, dans Yaucluse, où il arrose Bollène, Mondragon, et se jette dans le Rhône, par 43 mètres d'altitude, audessus de Hornas, après un cours dans le département de 14 kilomètres seulement. ~ Les cours d*eau appartenant en partie au département et dont se grossit le Lez sont : la Coronne^ affluent de la rive gauche (cours» 1 7 kilomètres, en entier dans le canton de Valréas), qui nait sur les confins du département de Yaucluse, reçoit le Pegue (rive droite), baigne Richerenches et, 3 kilomètres plus loin, se perd dans le Lez ; — le Talobre (1 kilomètres de cours), qui naît au sud de Richerenclies et tombe dans le Lez au-dessous de Beaumes-de- Transit (Drôme) ; — le Hemn (cours 21 kilomètres, dont 1 2 dans Yaucluse), qui a son origine dans la Drôme, au nord de Yinsobres, pénètre dans le département où il contourne les collines situées au nord dé Yisan, et, redescendant bientôt vers ce village, entre de nouveau dans la Drôme, y baigne Bouchet et Suze-la-Rousse où il tombe dans le Lez.
L*Aygiies ou Eygues, long de 100 kilomètres, dont 25 seulement dans le département, auquel il sert en outre de limite sur une distance de 13 kilomètres, est un torrent qui roule parfois une masse d*eau considérable et dont cependant le lit inférieur est souvent à sec en été. Il naît au pied des bois de Laux-Montaux, dans le canton de Rémuzat (Drôme), à
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i,000 mètres d*altitude environ. Il sort immédiatement de ce département pour entrer dans celui des Hautes-Âlpes, qu'il quitte bientôt pour traverser celui de la Drôme, où il baigne Verclause, Pelonne, se grossit de TOule au-dessous de Rémuzat, et, courant vers le sud-ouest, à travers une série de bassins bordes de montagnes arides, reçoit l'Ennuyé à Gurnier, baigne la ville de Nyons, et, parcourt une jolie yallée où son lit, si resserré à Nyons , s'élargit considérablement ; il passe entre Mirabel et Vinsobres; et servant de limite aux départements de Vaucluse et de la Drôme, il longe les collines qui portent les villages de Villedieu, Buisson, Saint-Bomande-Halegarde ; entre enfin dans Vaucluse, par 127 mètres d'altitude, y sépare les territoires de Cairanne, de Travaillan, de Camaret de ceux de Sainte-Cécile et de Sérignan ; passe sous le chemin de fer de Lyon à Marseille, domine la belle plaine d'Orange, protégée par de fortes digues qui maintiennent le torrent dans un lit qui, il y a deux siècles, lui a été creusé directement vers le Bhône, où il tombe, en face de l'île du Colombier, par 40 mètres d*altitude.
L'Aygues ne reçoit dans le département que quelques ruisseaux insignifiants, entre autres la Guyère^ qui vientdes collines du Rasteau et tombe dans l'Aygues au-dessous de Cairanne.
La Meyn'e ou Vieille-Rivière (18 kilomètres de cours), affluent peu important du Bhône, naît près de Camaret, traverse la ville d'Orange, où elle met en mouvement une douzaine d'usines, et, grossie par un canal que l'Aygues alimente, se dirige au sud, directement vers le Rhône, dans lequel elle tombe par 27 mètres d'altitude, au pied des collines boisées du Lampourdier.
La Sorgue (cours, 40 kilomètres) sort avec une abondance extraordinaire de la Fontaine de Vaucluse (90 mètres d'altitude), jaillissant au fond d'un abîme qui s'ouvre dans une gorge étroite au pied d'un rocher ayant plus de 200 mètres de hauteur. Pendant les plus basses eaux (5 mètres cubes 1/2 par seconde) la nappe d'eau est à une profondeur de 21 mètres audessous du seuil de son déversoir ordinaire. Le torrent
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s*ëchappe alors à travers les fissures d*an talus de débris amoncelés devant l'ouverture cintrée de la grotte d*oii il jaillit lorsque ses eaux sont abondantes. Quand la voûte de la grotte cesse d'être visible et que les eaux s'élèvent jusqu*au figuier sauvage poussé dans une des fissures du roc, le débit de la source s'élève jusqu'à 120 mètres cubes par seconde (le débit moyen est de 17 mètres cubes). Cette masse d'eau tombe avec fracas de rochers en rochers, baigne le charmant village de Vaucluse, oh elle met en mouvement de nombreuses usines, et court avec rapidité vers l'entrée du vallon de Vaucluse, où elle passe sous l'aqueduc de Galas qui porte les eaux du canal de Garpentras. Bientôt, son cours se ralentit et la rivière glisse silencieuse au travers des prairies qu'elle arrose. La Sorgue se divise en deux branches : celle de Velleron et celle de Vhle, Gette dernière traverse la ville de l'Isle, dont elle met en mouvement les nombreuses usines, baigne le Thor, puis se subdivise en plusieurs rameaux dont l'un, passant et repassant sous le chemin de fer d'Avignon à Gap, arrose Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Saturnin-lès-Âvignon et Védènes. Une portion de la branche de l'Isle se dirige, sous le nom de canal du Griffon, vers la ville de Sorgues» tandis que la majeure partie de ses eaux va arroser Ëntraygues et se perdre dans la Sorgue à peu de distance de Béda'rrides. La deuxième branche se dirige sur Vellieron, alimente le canal de Villefranche, arrose Âlthen-Ies-Paluds, et, parvenue à Bédarrides, longe le chemin de fer de Lyon à la Méditerranée, pour tomber dans le Rhône, par 16 mètres d'altitude, en face de la pointe nord de Tile de la Barthelasse. La Sorgue fertilise plus de 2000 hectares de prairies et met en mouvement plus de 200 usines. Les affluents de la Sorgue sont : la Nesque, l'Auzon, la Grande-Lévade, l'Ouvèze et la Seille, tons afQuents de la rive droite.
h^ Nesque (39 kil.) nait au sud d'Aurel, reçoit à Sault le Croc^ baigne Honieux, s'engage dans les gorges sauvages où se dresse le rocher du Sire et où elle coule jusqu'à Méthamis ; et, passant au pied d'un énorme banc de calcaire, au haut du-
quel s'ouvre une large grotte, la chapelle du Corbeau, elle alleint Veoasque, Saint-Didier, s'accroUdu Barbara qui vient du Beaucet, coupe le canal d'arrosage de Carpentras, baigne la petite Tille de Peraea et, 5 kilomètres plus loin, tombe dans In Sorgiie.
h'Auxon ou le Lauzon (cours 5â kilomètres) naît sur tes puutes (In Ventoux, près de Flassan, baigne Vilk-s, reroit, au dessous de Uui'niuii'oii, le ruisseau du SaûiI-Lnur«nf,atloiiit
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Mazan, passe au nord de Garpeniras, à Honteux, et tombe dans la Sorgue en amont de Bédarrides.
La Grande-Lévadey cours 8 kilomètres, se jette dans la Sorgue à Bédarrides ; elle est formée, au-dessous de Sarrians, par la réunion de deux torrents, le Mède et le Brégoux. — Le Mè4s (cours 20 kilomètres) a sa source sur le Tersant sud-ouest du Venteux, au-dessus de Bédoin, baigne Saint-Pierre-de-Vassols, et se grossit à Modène du Lauron , torrent né au nord de Caiomb où il forme le réservoir connu sous le nom d^Ecluse" de-Caronib'f il atteint ensuite Serre, hameau de Carpentras, Loriol, et s'unit au Brégoux au-dessous de Sarrians. — Le Brégoux (cours, 19 kilomètres) a sa source sur le versant ouest du Venteux, passe au Barroux dans un ravin profond, à Aubignan où il reçoit les SaUettes (torrent formé par plusieurs ruisseaux qui naissent dans les montagnes de Lafare, qui arrose Beaumes-de-Venise et se grossit, au lieu dit Pas-de-l'Evèque, du Seyrel, qui vient deGigondas), passe àTouest de Vacqueyras et s'unit au Mède pour former la Grande-Lévade.
L'Ouvèze^ cet important affluent de la Sorgue dont le cours est de 95 kilomètres, appartient par son lit supérieur au département de la Drôme, où il a sa source sur le versant ouest delà montagne de la Glamouse. Cette rivière qui baigne, dans la Drôme, Montauban, Montguers, Saint-Auban, le Buis, s'y grossit de nombreux cours d*eau, et, par 260 mètres d'altitude euviron, entre dans Vaucluse au point où elle reçoit le Toulourenc. La vallée sinueuse qu'elle arrose prend alors un aspect moins sauvage, moins grandiose, mais qui n'en est pas moins pittoresque. L'Ouvèze, se dirigeant de l'est à l'ouest, baigne Ëntrechaux, Saint-Marcellin et Vaison, où elle passe dans un défilé rocheux au-dessus duquel les Romains ont jeté Un pont. La rivière remonte ensuite vers le nord, puis, son cours s'infléchissant brusquement vers l'ouest et bientôt vers le sud, elle arrose Roaix, Rasteau, Violés, longe, à une faible distance, les hautes collines et les rochers dentelés qui dominent Sablet et Vacqueyras ; traverse la belle plaine de Jonquières, celle de Gourthézon et tombe dans la Sorgue à Bédarrides, après un
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cours de 40 kiloniHres dans le département. Les riyières que rOuYèze reçoit dans le département sont TAiguemarse, le Toulourenc, le Grozeau, l'Auzon. — VAiguemarse (rive droite, 15 kilomètres de cours) appartient presque en entier au département de la Drôme; il naît au nord de la montagne de la Baume-Noire, et, grossi à Propriac du Beauvoisin, il atteint bientôt les confins du département de Vaucluse qu*il sépare de celui de la Drôme pendant un kilomètre, et il tombe dans rOuYèze en face du confluent du Toulourenc. — Le Toulourenc (riYe gauche, 45 kilomètres de cours) appartient en partie à la Drôme ; il a sa source dans la haute montagne de Bue, commune d*Âulan; baigne Monlbrun, et pénètre sur le territoire de Vaucluse à un kilomètre en amont deSavoillans; il reçoit les torrents qui descendent du flanc nord-ouest du Ventoux, arrose Brantes, Saint-Léger, où il est dominé à droite par la montagne de Bluye (1 ,094 mètres) et à gauche par l'énorme croupe du Ventoux, sépare Vaucluse du département de la Drôme sur une longueur de 10 kilomètres environ, et a son confluent en face de celui de TAiguemarse. — Le Grozeau (rive gauche) naît de la source de ce nom (débit 173 litres par seconde), qui jaillit au fond d*une grotte située au pied d* un rocher à pic, contrefort du Ventoux. La rivière née de cette belle source fait mouvoir d'importantes usines, baigne Malaucène et, grossie du Rieufroid qui vient de Beaumont, se jette dans TOuvèze un peu en amont de Saint-Marcel lin. — VAuzon (rive droite, 12 kilomètres de cours) naît au Pas* de-Maneyrole, sur la limite du département, qu*il borne sur un parcours de 3 kilomètres, baigne Saint-Bomain-en-Viennois et tombe dans TOuvèze à 1 kilomètre en amont de Vaison.
La Seille ou Azeille passe à 800 mètres à l'ouest de Jonquières, baigne Gourthézon et débouche dans la Sorgue à Bédarrides.
La Dnraiice, — cette importante rivière n*entre pas dans le département, mais elle lui sert de limite sur une longueur d'environ 96 kilomètres, — reçoit les eaux de tout l'arrondissement d'Apt et de la partie méridionale de celui d'Avignon.
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Son cours est de 380 kilomètres ; son bassin a une étendue de 1,540,000 hectares; aussi le débit minimum de ses eaux (40 mètres cubes) est-il moins important que le volume d*eau de risère et de la Saône, dont le débit à Tétiage est, pour Tune, en aval du Drac. de 100 mètres cubes par seconde, et, pour l'autre, de 60 mètres cubes à Lyon. Mais la Durance roule 54 mètres cubes à Tétiage ordinaire, 550 aux eaux moyennes et bien près de 9500 dans les crues les plus terribles. Née d'un torrent qui descend du col du Mont-Genèvre (Hautes-Âlpes), elle passe à Briançon, puis à Embrun, s'engage dans le défilé de Sisteron où elle se grossit du Buech, aux Nées où elle reçoit la Bléonne, et, enfin, touche au territoire de Vaucluse, par 255 mètres d*altilude, au confluent de l'important cours d'eau du Verdon. La belle vallée qu'elle arrose dans son cours supérieur, de Sisteron au Verdon, se rétrécit tout à coup à Mirabeau. Resserrée dans une gorge étroite, la Durance passe sous un beau pont suspendu de 150 mètres de longueur ; bientôt, en face de Pertuis, la vallée s'élargit considérablement, et le lit de la rivière, qui occupe souvent plus d'un kilomètre, se déroule entre les monts du Luberon et les collines moins élevées des Bouches-du-Rhône, sur lesquelles s'étagent de charmants villages ou se dressent des ruines pittoresques. Elle baigne, sur la rive qui appartient au département, Yillelaure, Gadenet, Lauris, Puget, Mërindol, Cheval-Blanc, Cavaillon, Gaumont, et tombe dans le Rhône, par 12 mètres d'altitude, à 4 kilomètres au sud-ouest d*Âvignon. Une rivière aussi irrégulière et aussi rapide ne peut être navigable ; mais elle est flottable au-dessous de sa jonction avec l'Ubaye, bien qu'elle alimente de nombreux canaux, entre autres celui de Marseille, en face de Pertuis, qui lui emprunte 10 mètres cubes d'eau par seconde, celui de Graponne, en face de Gadenet, qui lui enlève un volume d'eau trèsconsidérable (24 mètres cubes), et enfin celui de Garpentras, dont la prise est de 6 mètres cubes.
La Durance reçoit dans le département des cours d'eau qui, pour la plupart, sont de simples ruisseaux : le torrent deGorbictcs, rAillaJc , le torrent de Saialc-Mài'ie ou Saint-Murccl,
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U Combe, le Rivet, la Lèze, la Hardarie» le Laval , TAigucbrun, et le Goulon.
Le Corbières (12 kilomètres de cours) naît près de Tasile de la Cavalerie (Bnstide-des-Jourdans) , sépare Vaucluse des Basses-Âlpes sur une longueur de 5 kilomètres et , quittant Vaucluse, va tomber dans la Durance au-dessous de Corbières. — VAiUade ou Layade (6 kilomètres de cours) naît au hameau de Silvabelle, sert de limite au département sur un parcours de 4 kilomètres et se jette dans la Durance presque en face du confluent du Verdon. — Le Sainte-Marie (8 kilomètres de cours) vient de Beaumont et atteint Ja Durance en amont de Mirabeau. — La Combe et le Rivet entourent Mirabeau et, 1500 mètres plus bas, tombent dans la Durance. — La Lèze OH Lez de Pertuis (19 kilomètres de cours) naît à la Bastidedes-Jourdans, et, grossie des ruisseaux de Yitrolles et de Peypin-d'Aigues^ baigne Grambois, la Tour-d*Âigues et Pertuis, où elle tombe dans la Durance. — La Mardarie (cours 7 kilomètres) est formée parla réunion de plusieurs ruisseaux: le Reynardf qui vient de Cabrières-d'Aigues et passe à Saunes; le Vabre, grossi des Clots^ et VHermitagé qui vient de Cucuron. Ces divers coui's d*eau atteignent, aux abords d'Ansouis, la Mardarie, qui passe au nord de Villellaure et a son confluent en amont du pont de Cadenet. — Le Laval (10 kilomètres de cours) naît, au-dessus de Vaugines, sur les pentes du Luberon, coule à Test de Cadenet, et se perd dans la Durance en aval du pont. — VAiguebrun ou EygueS'Brun (19 kilomètres de cours) a sa source, au nord d Auribeau, dans le Luberon, où il coule dans le pittoresque et riant vallon de Buoux, baigne la base des ruines du fort de Buoux, suit la Combe de Lourmarin où passe la route qui unit la vallée du Coulon à celle de la Durance, baigne Lourmarin, et se perd dans la Durance à 3 kilomètres plus bas que le Laval. — Le Coulon ou Calavon (84 kilomètres de cours) est le plus important de tous les affluents de la Durance dans le déparlement de Vaucluse, bien qu'en été il soit à peu près à sec, comme la plupart des cours d*cau de celle région. U naît au-dessus do Banon
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(Basses-Alpes), coule dans les gorges étroites H'Oppedettes où il forme plusieurs cascades, et, 2 kilomètres plus bas, il entre dans le département , qu'il sépare des 6a6sos-Al|)es sur un parcours de 5 kilomètres. Il n çoit, à Saint-Martin-de-Castillon, la Buegne qui naît au sud de Gignac , et, grossi de la Doua qui vient aussi de Gignac, passe auprès des mines de fer et de l'usine métallurgique de Rustrel ; baigne la ville d*Apt, d*où, se dirigeant directement versTouest et, longé sur sa rive droite par le chemin de fer de Gavaillon à Apt, il reçoit VUrbane qui vient du Villars, et, à Notre-Dame-des- Lumières, le Limergtie q\\i réunit les eaux de Murs, de Joucas et de Lioux ; baigne les Beau mettes , débouche, à Robions, dans la belle plaine de Gavaillon, passe sous le chemin de fer d*Apt, puis sous celui d'Avignon à Gavaillon et atteint la Durance, où il se perd, à deux kilomètres en amont de Caumont.
Le département possédait autrefois plusieurs étangs , desséchés aujourd'hui, entre autres les étangs salés de Gourthézon et de Baumes-de-Venise. Le seul véritable étang qui existe dans le département est celui de la Bonde, situé au sud-ouest de la Motte-d' Aiguës et alimenté par des sources intarissables. Sa superficie est d'environ 10 hectares. Son canal d'écoulement met en mouvement quelques moulins à blé et s'écoule dans la Lèze. Sur les bords du Rhône on rencontre aussi des étangs dont quelques-uns ont une certaine étendue; mais, formés par le fleuve qui les alimente par infiltration, ils sont souvent modifiés, comblés, ou agrandis lorsque le fleuve franchit ses digues.
Il existe sur certains points du département des terrains marécageux, connus sous les noms de Pouillagues à l'ouest de Garpentras, de Confins sur le territoire de Monteux, et d'iscles sur les bords de la Durance.
I¥. — Climat.
Le département de Yaucluse, quoique situé dans l'intérieur des terres, au nord du Delta du Rhône» a cependant, par les