PERSONNAGES CÉLÈBRES
1589, donnèrent enfin le repos à la contrée, dont plusieurs villes, telle que Montréal, ne se relevèrent jamais complètement de leurs ruines.
Le dix-septième siècle se passa pour la Gascogne sans commotion sanglante. Cette province fut réunie au gouvernement militaire de la Guienne, mais elle forma, dès 1716, une généralité ou intendance civile, avec Auch pour capitale ; cette généralité fut divisée en cinq élections ou divisions fiscales : Armagnac, Astarac, Lomagne, Comminges (dans la Haute-Garonne) et Rivière- Verdun (dans le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne). L'intendant d'Étigny, .qui gouverna la généralité de 1751 à 1767, s'occupa avec le plus grand dévouement de la prospérité matérielle de ses administrés, et sa mémoire est encore vénérée à Auch, qui lui a élevé une statue.
La Révolution, effaçant toutes les limites de fiefs et de provinces, créa le département du Gers, en 1790, mais en supprimant aussitôt après les évêchés de Condom, de Lectoure et de Lombez. Le département était vers le nord-est un peu plus étendu qu'aujourd'hui, car alors le département de Tarn-et-Garonne n'existait pas encore. Lorsque ce dernier fut ajouté, en 1808, on prit au Gers quelques communes de la Lomagne et du pays de Rivière- Verdun.
En 1851, lors du coup d'État qui prépara le second empire, les populations des campagnes se soulevèrent, mais la garnison d'Auch défendit la ville, et les insurgés rentrèrent dans leurs foyers. C'est le seul épisode qui ait marqué l'histoire du Gers depuis son organisation actuelle.
"VII. — Personnages célèbres.
Quatrième siècle. — Rufin, d'Eauze, homme d'État, conseiller de Théodose, puis d'Arcadius. Ayant acquis par ses malversations d'immenses richesses, il appela les Wisigoths pour en être soutenu contre son rival Stilicon, qui le fit assassiner à Constantinople, en 395.
Onzième siècle. — Saint Austinde, archevêque d'Auch, fondateur de Nogaro et de son église en 1060, mort en 1068.
Onzième et douzième siècle. — Saiint Bertrand, de la famille des seigneurs de l'Isle-Jourdain, évêque de Comminges de 1073 à 1123, releva de ses ruines l'antique Lugdunum Convenarum, qui s'appelle aujourd'hui Saint-Bertrand, et où son tombeau est le but d'un pèlerinage fréquenté. Sa ville natale lui a élevé une statue.
Quatorzième siècle. — Le cardinal Arnaud d'Aux, évêque de Poitiers, puis nonce en Angleterre, fondateur (1318) delà collégiale de Larroumieu, sa patrie, mort en 1321.
Quinzième siècle. — Bernard YII, comte d'Armagnac (1365-1418), connétable de France, chef de la faction des Armagnacs.
Seizième siècle. — Blaise de Montluc, né à Sainte-Gemme, près de Saint-Puy, non moins célèbre par sa bravoure et par ses cruautés envers les protestants que par ses Commentaires, où il explique, dans un style admirable et avec une brutale franchise, sa carrière militaire et ses exécutions sanglantes. — Le maréchal de Bellegarde, seigneur de Saint-Lary, mort en 1579. — Le poëte Pey de Garros (1500-1580), né à Lectoure, dont les œuvres, assez remarquables, sont le plus ancien monument imprimé delà langue gasconne. — Le cardinal Georges d'Armagnac (1501-1585), archevêque de Toulouse puis d'Avignon, ambassadeur, ami des arts. — François de Belleforest (1530-1585), né près de Samatan, mauvais historien et géographe médiocre. — Salluste du Bartas (15*44- 1590), né près d'Auch, poëte dont un grand nombre de vers ne sont pas sans mérite. — Le maréchal de Biron (1562- 1602), né au château de Gontaut-Biron, dans la commune de Saint-Blancard, fut l'ami d'Henri IV dont il trahit les intérêts en faveur des ducs de Savoie, et fut condamné à mort pour crime de haute trahison.
Dix-septième siècle. — Le marquis Antoine de Roquelaure, (1543-1625), maréchal de France, né près de Lectoure. — Nogaret de Lavalette, duc d'Épernon, favori d'Henri 111