‹ Géographie du département du GersChapitre 9 sur 19 · PERSONNAGES CÉLÈBRES · texte numérisé non relu

PERSONNAGES CÉLÈBRES

(1554-1642), né au château de Caumont, près de Samatan. — Scipion Dupleix (1569-1661), né près de Gondrin, historiographe de Louis XIII, philosophe, grammairien, auteur d'une grande Histoire de France depuis Pharamond. — J.-B. -Gaston, marquis puis duc de Roquelaure (1617-1683), célèbre par ses bouffonneries à la cour de Louis XIII et de Louis XIV. — J.-G. d'Astros, poëte gascon, |prêtre à Saint- Clar.

Église de Larroumieu et restes du palais d'Arnaud d'Aux.

Dix-huitième siècle. — Pierre de Môntesqwou d'Artagnan (1645-1725), maréchal de France, né au château d'Armagnac, près de Condom.— J.-B. -Gaston, duc de Roquelaure (1656- 1738), maréchal de France.

Dix-neuvième siècle.— Le maréchal Lannes (1769-1809), né à Lectoure qui lui a élevé une statue, blessé à mort à la bataille d'Essling. — Le général Dessoles (1767-1828), né à Aueh ; ses conseils décidèrent, en 1814, l'empereur Alexan-

dre à rappeler les Bourbons, qui le récompensèrent en le nommant ministre d'État, puis ministre des affaires étrangères.

— Le vice-amiral Villaret de Joyeuse (1750-1812), né à Auch, se distingua, en 1794 et 1795, dans plusieurs batailles navales contre les Anglais. — L'abbé de Montesquiou-Fezensac (1757-1852), né au cbâtcau de Marsan, homme politique, ministre sous la Restauration. — Le comte de Salvandy(1795- 1856), né à Condom, homme politique et littérateur; ministre de l'instruction publique de 1837 à 1839 et de 1845 à 1848, il signala son administration par une grande activité et par d'excellentes réformes. — L'abbé Monlezun, érudit, né à Saramon, mort en 1859, auteur d'une Histoire de la Gascogne assez estimée. — Le maréchal Cakrobert, né en 1809.

— Adolphe Granier de Cassagnac (1808-1880), homme politique et écrivain, né dans le canton de Plaisance.

¥111. — Population, langue, culte, instruction publique

La population du Gers était, au commencement de 1877, de 283,546 habitants (145,243 du sexe masculin, 140,305 du sexe féminin), plus forte d'un dixième qu'en 1801 , bien que depuis lors le pays ait perdu plusieurs communes par la formation du département de Tarn-et-Garonne. Cette augmentation, déjà bien faible, comparée à celle de la plupart des départements depuis le commencement de ce siècle, a complètement cessé dès 1840 environ, et une diminution très rapide lui a bientôt succédé. De 1846 à 1856, la perte était déjà de 10,000 habitants, soit mille par année; de 1856 à 1866, de 12,000; de 1866 à 1876, encore de 12,000. Ce fâcheux résultat est du au penchant vers l'émigration , qui est la maladie de toute la Gascogne. Ce penchant est si fort chez les populations du Gers, qu'une agence d'émigration pour la Plata a pu s'établir au milieu d'elle, à Miélan, où elle enrôle pour l'Amérique un grand nombre d'habitants du Gers et des Hautes-Pyrénées. Par le chiffre de la population, le Gers occupe le soixante-sixième rang parmi les départements

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