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74 GKOGR. LATINE, 1350-1410.
petite image de Cecco d'Àscoli. C'est une copie de l'artificio de l'image nation de quidam cosmographi (d'Ailly, compend. cosmogr. I, 27). Elle met en évidence de quelle façon les connaissances arabes agirent sur celles des cosmographes précédents.
Nous apprenons par les discussions de d'AHly que les cosmographes précédents appelaient Syene le centre de l'hémisphère de l'habitable, nommé Àrin chez les arabes. Ce n'était pas Syene de l'Egypte, mais une autre ville, qui est la ville Arin, Arym, située près du mont Malcus sous l'équinoxiale , à égale dislance de 90° des deux pôles et des deux derniers méridiens de l'habitable. D'Ailly se garde bien de douter de l'existence de la ville aussi symétriquement située : il en conclut plutôt l'erreur de ceux qui veulent expliquer un passage des psaumes en s'efforça nt à placer Jérusalem au centre du monde (ise). Cette remarque ne l'a pas empêché de laisser sur son image dessinée , Jérusalem sous le méridien d'Arym ; il l'avait trouvée ainsi placée sur les cartes des cosmographes qu'il copiait.
Examinant toute son érudition, on voit qu'il connaissait Ptolémée : mais ce n'était ni un géographe , ni cosmographe : c'est l'astronome renommé, l'auteur d'almagesta, de quadripartita. Je n'ai pu trouver dans le traité de imagine mundi et dans tous les traités de l'année 1440, aucune trace de la géographie de Ptolémée (137).
456. Le laborieux d'Ailly, ayant terminé ses traités géographiques , composa dans la même année : tractatus de legibus et sectis contra supersticiosos aslronomos, qu'il termina la veille de Noél, le 24 décembre 1410. Continuant ses travaux, il prépara un traité sur la nécessité de corriger le calendrier. Nommé en 1411 cardinal, il le dédia à Jean XX11I et l'adressa au concile : exhortatio ad consilium générale super kalendarii correctionem (iss). Le concile de Trente ne se réunit qu'en 1414. En attendant , d'Ailly composa le traité de vero ciclo lunarl, suivant la doctrine des arabes, et un autre tout nouvel ouvrage géographique.
11 semble que, dans cet intervalle de temps, le cardinal d'Ailly fit connaissance de la géographie de Ptolémée qui lui était inconnue antérieurement. Il apprit son existence par une interprétation latine : secundum transkùorem cosmographiœ Plolemei (compendii cosmogr.
(436) Meridianus vero latus Indie, descendit a tropico capricorui et secat equtnoxialem circulant apud montem Malenm et regtones ei conterminas et transit per Syenem, qne nnnc Arym vocatar. Nam in libro cursuum planetarum, dicitnr, qaod duplex est Syene, una sub solstitio, alia stria equinoxiali circulo, et hec est ciuitas Arym, qnam ponont mathematici in medio habttationis sub equinoxiali; et distat equaliter ab oriente et occidente, septentrione et meridie. Uade patet falsitas eoinsdam Tulgaris opinion is, ponentis Hierusalem in medio terre, juxta illud psalrai : « operatas est salutem in medio terre » qui a loquendo simpliciter non est in medio terre babitabilis ut osteiMhurt ea que dicta sunt : sed est quasi in medio climatum (de imagine, cap. 45). Et sub eo (equinocttale) est Arym ciuitas, eque distans ab oriente et occidente, septentrione et meridie (de imagine, epttog.). — Ascii : et hec gens secundum Plinium in India, Orestes dicuntur et Henodes et Symari, apud qnos est mons Malcus nomine (de imag. mundi, c. II). — Ces passages sont conforme à ce qu en «lissait Roger Bacon (opus raajus, p. 195), un siècle et demi antérieurement. (Voyex ci-dessus la nota 9 <Ui cbap. 464).
(457) Entre antres citations, on lit dans son de imagine ranndi [cap. 9) : Ptbolomeus diuidit per 36 lineas equidistantes, per minor Britania. — Dans la géographie de Ptolémée il n'y a que 14 drequidistantes : c'est dans son almageste, que la 27 equidistans, traverse la petite Bretagne.
(458) Il dit dans sa dédicace : nuper beatissime pater, anteqnam vestra apostolica sublimitas , me, strvorum suorum infimum , in cardinalem sacri romani ecclesie nominaret* tractatnlum de correctione kalendarii composueram.