‹ Géographie du moyen âgeChapitre 122 sur 135 · SB · texte numérisé non relu

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9 G. lansoniui

® G. Mercaior

$ I. Sclioneros & P. Laulsbcrgius ® T. Brahae

(jI.Regiomontanus ® Oronlius • C. Clavius

8C. Ptolomaeus A. Argclius

a A. MagiDus $ D. Origanus

(394] Voyez les notes précédentes 565, 566.

(395) En effet, depuis la renaissance des lettres la pins fâcheuse perturbation demeurait dans les longitudes. En 464*, Miguel Florent» «■ Langren, dans son mémoire présenté au roi d'Espagne Philippe IV, compulsant les cartes pécédentes donne un exemple Comme los roas£rajrt astronomos 7 geograpbos ponen la differentia entre Roroa y Twedo: como se conoce por esta linea , que nous reproduisons ci-contre*

Le systyème de Ptolémée une fois brisé et abandonnée, ses erreurs et ses ignorances avouées, apportèrent un immense soulagement à la composition des cartes. Les investigations maritimes installèrent sur les cartes de Mercator des formes toutes différentes de celles de Ptolémée ; rendirent à la mer rouge une plus juste direction en ôlant 10° de longitude à l'épaisseur de l'Afrique. Dans le vieux inonde, des formes connues par les hydrographes reparaissent sans entraves à la place des difformités de Ptolémée, et commencent à réparer graduellement les ravages causés par sa renaissance.

218. Mais tous ces changements de la restauration s'opérant partiellement, ne pouvaient à la fois délivrer les cartes géographiques de toutes les vieilleries qui les avaient entachées , grâce à la renaissance. La géographie avait reçu des blessures trop profondes pour être guérie soudainement. Les plaies saignèrent et purulèrent longtemps; tout le corps géographique fut stigmatisé de nombreuses cicatrices qui demandèrent beaucoup de temps pour être effacées. L'infatigable Mercator dérouilla des traits plus frais de l'ancien monde, mais ne sachant pas lui donner tout le poli, ni ramener son intérieur, il accrédita sa complexion dégénérée. Côtoyant la méditerranée sur les cartes de Mercator, nous rencontrons sans cesse quelques fragments de Ptolémée. Dans l'intérieur de l'Europe ce grec se présente largement domicilié. Mais c'est surtout l'intérieur de l'Asie et de l'Afrique qui en est gorgé. Les montagnes et toutes les rivières s'y rangent obstinément à l'ordre de Ptolémée : et celles de l'intérieur de l'Afrique, et celles qui versaient leurs eaux dans le golfe persique ou dans la mer Caspienne , et celles qui traversaient l'Asie dans toutes les directions jusqu'à l'océan, toutes sont dessinées et dirigées par Ptolémée; Indus et Gange qui traversent les Indes , Daona elDorius qui fendent la Chine, Oechardus et Bautissusqui arrosent les Kalmouks et la Sibérie, y restent avec leurs noms et leurs réminiscences (396). L'esprit des géographes, possédé par l'extravagance de Ptolémée, ne cessait de s'imaginer et d'inventer l'existence de ramages bizarres des fleuves. (Voyez n° 152, 135, 136, 137 de notre atlas). Qu'on ne me dise pas que le manque de connaissance privait les géographes de moyens de renoncer à Ptolémée dans l'intérieur de l'Asie et de l'Afrique : la carte de fra Mauro et quelques autres méprisées , et nombre de renseignements apportés de l'Asie, pouvaient les décider à renoncer à son autorité discréditée : mais le mal était profondément enraciné, l'habitude appesentit le discernement.

L'histoire est obligée d'observer, d'examiner, d'approfondir toutes ces questions que nous touchons dans notre aperçu sur la restauration de la géographie du temps de Mercator. Elle ne peut les négliger, autant

(396) A lîre la lettre de Mercator, qu'il écrivit en 1580 à Richard Hakluit (Bergeron , voyages faits en Asie, traité des Tartares ebap. 48, p. 144-447), comme il lui recommande le chemin en Chine, par le nord, avec quelle conviction il l'entretient de l'existence du golfe terminé par le promontoire Tabin , des embouchures des fleuves Bautissus et Oediardes , da pôle de l'aimant (voyez n* 133 de notre atlas). H y compte beaucoup sur Aboulféda, dont on espérait d'avoir une traduction, et regrette que l'itinéraire par toutes, Asie , Afrique et septentrion de Jacq Knoien de Bois-le-Duc, lui échappa et qu'il n'avait pas le voyage entier de Piano Carpini : (ne sachant qu'un manuscrit de ce dernier se trouvait à cette époque dans la bibliothèque de S. Martin à Tournai). — Quelques vieilles cartes assez grossièrement faites , venaient aussi raffermir les opinions du grand géographe de Uuysbourg.

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