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exactiusque descripsit. Tarn ejusdem quoque majestatis geograpbus diligentissimus Abrahamus Qrtelius, ipse candor et hnmaoitas, qui qoiduspiam tabularum nactus fuit, mihi communicaail liberaliter tametsi in eodem mecum esset instituto. Qui praeterea aliquid attulerunt auxilîa, eos suis locis commemorabo quo justum sut beneficii encomium apud studiosos consequantur, nec ego ingratus reperiar. » C'est ainsi que s'exprime Mercator, éditant en 1585 Galliae et Germaniae tabulas, qui devaient faire partie de son atlas.
En effet, il dit qu'il puise de Ioria Simler zurichois pour la Hehrétie, dans laquelle il désigne par les latitudes et longitudes les moindres positions, au nombre de plus d'une centaine. Pour la France il s'est servi de : division du monde, de guide des chemins de France, de annales Aquitaniae per Ioannem Bauehet, de historia Biturigum per ionnem Chawneau. Ce dernier lui fournit quantité de positions désignées par les longitudes et latitudes : qum in iprius tabula deerant loca ta née nwneris (longit. et latitudinum) monstrare potui, nequeenim amplior kuius ducalus extat descriplio. Cependant ce duché lui fournit plus que la moitié de positions désignées en France par les long, et latit. 58 sur 105 (n'y comptant ni Lorraine , ni duché de Bourgogne qui offrent 51 positions). Je ne sais pas comment ces long, et latit. se trouvent dans les ouvrages compulsés par Mercator; je ne sais pas non plus si la description de Simler est accompagnée d'une carte : celle de Chanmeau, ni son ouvrage n'offrent aucune longitude ni latitude (ss).
Mercator, à l'occasion de la situation et de la division politique et civile des pays , se plaint de n'avoir pas de renseignements suffisants : » utium tamen quod maxime in votis erat mihi defuit, nimirum princîpatuum et nobilium locorum exactior enumeratio ac designatio, qu» in aeditis tabulis quam maxime desiderantur. » Les cartes négligeant souvent les lieux plus remarquables , n'indiquaient les frontières ni de provinces ni de pays ; les descriptions ne relataient guère tout ce que le géographe demandait. Mercator devait cependant se plaindre beaucoup plus du manque de positions bien déterminées. Pour le Franche-comté il n'en avait aucune fixée par long, et latit. et il est vraiment singulier que les positions qu'il put désigner par les long, et latit. sont presque toutes obscures. Dans le nombre de 58 dn Berry , nous ne trouvons ni Chateanroux, ni la Châtre, ni Sancerre, ni Bourges, et dans le nombre total de 105 pour la France, on ne trouve, de long, et latit. pour aucun chef-lieu ou capitale, Bordeaux, Lyon, Rouen, Nantes, Paris, etc.,
(88) Ortetiu» semble ignorer l'existence des cartes 4e ces auteurs, aussi bien que de Sgrotbeniuf , bien que nous avons la carte du Danube de ce dernier.
£GVJ P&QLÉGÛMÈWBS.
n'en ont pas. $. Denis et Montmorency sont déterminés par une long, et latit. Paris reste privé de cette indication. De quel genre étaient donc cft$ longitudes et latitudes de tant de localités obscures? Certainement ipvenJées psp* induction; certainement l'induction seule pouvait aussi déterminer les positions des grandes villes : induction incertaine, on 1$ savait Tonnerre, dans la carte de Champagne se trouve par 25° 49' de long. 47° 36' de latit. et dans la carte du duché de Bourgogne Tonnerre est 24° 5' de long. 47° 25' de latit. Différence qui décèle l'inqprtitud* aggravée par la désharm.onie des situations de tout le canton, d'^u&f rnç et de Tonnerre qui se déroule dans les deux cartes. La carte de Champagne est surtout mal avisée. Le régulateur Mercator n'a pu élaljoxer sur tous les points l'ensemble et l'incertitude arrêtait sans doute sa résolution quand il fallait déclarer positivement les positions, de grandes villes et de places plus importantes. Il y a vraiment de mystère à expliquer dans la réforme qu'il opérait.
Bar tes ^cartes posthumes, éditée, s par son fils Rumold, on voit que Mercator élaborant les spécialités de chaque pays, avançait et perfectionnait ses compositions. Quand il accepte et copie l'Islande de Velleius, il donne le démenti à la figurine de sa grande carte de 4569. Dans chaque carte posthume on peut remarquer qu'il est disposé à remanier sa composition précédente. Le plan du pôle arctique (d'après Jacq Cnoxen buscoducensem) offre ces'différejices. Cependant quand on veut apprécier la réforine de la géographie il faut toujours se rapprocher à l'année 4569, à sa première composition, par laquelle il a établi l'ensemble. Le père débrouillait les détails, rectifiait les cartes spéciales, et ses enfants, quinze ans après la publication de la grande carte générale , réduirent ses parties sans le moindre changement (34).
On dit que Mercator changea le premier méridien à son usage, qu'il se servit du méridien de File Corvo (dernière des Azotes), et qu'il établit à son usage le méridien du pôle 'de Paimant (ou bien que celui de l'aimant passait par l'île del Corvo, Malte Brun 27, t. II,, p. 734e Huot). Peut-être qu'il s'est servi un jour du méridien des Azores : il faudrait connaître ses cartes antérieures à l'année 4569, pour se con- . vaincre de la réalité de cette assertion : en attendant on peut en , douter, lorsque les cartes que nous avons devant nous, les cartes de . son atlas, décèlent tout autre emploi de méridiens. Dans sa carte de 1569, et dans la carte posthume de polus arcticus il ne parle pas de
(M) ftamold fait croira que son père élabora les cartes d'Espagne et plusieurs pour les antre* partie» du monde : mais on ne rencontre aucune de ces cartes dans les publications de Hondius. . .
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quelque méridien des Canaries, il distingue seulement le Méridien de J*aimat>t de eetai des fies de cap vert , polis magnetia respecta iasa» laram capitis viridis, différant de plus de 2 degrés; et de celui de IHe Corvo respecta , corvi marin! (des Àzorcs), différant de & ZV ouest : il les distingue à «anse que les navigateurs se référaient souvent à ces éeux «éridieiSfet étalaient y remarquer l'aiguille sans déclinaison (ss). Son méridien de l'aimant, passait à pen près 4f W ooest de file de Fer (à $• 3C est de l'île de Corvo), jl touchait Buonavista, une des fles du cap vert. Or, le méridien des tles du cap vert passait à l'ouest de ces fies, touchant l'Ile de S. Antoine (et S* Marie des Aiores), de même que celui de€orve à 8* 3C.
Le globe et les parties du monde dans son atlas, sont dressés for le méridien de Fahnant; les cartes spéciales suivent m tout antre méridien, le l'ai chercfeé en comparant approximativement les longitude* de qmrtité de leux, parce que le produit des cartes générales ne se laisse point assez scrupuleusement obtenir. Leur différence n'est pas de f {le Corvo. Voici quelques exemples de différences mieux déler • usinées:
méridien de l'aimant
Méridien
.éetmrtêt
> gihénUi
d«fCM
UÊtfélUkt
dmitau*
s. Mata,
Tsèm,
Lausanne,
Emden,
Napîes,
Mayanee,
Praga,
«tobi.
Crissa,
Jumy
ils de Fer,
Jfe Seiiimfe »
Or, le méridien des cartes spéciales ne répond pas .non plus au méridien des iles du cap vert ; il est au contraire à Test de celui de l'aimant, il est un méridien des Canaries, de l'Ile de Fer, entre laquelle et la Itaonavista (au lieu de 4*39'), Ifercator ne comptait que 1* W (voyez ci-dessus çhap. 237, note 7). Il se servit constamment du méri-
(98) Tettatur Francisa» dieptnt», tibelas magnetis, recta «lundi pohm reapieere in ràralff oaptta* viiMU Sott*,;Booa»iiU et M«k>; «ai promne astiputeiitnr qu in Tarter*, antS. Mari* (tamise aunt inter Açores) ià fieridicunt; pauci in eaxundera occidenUlissima Corvi Domine, id contiDfere opinantnr : dit l'inscription de la carte de 1569; Mercator suivit le témoignage de FYtnçei» dé'Bleppe.
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xeviij prolégomènes.
dien des lies de Canaries, tous les géographes ^postérieure le savaient; il se servit uniquement du méridien de l'aimant dans sa carte de 4569 ad usuni navigantium.
262. Cette carte est la gloire et l'objet essentiel de la célébrité de Gérard Mercatôr. Elle avait le grand but de dérouler ressemble de toutes les parties du monde , et d'indiquer un nouveau mode d'exposer sur le plan le globe terrestre en entier, moyennant la! projection à l'échelle croissante. '
Un exemplaire de celte carte se trouve dans le dépôt géographique à Paris. Je ne l'ai pas vu; pour avoir sa copie jnes moyens1 furent insuffisants. Je désirais cependant de clore la suite des cartes du moyen âge parle tableau de celle-ci' qui est Je fruit de la réforme: Gommé te globe et les quatre parties du monde dans l'atlas sont une réduction de Ja grande carte, je les redressais sur te projection de l'original > kg réduisant au cadre de mes autres cartes; de ; façon qu'elle esta nn huitième de. l'échelle de l'original* 64™ de la superficiels pensais que la réduction plus forte des cartes déjà réduites ferait disparaître les inexactitudes des réductions si elles s'y trouvaient et rapprocherait ma figurine à l'original. Ensuite j'expédiaismon dessin à Paris pour le confronter et vérifier avec l'original. Le vérificateur trouva le dessin juste. M. Jomard a eu la bonté de lui indiquer les points les plus importants, et, conformément à l'original, les accessoires et les compartiments de la carte furent marqués sur mon dessin. Par ce moyen je puis décorer mon ouvrage de l'image de la fameuse carte.
Elle est intitulée : nova et aucta orbis terrarum description ad usum navigantium emendate accomodata. Gravée par Mercatôr lui-même, elle est ornée en bas et en haut de festons animés de singes ef de figures humaines , contenant une suite de cercles inscrits de noms de vents. Dans les nuages , l'écusson armoriai du duc est surmonté de justicia debout et accosté de pax et pielas assises, toutes les trois représentées sous la figure de femmes ailées ; sous l'écusson les deux génies se tendent le bras de bonne harmonie. Sous les nuages le compartiment contient une dédicace qui porte : Ulustriss. et clemenliss. principi ac domino d. Wilhelmo duci Iuliac. Clivorum et Monlis, comiti Marchiez et Ravensburgi , domino in Revenstein, . opus hoc , felicibus eius auspiciis inchoalum atque perfectum Gerardus Mercatôr dedicabat. Cette dédicace est accostée de deux compartiments , où l'on a 35 vers relatifs aux symboles qui entourent l'écusson, glorifiant les vertus du prince. Au-dessous dans un grand compartiment : inspectori salutem, l'auteur s'adresse à ceux qui regardent son opus, et rend compte de son invention et de