HA SU
^migres byzantine, plus tard, n'avaient rien de mieux à communiquer aux latins que les géographies de Ptotémée et de ses prédécesseurs , ne possédant à cet effet d'exemplaire de horismos. La composition avait donc lieu dans les provinces séparées de l'empire, en Asie, dans les provinces limitrophes de la Perse; or, c'est là seulement que l'ouvrage est connu et répandu. Ces provinces furent séparées par l'invasion des arabes , laquelle arriva cinq siècles après Ptolémée et deux siècles après Agathodaïmon. La composition de horismos est donc postérieure à cette invasion.
Les matériaux pour la composition toute nouvelle, ou pour la refonte de la géographie de Ptolémée, a pu fournir à l'auteur grec, aussi bien l'empire byzantin , à toute époque , que l'empire des khalifs qui prit une croissance rapide. Mais l'apparition tardive et local de l'ouvrage, écarte les matériaux d'un corps stationnaire, inerte, languissant, comme l'était l'empire dans son existence séculaire et insinue ceux que l'alerte khalifat à pu conglober. C'est ce que confirme l'analyse de la fcarlc de horismos. La refonte de la géographie de Ptolémée ne louchant que cetlc immense parlie qui entra sous la domiualion des premiers khalifs, est évidemment le produit de leur époque. C'est sous leur domination qu'un grec avait entrepris et mis a exécution cet ouvrage. Il a pu avoir des indications positives pour détruire le non-sens de Ptolémée dans le Kborassan et aux environs de la Caspienne : mais il décèle l'insuffisance, le manque total de renseignements sur Rome et lin dus. Or, l'ouvrage a dû être composé, lorsque les irruptions des arabes dans la vallée de l'f ndus n'ont pas pris de consistance pour éclairer l'inconnu de celte contrée. On peut donc fixer le temps de la composition de horismos vers l'année 750 (si).
Le savant auteur grec, exploitant les -matériaux des musulmans, certainement n'a pu se passer de leur concours. On peut dire que ta rédaction grecque est l'œuvre commun des arabes et des grecs; on peut présumer que c'était le produit grec et le fruit de l'instruction arabe dans la géographie; que l'élude de la géographie était en pleine vogue avant AI ma mou n, et ce khalif , trouvant à son goût une multitude d'astronomes versés, trouva non moins de géographes instruits, qui étaient en état de faire progresser les connaissances géographiques. L'activité d'Almamoun les anima plus encore. Lui , il était curieux de connaître le rasm et un khovarezmien , soit Abou Djafar Mohammed ben Mousa, le traduisit en arabe, et ce rasm servit de point de départ pour la géographie des arabes.
L'antériorité se laisso confirmer par le produit géographique du temps d'Almamoun.
Géographes et 'Cartes, 850-1050.
20. Ahmed ou Mohammed ben Abdallah ibn Kothaïr ou Kctir, le fareanien, surnommé le calculateur, mourut en 850, encore du vivant d'AI-
(51} Les irrapttoM dam ta vallée de l'Indu» commencèrent de bonne heure mais prirent le caractère de véritable invasion vers le commencement du vin* siècle et se terminèrent à la fin du règne de Motassem, (Mi. Horismos avait son existence entre 813 et 855. A cette époque il est traduit c* arabe ; or, fl est antérieur et son orfgtoe précède la croissance de Hanstrori.
30 GÉOGR. ARABB, 830-1030.
mainoun (0$). Dans son ouvrage astronomique : livre des mouveménB célestes et ensemble de la science des étoiles, il touche les généralités de géographie. Ce qu'il y dit de l'habitable en général (chap. 8*11], s'appuye plutôt sur l'almageste de Plolémée, que sur la géographie au même. D'abord il parle des parallèles du .quart habité, des variations des jours et des nuits, des sept climats, et il sait que la dernière habita* tion est à 66° de la ligne équinoxiale. C'est ce qu'il a pu lire dans l'almagcstc. En astronome, il n'oublie pas les autres contrées du quart habitable, où le jour est d'un mois. C'est le terme de la partie habitable, du moins il n'est pas probable qu'il puisse être plus éloigné. La longueur de l'habitable de l'est à l'ouest est de 480°. Enûn il spécifie, suivant les climats, les noms des régions et des villes les plus remarquables. Cette énumération porte maintes fois une teinte grecque, encore ineffaçable par le langage arabe. Les positions du Sind , sont indiquées de la manière inconnue à ras m (55). Mais l'emplacement de Khodjenda, Osrouschna, Fergana, Samarkand, Balkh, Bokhara dans le IVe climat, décèle que la carte de rasm sur ce point caractéristique, reste intacte et fait croire que l'astronome Kotaïr regardait la carte de rasm, empli fiée par de nouvelles additions, sans qu'elle ait été refondue (s*).
La géographie descriptive gagnait un immense terrain, par de nouvelles connaissances des pays éloignés. Muslim ben Abi-Muslim Horrany, prisonnier de guerre dans l'empire grec, n'y resta pas oisif* De retour dans son pays, vers 846, profitant de la parfaite connaissance qu'il acquit de ce pays, rédigea plusieurs ouvrages dans lesquels il traite de l'histoire de la cour impériale du pays, de ses itinéraires , des moyens favorables pour lui faire la guerre avec succès; en même temps il donna la description de Bourdjan,des Àvars, des Bourghars, des Slaves, des Khazars et autres peuples limitrophes, sur lesquels il a pu se procurer d'excellentes notices (55).
En même temps le khalif Vatsek , vers 840, chargea Sallam de reconnaître les côtes de la mer de Ta ba ris tan ou de la mer Caspienne , à laquelle on donna le nom de la mer de Kbozars, dont la puissance intéressait intimement l'islamisme (se). Les Khozarset les Boulghars, situés
(84} Reinaud signale positivement cette date dans «on introil. à la géogr. d'Aboolf. p. 88. — Il a semblé à certains savants qu'Ahmed al Ncbavend, le calculateur, est le même que nôtre astronome de Farganah.
(53) Voici les pays et les villes enumerés par Ibn Kotbaïr, dans le Sind et au delà vers l'orient. — Jclima : bicsita Sinarum tirbis regia cl Asfetira [Aspitra Ptolemsei ; Asliria Edrisii II, 9, p. 188,190), nbî snus portus ; bine tendis per maris liltora Hind atque Sind méridional ia ; Inné in ipso mari , insulam transit Karal (Karak). — // ciima : transit per Sinas, tom per Sind, ubi eiuitas Mansura , Birun, 08111)01. — /// clima : porrigitur per borealera Sinarum tractum ; tum per Hind, ubi est nrbs Kandabar ; succedunt borealia Sind, regio Kabul , Karman , Alexandria (Rokbadj), Segistan, Mnbammedia (Darni al sakar), Girofta, Sirgian. — IF clima : prodneitur per Tibet regnum ; tum per Chorasan, ubi inter urbes cœteras, CbogendajOsrusohena. Fergana, Samarranda, Bakli, Bocbara, Hira (Hcrat), Ommavia,Mervarud, Mer, Sirhas,Thns, Nisabur, Gtorgian (cap. 9, p. 35-59, Golii note, p. 47, 110, Mil.
(Si) L'ouvrage en question de Kotaïr est traduit en hébreu , d'hébreu en latin et édite. — Muhamfnedis alfragani, chronologia et astronomica clementa, auctnrc Christmanno, Frankof. 1890. — Manummedis fil. Ketiri ferganiensis elementa astronomica, arabtece et latine , opéra Jacobi Golii , Amstclod. 1696, accompagne d'un commentaire géographique de l'auteur. — Nous avons inséré dans notre atlas les climats de Kotaïr. — Voyez Dclambrc, bist. de l'astronomie, p. 65, 66. — Alferghany a de plus composé deux traités sur les instruments qui étaient les plus usités chez les astronomes de son temps (Reinaud, introd. p. 83).
(85) Fracbn, Ibn Foszlaa.p. 20.
(86 Cinquante ans ne s'étaient écoulés Que l'on inventa sur le- compte de Vatsek et de SaHam l'exploration de Gog et Magog , relatée par les géographies de Ibn Rhottrdadhe et de Abounasr cl
RASM, *>. 51
au nord de cette mer, se montrèrent hospitaliers et favorables à sa propagande.
Eu 92 i et 922 Ahmed Ibn Fozlan, ben Abbas ben Rasckid ben Hammad, remplit de la part du khalif une ambassade chez les Boulghars, et rédigea une courte relation sur ce qu'il a vu chez les Khazars et les Boulghars, sur les Russes (Varègues) qui venaient de loin faire commerce dans ces contrées (57). Bientôt on savait, que la cour du khalif de Kordou suivit l'exemple du khalif de Bagdad. En 958, Khasdaï ibn Sprol, visir d'Abderahinan , à la suite de ses explorations, changea ses épîtres avec Joseph ben Àaron, roi des Khazars, par l'entremise de son envoyé Jabar Elazar du pays de Nemez (allemand), qui s'était rendu à la cour de ce roi. Le motif de l'exploration et de la communication était le culte mosaïque professé par le visir et par le roi (ss).
Les investigations faites au uord n'empêchaient pas le succès des autres faites au sud. DeMagreb on pénétra dans le Soudan, et de la mer rouge on parcourut le Habcsch. Les ramifications des fantastiques Nils, se couvraient de populations et de villes nommées d'après les avis des voyageurs. Mais les investigations qui ont eu à celte époque le plus de 6ucces, furent à l'orient.
^ La conquête du Sind était suivie de la reconnaissance des pays situés plus à Test. Une activité extraordinaire se déroula pour un certain temps dans la marine et le commerce. Les navires des Chinois et des Arabes se croisaient sur les mers, qui baignent la grande péninsule du Hindoustan. En 758, les Arabes et les Persans établis en Chine, excitaient une émeute. à Khan fou. Le marchand Soleiman , en 851, traversa les sept mers, afin de visiter la Chine. Quelques années plus tard, en 876, Ibn Vahab, étant en Chine, s'avisa de jouer le rôle d'un ambassadeur, et s'enfonça par curiosité dans l'intérieur de ce pays florissant et communicalif à cette époque , laquelle ne dura pas longtemps.
La félicité chinoise s'écroula bientôt. Vers 878, par une révolution ruineuse, les relations extérieures furent interrompues : mais la narration de ces deux sus-mcnlionués voyageurs, fut rédigée et conservée
djikaml , répétée ensuite par tous les écrivains arabes. A l'époque de celle prétendue exploration , la position géographique de Gog et Magog était déjà solidement établie , également citez les latins et chez les arabes, comme on le voit par les cartes anglo-saxonne et du birounien. (Voyez ci-après la note 193).
(57) La relation de Ibn Fozlan se trouve dans l'indicateur des pays par ordre alphabétique de Iakout. Elle a été traduite en allemand et publiée par Fraebu : Ibn Foszlan's und anderer Araber Bcricbte liber die Russen aeltercr Zeit , Petcrsburg, 4825, in-4* ; traduite en français par C. d'OUsson et mêlée à d'autres narrations arabes ; elle fut publiée sous le titre : des peuples du Caucase et des pays an nord de la mer noire et de la mer Caspienne dans le x* siècle, on voyage d'Abou cl Cassiut. Paris, 48*8, in-8\
(58) Ces deux lettres furent publiées en 1575 par Ishak ben Abraham ben Jehoudah Akrisch , sous le titre de : khôl mebascher (annonce joyeuse). L éditeur nous apprend que ces deux lettres lui tombèrent dans les mains à Constantinople , en 1562. Jean Buxtorf les inséra avec nne version latine incomplète et fautive dans la préface du liber Cusri (Kbozar), à Baie, 4660. Carmoly donua leur version française dans sa revue orientale à Bruxelles, en 4845, ensuite la même, suivie d'explications, en 1847, dans son ouvrage intitule : Itinéraire de la Palestine. — Ces deux lettres sont mentionnées déià dans le xu" siècle, par Abraham ben Daoud , et la conversion des Kbozars au raosaïsme est en même temps racontée par un dialogue entre le roi des Kbozars et le docteur Isaak Sangari , qui le convertit , composé en arabe en 4440, par Jehouda Halevy, traduit en hébreu en 4407, par Jehouda aben Tibbon. — Je ne me propose pas de discuter l'authenticité des lettres. Le dialogue est uue fiction , les lettres peuvent être de la même invention. Il suffit qu'elles sont nn monument d'une date très-reculée , et autant qu'elles sont géographiques elles tiennent à la géographie mahommédaue : par conséquent nous reviendrons sur ce qui regarde notre objet.
M GèOGR. ARABE, 850-1030,
par Abou Zeid Mohammed Hassan, persan de Skaf, reproduite après par différents géographes postérieurs (59). Les relations directes des Arabes avec la Chine, allaient être interrompues; cependant, en 907, Abou Iezid Molmmmcd ben Iezid, persan de Siraf , visita encore ce malheureux empire (ao).
Les marchands et les curieux ne cessaient de voyager. Abou Dalf Mousir ben el Muhelhel, poète, fit de grands voyages, et, vers 943, Rattachant à l'ambassade de Chine, il traverse les vastes pays des Tourks, visitant leurs hordes (ei).
L'interruption des relations avec la Chine n'était donc que passagère. Elle était visitée par les marchands voyageant à travers les terres et les mers. Le commerce avait ses grands chemins, surmontant d'innombrables difficultés. Les juifs y avaient leur part, toute sorte de marchandise passait par leur mains, ils étaient partout, même là, où Ton ne voyait pas d'arabes.
Du nord c'étaient des Russes, qui, à travers la Slavonie, venaient trafiquer à Constantinople et par Volga et la mer kaspienne, avec les Khozars, visitaient les possessions islamiques dans la Perse.
De l'Espagne les marchands passaient le continent par la Slavonie jusqu'à la mer kaspienne et Balkh ; ensuite par le pays des Tagazgaz on se rendait en Chine.
Une autre route continentale à travers toute l'habitable était mieux connue aux inahommédans. Elle passait de Tanger par Egypte, ensuite parDamask, Koufa, Bagdad, Bassora,elle pénètre dans Ahvaz et par le Fars, Kerraan, Siud, Hind elle poussa jusqu'en Chine.
Du fond de l'occident les navires se dirigent par la mer méditerranée vers Antioche du Sour ou vers Fa rama du Mizr. D'Antioche au bout de trois jours les marchands atteignent les bords de l'Eufral el arrivent à Bagdad. Là ils s'embarquent sur le Tigre el descendent à Obollah, d'où ils mettent à la voile pour TOman, le Sind, le Hind el la Chine. Ce voyage se fait sans interruptions.
Ceux qui passent par Fa raina , se rendent par terre en cinq jours à Kolzoum ; ensuite par la mer dans le Hedjar el à Djidda; puis dans le Sind, d'où ils naviguent vers le Hind et la Chine pour se procurer des marchandises (62).
La navigation sur ces vastes mers a pris alors une extension extraordinaire. Les arabes côtoyaient les rivages de l'Afrique jusqu'à Sofola el Yakvak. Les Zendjs croisaient dans les eaux de Bassora el les Sofalas allaient trafiquer à Sou menât dans l'Inde (es).
Beaucoup de géographes, voyageant par curiosité ou pour leurs affaires, voyaient de leurs propres yeux les pays dont ils donnaient la description. Leur liste est considérable. Jusqu'aujourd'hui elle ne con-
(59) Relation des voyages faits par les Arabes et les Persans dans l'Inde et à la Chine , texte arabe imprimé en 4814, par les soins de feu Langlès, publié (traduit et commenté) par Reinaud , Paris, 1815,2 vol. in 42.
(60) Massoudi, notices et extraits, t. I, p. 13.
Fraebo , Ibn Foszlan , p. 13. Reinaud , introd. p. 78. Kurd de Schlœzer, de itincre asiatica comment. Berlin , 4845.
(63) C'est ce que connaissait de son temps et relate Aboul casscm Obeîdallali ben Alimed lbn Kbordadbeb, mort 013 (Sprenger, journal of the astalic socicty of Bengal, 4844, t. xiv, p. 819).
(63) Abou Riban.
GÉOGRAPHES, %i. 33
tient pour la plupart que des noms et des titres, les ouvrages n'étant ni publiés, ni connus: mais elle démontre jusqu'à quel point abondent les matériaux de cette époque pour les investigations géographiques.
21. Abou Osman Amrou ben Behr Djahix, dit Hafiz, mort en 869, composa une histoire naturelle des animaux, et un livre des pays ou des villes les plus considérables , qui méritait grand estime chez les postérieurs (64).
Aboul Abbas Ahmed ben Muhammed serkhassi, appelé communément Ibn Taïb (ou Allhayyb ou Tabib), mort en 899, outre les autres ouvrages, composa le livre des itinéraires et des royaumes (es).
Aboul Kassim Obeidullah ben Abdullah (ou Abdoullah ben Moubammed) ibn Khordadbeh, ledjihanien, mort en 912, vésir du khalif de Bagdad, auteur d'un ouvrage historique, composa aussi une autre géographique très-considérable , sous le titre des itinéraires et des royaumes, ouvrage exploité par d'autres écrivains. 11 y élabora spécialement la description de l'Irak (as).
Aboul Faradj Kodama ibn Djafar al Kalib, le bassorien ou te bagdadien, mort 948, exercé dans la comptabilité, écrivait déjà en 880, non moins estimé et mis à contribution par les autres écrivains, donna une statistique très -détaillée des possessions de l'islam (67).
Mouhammed ben Ahmed Kalib, ou Abou Ishak Ibraïm ben Ahmed Anbari Kalib, mort en 924, laissa un livre des contrées, des régions et des histoires (es).
Abou Abdullah Mouhammed ben Ahmed, ou Abou Nasr Mouhammed ben Aly, le djibanien, vésir de Sammanides entre 900 et 920; durant son long vésirat continuait infatigablement avec beaucoup de savoir les investigations géographiques. C'est dans l'espérance des conquêtes qu'il voulut d'avance connaître les pays qu'il se proposait d'envahir. On fouilla les ouvrages écrits, on examina tous les pèlerins et voyageurs ; on dessina une carte des pays, sur laquelle chaque région se trouva sous son climat, chaque lieu fixé par la longitude et la latitude géographiques; on annota les ressources, les richesses et les merveilles de toutes les régions, spécialement du Sind et du Hind. A mesure que les matériaux lui arrivaient, il continuait à rédiger son grand ouvrage, sous le titre de livre des itinéraires pour la connaissance des royaumes. Cet ouvrage cependant ne contenait pas la description de toutes les petites localités, qu'on voyait sur la carte (69).
(64) Fràehn, lbo Foszlan, p. 40 ; Reinaud, introd. p. S4.
(65) Fraebo, I , c. p. 41; Rcinaod, introd. p. 54.
(66) La bibliotb. bodlcicuoe à Oxford , possède le manuscrit de Khordadbeh (voyez Fracbn , Ibn Foszlan, p. 41, 48). — Kbordadzbeh, Kbordadlibeh (nom persan), fuilprinceps in componcndis libris et quasi a natura factus ad scribcndi elegantiam... Inter libros ejus eximios, liber est de viis et
(67) Kodamae nunquam de manibus deponcbam , dit Ibn Haonkal en 977 ; Edrisi avait son ouvrage en Sicile 4154. — Le manuscrit de Kodama ou Kedamab est tout récemment, en 1846, trouve par Sloane à Kœprilis , près de Giustcndjil en Macédoine montagneuse. •*
(68) Massoudi , Khalfo , Dbcrbelot , Fraebn , p. 14.
(69) Le visir Mohammed ibn Ali le djibanien Tut consulté par Massoudi (notieeset extraits , t. VIII, p. 157). — Isagoge ad coguitionem regnorum : est liber maguus constans quatuor voluminibus
Mohammed ben Hassan Ibn Mokassem, mort en 953, fut l'auteur d'une géographie moins renommée (io).
22. Les voyageurs apportaient ordinairement pour la géographie, les connaissances du commerce , de l'état social ou de la situation des pays et des chemins de communication; rarement les idées scientifiques passaient par leur organe. Elles se propageaient plutôt par les voies littéraires. L'Inde, ensuite la Chine, fournirent à l'astronomie et à la géographie leurs observations, leur doctrine, leurs conceptions. Plusieurs ouvrages indiens étaient assimilés à l'idiome persan avant l'invasion des arabes; avant Almamoun les arabes traduisirent quelques-uns et il est probable que déjà du temps d'Àlraamoun, comme l'astronomie, aussi la géographie puisèrent dans les idées indiennes.
L'Inde avait sa cosmographie dans laquelle le monde terrestre Iombou douipa, Djambou douipa, reposait ou nageait dans le centre du monde en forme d'une tortue, kaurma tchakra (Varaha mihira, p. 325). Du milieu de cet habitable s'élève la montagne Merou, habitation des dieux. Mais le centre de l'habitable se trouve à égale distance des quatre points cardinaux sous la ligne équinoxiale. Lanka formait le point de départ, Yamakola, Djamkout à l'est, Roumaka à l'ouest et Siddahpour, séjour des bienheureux, aux antipodes de Lanka. Tous les cinq points également éloignés l'un de l'autre de 90 degrés (71).
Les Persans transportèrent vers Yamakola (château de Yama) leur château Kangdiz, khandiz où Djemschid passait le reste de ses jours en pénitence dans le voisinage de Djem guerd (château de Djem, Yam) (72). La doctrine indienne n'était pas étrangère a la Perse ; Zendavesta, surtout Boundehesch , la font ressortir. L astronome Djafar Abou Maschar (né à Balkh 805, mort en 885) vers 860 fit partir la longitude géographique de Khandiz vers l'ouest (7s).
Abstraction faite de toutes les fables attachées à Lanka et à ce
gpissis conscriptus à Zein-eddino Abn Abd-atta Mohammede ibn AU al djahioi , veziro principis Khorasauae. Solebat hic congruere peregrinos , oosque interrogarc de regionibus earumque proprietatibus; et qu& ipsi vera vidcbanlur, literis consignabat, postquam libros deea materia persolvisset. Erat philosophus acutus et ediscere studebat quomodoet qua via ad singulas urbes accedere posset,
quo nempe eas expugnaret. Dclineavit terra tractum ï * S (province , Fraelm présume g S
globe) in qno depinxit septem climata cum suis regionibus et cuique climati introitam prabuit, per quem ad regîones intus coraprehensas pervenirel. Dein has, secundum gradus longitudinis ac latiludinis determinavit , unde liber longior evasit. Commemorauit etiaro, singularum région u m dotes et mirabilia Indise et peregrina Sindiœ. Disposait omnes urbes secundum earum si tu m versus orientera, occidentem, septentrionem et austrum et dicere solebat : fieri non potest quin naec regio (a me) expugnetur. Sed assecutus est eum destructor cupiditatum (mors), antequam perfecisset quod volebat. Dicit auctor (libri) ahsan altakasim Ibn al Fakihum , hamadaniensem referre , eum in suo libro non commémorasse, nisi urbes majores, nec nisi pauca de vicia, nequeetiam quœ in tabula depinxerat, in ordinem digessisse, sed confuse tradidisse : dein enm aliquando prae se tulisse vit» rehgios» desiderium et a rébus mundanis abstinentiam professum esse ; atque interdnm eum plorasse, interdum risisse : postea tteruro plurimos regiones expugnare cupivisse. Quod sane maximopere mirandum est (Hadji Kbalfa, ap. Uylenbroek , p. 6, Fraelm , p. 44 , 25). Moliammed ben ÀJi le djihanien , remplissait son vézirat sous Ismael , mort 907, sous Ahmed 907-944 , et pendant la minorité de Nasr
2Iirkbond, hist. Saman. édit. Wilken , p. 34). Il n'a pas achevé son ouvrage. Abou bckr Ahmed ben ohammed le bamdanien , connu sous te surnom de fils de fakyf, exécuta son abrégé et sa refonte (Reinaud, introd. p. 64).
(70) Intitulée : entessar lecora alamsar (Dherbelot).
(74) Voyez l'érndile exposition de cette doctrine dans l'introd. du savant Reinaud, p. 148-320. — Les passages relatives à cette idée s'y trouvent : de Hiuentbsang chinois, 628-645; d'Abou Rihan ai birouni , traité sur l'Inde , p. 69, 64 ; d'ayenakbery ; d'Aboulféda , etc.
(72) Reinand, p. 220-223..
(73) Albirouni, traité sur l'Inde , p. 77 (Reinaud, introd. p. 55, 253).