‹ Géographie du moyen âgeChapitre 56 sur 135 · GÉOGRAPHES · texte numérisé non relu

GÉOGRAPHES

monde indien , les Hindou* fesaieut passer leur premier méridien par Lanka, sous lequel , enlre Merou et Lanka se trouvent Korokter, territoire de Tanasser; la rivière Djomna; le château Rohilaka; la cité d'Oudjein; la ville Sonnihîta (74). Cette traverse du méridien était reprouvée par Prilisonami et par d'autres astronomes (75) : mais le méridien de Lanka n'était pas rejeté, portait le nom du méridien d'Oudjen et servait au calcul de la longitude. Chez les persans et les arabes l'appellation d'Oudjen remplace le nom de Lanka, et la cité

d'Oudjen ^j>\\ Azin, indiquant lé premier méridien, se trouva au centre de l'hémisphère privée de latitude, formant le bouton, la coupole de la terre ^>\\ Azin ^3 A Arin, par laquelle passe le méridien qui

divise la longueur de l'habitable en deux parties égales (76).

Déjà du temps d'Almamoun il y avait des astronomes, qui rapportaient leur calcul à Arin. Mohammed le kharizmien était de ce nombre (77).

Il est évident que le méridien de la coupole (arin) appliqué à la carte arabe ne passait ni par Oudjein , ni par la réelle ou fantastique Lanka, mais par les positions qui avaient 90° 0' de longitude. Or, pour ceux qui plaçaient le premier méridien sur les rives de la mer environan le, s'était présentée dans cette position la ville Schebourban sur Djilun à l'ouest de Balkh et pour les autres qui commençaient leur longitude des îles Fortunées, c'était Nischabour ville de Khorassan (7s). La coupole, pour les uns et les autres, se trouvait dans la vaste mer de Hind ou de Habesch.

C'était une cité, c'était une île imaginaire peuplée d'esprits et personne ne Ta vue. On dit, écrivit à la fin du IXe siècle, Mohammed ben Djeber al Batany (du village près de Harran), que la ligne équinoxiale est coupée entre l'Inde et I Abissiuie dans une île située en cet endroit. C'est ce que l'on dit: mais ce qui est certain et positif, c'est que la ligne qui coupe la ligne équinoxiale du nord au midi, se trouve à égale

(74) Il s'étend entre le diabolique Sala (Lanka, Ceilon), et le divin Sala (Merou), en passant par Robitaka, Avanti (Oudjein), Souniliita (vers de souria siddhanta dans les recherches asiatiques, p. 303, et dans l'astronomie indienne de Guerin , Paris, 4847, p. 450. — Paulisa romain dans l'Inde , chez Abou Rihan , traité sur l'Inde, p. 79).

175) Albirouni , ibid. p. 79.

76} Arin , azin , dérivant d'Oudjein, Ozene, est une heureuse observation de M. Reinaud. 77) Posita est in hoc volumine ab el Kauresmo examina lio planelarum et temporis , seciindum médium locum terre diclttm arin , a quo quidem ad quatuor mundi terra in os equalis babetur distantîa,nonaginta videlicct gradus, secundum quartam circuli porlionem. Omnes enim terre regiones describere omniaque tempora determinare est tediosum et inexplicabile. Quare, pro lemporibus inuumeris meridies pro terris inûnitis arin, anuotata suut , eo seiliect tenore, ut ab hac radiée , per régulas geometricales et arithmeticas , ceteras regiones et tempora determinare non sil difficile (un traité compilé en Espagne, traduit au xi" siècle par Adelard de Bat h, manu se. possédé par M. Chasles. — Reinaud, introd. p. 944-342).

(78) C'est un fait admis parmi les hommes de l'art , que la partie habitable du monde occupe la moitié de la circonférence; on ne s'est partagé que sur le sens dans lequel il faut considérer le monde habitable. Le système des Indiens tient le milieu entre les deux autres systèmes; mais il existe deux opinions parmi les astronomes de l'occident. Suivant l'une, le monde commence à la côte occidentale de la mer environnante et le premier quart so termine aux environs de la ville de Balkh ; d'où il est arrivé que les personnes qui veulent concilier les choses les plus incompatibles , ont placé les villes de Schabourkan et d'Odjein sous un même méridien. L'autre opinion fait commencer le monde aux iles Fortunées, et le premier quart se termine auprès des villes de Djordjan et deNisapour. Mais ni l'une ni l'autre opinion ne s'accorde avec la manière de voir des Indiens (Abou Rihan , traité sur l'Inde , p. 77). — Reinaud , introd. p. 244, 248.

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dislance des fies situées dans l'océan occidental et de l'extrémité des provinces de la Chine. Là est ce qu'on appelle la coupole de la terre (t«).

Cet astronome était du culte sabéen , il détermina avec plus de précision l'obliquité dé l'écliplique, l'excentricité du soleil, son moyen mouvement et la précision des équinoxcs; il mit en usage les procédés trigonométriques et il a rédigé les tables astronomiques , et dans le sixième chapitre de son ouvrage il traite les généralités de la géographie ou de la cartographie (so).

L'habitable est baigné par l'océan environnant (qui porte aussi le nom de la mer verte). La partie connue au nord de l'équateur, jusqu'à Toule (de 60°), n'est que le douzième de la surface du globe. Mais par analogie, il faut présumer que le reste inconnu du globe, n'est pas privé d'êtres animés.

Cet habitable connu , est coupé par plusieurs mers. Albateny donne leur dimension. L'océan près du Tangers pénètre par le canal

appelé LL~~ ou LLLw (si), dans la mer Roum. La grande mer

Habc&ch forme quatre golfes: Berner, Kolzoum , Bassora ou Fars et le quatrième est dans la mer indienne, où elle est dans sa plus grande étendue. Ce golfe s'avance jusqu'à l'extrémité de l'Inde et porte le nom de canal vert. C'est donc de par ce golfe que la plus grande extension de la mer Habesch, Hind, s'étend à 4900 milles (ou à peu près 250) au delà de l'équateur. (C'est la largeur que lui assignait Marin de Tyr, plaçant Prason à peu près 25° sud) (s%); c'est dans cette mer orientale, mers Hind et Sind qu'il y a 4570 fies (ss).

La mer verte (qui est environnante) du côté du nord touche au canal qui sort de la mer Nitasch, où commence la première partie de l'habitée, appelée Europe, entourée par le fleuve Tanaîs, le lac Méotis et les mers (Nitasch), Misr et Roum ou grande, enfin par l'océan occidental. L'autre partie, la Libye, a la mer verte (environnante) à l'ouest, les mers Roum et Misr au nord, Âlarisch (mer Kolzoum ou Ela) à l'est , et la mer Habesch au sud (golfe Berber, car la description d'AIbateny ne dépasse point l'équateur, ne s'occupe que de la douzième partie de la surface du globe) , — il avoue qu'aucun voyageur n'a pénétré jusqu'à

(79) Albateny, chez Relnaod, Introd. p. 884.

(80) Les labiés astronomiques se trouvent dans la biblioth. de l'Escurial. Platon de Tivoli fit, au moyeu âge , une traduction latine qui se trouve dans la bibliotb. nationale de Paris. Une partie de cette traduction fut imprimée : Maliometis albatenii , scientia stellarum, Norimbergae, 1837, in 8* ; cum additionîbus Regiomontani , Bononise, 4645. — Sur Albateni, voyez Casiri,t. I, p. 342;Ibn Khallekan , t. ni , p. 32-4 ; chronique d'Aboulféda , t. II, p. 388 ; Hadji khalfa , t.* 111 , p. 608 ; recueil de notices, t. VII, p. 484; Delambre , p. 45, 37 ; Reinaud, introd. p. 62, 282 et suiv.

!84) La narration de Massoudi remplit par ce mot la lacune du texte d'Albateni. 82) Voyez nos recherches de la geogr. ancienne et la carte de ces rech. n* 22 83) Voici quelques chiffres de la grandeur des mers et des golfes :

Djordjan .... longue 800 large 600 Habesch Hind . . longue 8800 large 2700

Meotide .... — 500 — 100 Berber — 800 — 100

Nitasch .... — 1060 — 500 Kolzoum .... — 1400 de 2 à 700

Roum — 6000 de 6 à 800 Bassora — 1400 de 160 à 800

Adriatique ... — 600 du canal Vert . . — 1600

Comptant 78 milles à un degré, ces nombres paraissent trop forts même pour le système de Ptolémée. La longueur des deux mers intérieures, 5000 et 8000, ferait évaluer la longueur de l'habitable sur le grand cercle a 185 i/s degrés; à quoi il faudrait ajouter quelques degrés de plus. Pour adapter ces nombres à la carte ptolémeenne , il faudrait compter au moins 80 milles à un degré du grand cercle.. Sur le compte du degré à 76 milles, voyez nos recherches de la géogr. ancienne et nos observations sur les mesures des aneieos.

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léquateur, il nomme seulement les régions Senababan et algiemen, qui en sont très-voisines. — Enfin , la troisième partie ou la grande Asie séparée des autres par le Tanaîs, le canal (de Gonslantinople), Elarisch et Ela est baignée au midi par les mers d'Yemen et Hind ; à Test, l'extrémité de la Chine.

On voit qu'Âlbateny connaissait la géographie de Ptolémée (ou quelque ouvrage contre-façonné) et il prévient, qu'à l'exemple de ses prédécesseurs, il disposera les longitudes et les latitudes des lieux d'après l'ordre établi par Ptolémée. Cette longitude et latitude est déterminée dans le livre de la figure de la terre (dans rasm) : la longitude par l'observation des éclipses , et la latitude par la hauteur méridienne du soleil. Il a trouvé et extrait de ce livre de la figure de la terre, les longitudes et les latitudes de 94 villes, dont il copie la liste en y remarquant quelques erreurs (s-t). Lui-même, il a observé deux éclipses du soleil , Tune à Raka, l'autre à Antiochie. En 879, Il s'occupait dans son observatoire à Rakah (Arakte) de déterminer les positions des étoiles. Il a trouvé que Raka, située sous la parallèle 36 (ce qui est juste), avait la longitude 40° 0' ou h* -il' à l'orient d'Alexandrie (réellement il y à 9° 0) (85). Les autres géographes donnaient cette longitude plus forte.

Albateny signale le degré de 65 milles à l'occasion des longitudes et latitudes, or, c'est la mesure qu'avait suivi le livre de la figure de la terre (rasm). Quant aux grandeurs du globe et du degré de 75 milles, elles sont, pour les dimensions de retendue des mers, prises d'un antre ouvrage (se). Albateni mourut en 929.

(84) Dclambre , hist. de l'astronomie, p. 46, 57.

(83) Le nombre des -villes qui ont une longitude et latitude à la fois extraite de rasm par Aboulféda, monte juste à 9-4 ; il semblerait donc que nous possédons toutes les positions de la carte générale d'Almamoun. Pour se convaincre de l'identité de la figure de la terre habitée avec rasm , le meilleur moyen serait d'avoir la liste des positions donnée par Albateni , et de la confronter avec Aboulféda. Mais ni dans les éditions , ni dans le manuscrit de la biblioth. nationale à Paris , la version latine de Platon de Tivoli ne la fournit pas. Il faudrait chercher cette liste dans le manuscrit de la bibliotb. de rEscurial. A mon avis, cela serait plus important que la confrontation de la traduction d'un chapitre avec l'original.

(86) Puisant dans ces inappréciables renseignements que le savant Reinaud exhuma avec tant de soin et de succès, je suis vraiment affligé de le contredire à plusieurs occasions, et d'autant plus peiné que M. Reinaud parait attacher trop de prix à ces observations. La prolongation d'un continent inconnu , admise ou rejetée , n'est pas une affaire trop sérieuse à mon avis , quand la bonne connaissance n'écarte les hypothèses. M. Reinaud veut, pour deux motifs, disculper Albateni de l'hypothèse ptoléméenne , du continent possible ; d'abord , parce qu'Albateni dit qu'on ne connaît la mer environnante qu'à l'ouest et au nord , a partir de l'extrémité de l'Abyssinie (qui touche à l'Atlantique du Soudan), jusque dans la Bretagne. Mais cette ignorance de 1 environnante du sud créait l'hypothèse d'un continent qui se conciliait admirablement avec l'internation de la mer Uind et l'habitable cerné par un océan environnant, comme on le voit par les cartes de Cosmas, d'Istakhri, d'Edrisi, de Sanuto, d'Ibn Ouardi jusqu'à fra Manro. H. Reinaud pense de trouver un autre motif pour son assertion , dans l'extension méridionale de la mer Hind , au delà des limites indiquées par Ptolémée. Hais a mon avis, parce que la mer Hind a sa largeur fixée par différentes dimensions, il

indico pleustes , indiquait l'existence de ce canal près de Zingis ; les arabes le plaçaient à l'est de nie Kamroun. Hais nourrir l'idée d'une mer interne Hind , n'est pas suivre le système de Ptolémée ou copier sa carte , et je désire disculper Albateni d'une semblable accusation. Il n'y a pas de doute , qu'en examinant l'exposition des mers dans les prolégomènes d'Albateni , on rêve un triste sort d'un astronome qui sait observer les astres par en haut et se montre maladroit par en bas. En effet , à commencer par Hipparche, Ptolémée, plus d'un astronome culbutait quand il prétendait devenir géographe. Albateni s'est donc égaré en admettant 75 milles pour un degré et toutes ces dimensions des golfes et des mers , où il renchérit sur la dégradation de Ptolémée , parce que sa longueur de la méditerranée serait de 66°, tandis que celle de Ptolémée n'était que 6ft* ; tandis que dans la géographie arabe, depuis longtemps déjà cette longueur était réduite de 30* de moins (comme le dit

A cette époque la curiosité arabe fil revivre toutes les questions de l'antiquité sur le cours des fleuves de l'Indus, du Nil, sur les communications des mers, de l'Euxin, de la Caspienne, de l'Inde, de l'environnante. L'ambre, disait-on, s'était trouvé dans la merde Syrie; les débris d'un navire cousus au moyen d'une lilasse de cocotier, aux environs de File de Crète. ÀbouZeid expliquait leur passage parles communications de l'Euxin avec la Caspienne et de celle dernière par l'océan avec la mer de l'Inde (s 7). Les témoignages des auteurs grecs venaient à l'appui des différentes assertions et les voyageurs venaient trancher ces débats.

Aboul Hassan Ali ben Hossein al Massoudi Kodbeddin, nalif de Bagdad, quitta de bonne heure sa ville natale pour courir la terre, comme le soleil court le firmament. En 915, il se trouvait à Bassora et visitait Istakhar ; l'année suivante il parcourut l'Inde d'où il se rendit dans une île voisine de l'Afrique qu'il nomme Kanbalou; ensuite il visita Oman et une partie de l'Arabie méridionale, et la même année se trouva en Palestine. C'était une course rapide : mais ensuite il explora les côtes de la mer Djordjan ; de l'extrémité du Khorassan il passa au centre de l'Arménie; de l'Irak il se rendit en Syrie; il visita l'Egypte, diverses parties de l'Afrique, de l'Espagne et du Roum. En 945, il revit Bassora, commença à rédiger ses relations et mourut en Egypte, 957.

11 composa d'abord un grand ouvrage sous le titre de mémoires du temps (akhabar alzaman); ensuite, entre 945 et 947, un aatre moins étendu intitulé : prairies d'or et mines de pierreries (moroudj al zeheb) ; en dernier lieu, en 957, il réunit les observations plus abrégées sur l'histoire, la géographie et les doctrines philosophiques sous le titre de : livre de l'indication et de l'admonition (kitab altambih ve alaschraf)(88).

Massoudi dit que ses prairies d'or sont des extraits de ses deux ouvrages plus élendus, c'est-à-dire de ses mémoires; cependant il cite une cinquantaine d'auteurs arabes, dont il a compulsé les écrits. Son ouvrage est historique et chronologique : mais il contient de nombreux chapitres, tout à fait de géographie. Sa longue et riche description des

M. Reinaud). Albateoî s'est donné la peine do reproduire toutes ces choses. Certainement il aurait mieux fait de renoncer à cette érudition , mais ses paroles ne donnent aucuue approbation , 11c décèlent aucune tendance à concilier les choses disparates, séparées par le chiffre de 75 et 65 milles de la valeur du degré. Lui , Albateni, n'approuve que les longitudes et les latitudes du livre de la figure de la terre ou il remarque les erreurs , et il est probable que dans les chapitres qui suivent, il ait relevé ces erreurs. La carte d'Albateni n'est pas la carte inventée et tracée par M. Reinaud , d'après l'idée qui le dirige : mais celle que M. Reinand a pu reconstruire , d'après les 94 positions dont le catalogue est annexé aux tables qu'il avait à sa disposition dans le mantisc. de l'Escurial.

(87) Relations des voyages des Arabes et des Persans, t. 1, p. 90.

(88) Le premier n'existe pas. — Du second, c'est-à-dire des prairies d'or, on a trois exempt, dans la biblioth. nationale à Paris ; trois autres dans la bibliotb. de Lcydc ; trois dans la biblioth. d'Oxford. Mais cet ouvrage n'est connu que par des extraits faits par de' Guignes (dans le 1" vol. p. 1-67 des notices et extraits de la biblioth. de Paris); d'an chapitre sur le Caucase , la traduction allemande fut donnée par Uabicht (Beschreibung des Kaukasus, Breslau), reproduite par Klaproth (Bescbreib. der russ. Ptovinzen zwischen d. kasp. und schwarz Mecrc, Berlin, 1814, et en français dans le t. l*r de son magasin asiatique). D'Obsson a disséminé les passages relatifs aux peuples du nord dans son ouvrage des peuples du Caucase et des pays au nord de la mer noire, Paris, 1828. Nombre de passages d'une grande importance sont rois au jour dans les savantes publications de Reinaud. — Enfin une version anglaise des prairu s d'or est entreprise : el Massudis hislorical eneyelopaedia ,. cntitlcd, meadows of gold, par Sprengcr : le premier vol. parut en 1841 . — Du troisième ouvrage du livre de l'indication , Vexcmpl. se trouvé dans la biblioth. nationale à Paris ; Silvcslre de Sacy en a donné une notice dans le t. VIII du recueil de notices, p. 132. — Il existe encore sous le nom de Massoudi ketab aladjaïb on livre des merveilles, qui ressemble aux antres de cette espèce, se trouve dans la biblioth. nationale à Paris (Reinaud, introd. à ligcogr. d'Aboulf. p. 66-7*).

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