GÉOGRAPHES
sont comptées en parasanges. Il voulut faire son ouvrage nécessaire autant aux voyageurs qu'aux hommes d'état, (aoi).
L'espagnol andalous, Abdalla ben Abd al Azix, ben Abilmosab Abou Obeid al Bekri, 1095, auteur de différents ouvrages , composa un dictionnaire des régions et des lieux de routes (aoa); une description trèsintéressante de l'Espagne et de l'Afrique, étant à la portée, par sa position, de les mieux connaître que les autres pays, qui ne furent pas négligés dans ses études (203).
Un autre espagnol Abou Bekr Mohammed* ibn Alaraby, né à Séville en 1080, après huit ans de voyages et d'études dans sa jeunesse (1096- 1104), composa son itinéraire (*<u).
Un espagnol encore, Abou Hamid , ou Abou Abdallah Mohammed, garnatien , né en 1080, se mit en mer dans sa 37°" année et relâcha en Sicile. L'année suivante il passa en Egypte; en 1122 il se trouvait à Bagdad; en 1131, il s'embarqua sur la mer Caspienne et arriva sur le bord du Volga. Pendant plusieurs années, il parcourut les pays des Khozars et des Boulgars (en H 36) et fit trois voyages vers l'embouchure de l'Oxus à la capitale de Kharizm. Il visita de nouveau Bagdad en 1160 et y composa l'ouvrage intitulé : recueil de remarques singulières faisant connaître une partie des merveilles du Magreb. Deux ans après il se trouvait à Mossoul, où il composa son traité intitulé : don fait aux personnes sensées et choix de choses singulières. Il mourut à Damas 1170. Il paraît qu'il a visité et l'Arabie et l'Afrique. Grand voyageur qui aurait pu rendre de services signalés aux sciences, s'il avait possédé plus d'instruction et de critique. Cependant il fournit de renseignements à différentes branches de commerce, de fabrication et d'objets de la nature (405).
Le défaut de l'idiome arabe et l'indolence de son écriture à rendre les noms étrangers, embarassèrent de bonitô heure les géographes. Il fallait donc étudier et distinguer ce qui se ressemblait pour la forme et différait au fond. Mais les mots mêmes de leur idiome y avaient leur part, et les noms propres peu nombreux de personnes, créaient une confusion croissante. 11 fallait donc remonter à leur origine afin de les
(201) Hadji kbalfa a va un manuscrit de cet ouvrage écrit du vivant de l'auteur en 4048. Voyes lim Foszlan deFraebn, p. 60, 54. — Peut-être le même est donné dans la bibl. orient. Dherbelot sous le nom de Schemseddin al Coati, natif de Jérusalem, auteur d'une géographie qui porte son nom et qu'il composa 414 de l'hégire (4093). M. Reinaud semble partager cette dfmion, acceptant l'année donnée par Dherbelot, quoique il ne le nomme pas à celte occasion (inlrod. p. 400).
(202) E description* grammaticorum Soyouthii : iuscriptio codicis lugd. hatav. n* 4700, vel 4*4 : apud Uylenbroeck.
(205) Quatremère a donné une notice étendue de la descr. de l'Esp. et de l'Air, (recueil de notices, t. xn), qui se trouve dans la bibl. nat. de Paris. Le titre de l'ouvrage parait avoir été ; les -voies et les provinces. Ce titre est indiqué par Hadji kbalfa — Pascual de Gayanos possède un -volume dépareillé, qui porte le nom de Rckry; ce volume contient la Syrie, l'Egypte, les Khozars, etc. (Reinaud, introd. p. 403). Son dictionnaire est restreint à de noms koraniques et de tradition ; un exemplaire de ce dictionnaire se trouve dans la bibl. ambrosienne, à Milan , trois vol. in-4* (introd. p. 404, 405). — Un semblable dictionnaire avait été composé dans le Kharizm par Aboul Cassent Mahmoud Zamakbscharien, mort 4444; ses exemplaires se trouvent dans la bibl. de Leyde et de Paris (introd. p. 408 , 406).
(204) M. Reinaud cite dans son introd. (p. 424) le diction, biogr. d'Ibn Khallekan , mais il faut y rectifier les dates.
(205) Il voyagea 83 ans, et mourut nonagénaire. La notice très-intéressante sur cet Espagnol de Grenade est faite par le savant Reinaud (introd. p. 444-443) à l'aide des ouvrages de Maccary et de Hadji kbalfa, ainsi que des indications fournies par l'auteur lui-même, dans sou second traite, dont
Slusieurs exemplaires se trouvent dans la bibliotb. nation, de Paris. M. Reinaud observe que H- Fraelm bn Foszlan, p. 40) a (kit de cet espagnol de Grenade , deux hommes distincts.
distinguer et une grande quantité, portion de ces origines, examinait les noms géographiques. Ces sortes d'ouvrages, nécessaires aux géographes, étaient déjà nombreux à l'époque où nous sommes («os).
C'est l'époque du contact de la géographie latine avec celle des arabes. Or, nous interrompons la revue des travaux de ces derniers pour reprendre la marche des latius , jusqu'aux années mémorables dans lesquelles les deux sœurs se donnèrent la main en Sicile.
(106) Je vais extraire en résumé ce que le savant Reinaud a dit, avec tant de connaissance de chose dans son introduction à la géogr. d'AbouIféda (p. 4D8-444). — Le plus ancien des auteurs pour la science des noms qui se ressemblent dans récriture, mais qui s'appliquent i des objets différents, eatAboul hattan AU Aldaracothny , lequel florissait à Bagdad vers 976. Un ouvrage analogue fut composé en Egypte, vers iOOi par le hafedh Abdalgany. Les deux ouvrages furent fondus ensemble
Sar l'auteur d'une histoire de Bagdad, Aboubckr Ahmed Alkhatyb, vers 4058. Abou na*r ali ibn Tacoula vint peu de temps après y ajouter de nouveaux articles, et publia le tout en 4074, sous le titre de complément ; lequel , un siècle et demi après , obtint un supplément composé par A* Noctka, mais la matière n'était point épuisée. Abon bekr Alhatemy, mort à Bagdad 4188 , composa deux traités sur les origines et un sur les noms des lieux. Aboul Madj Itmael Almaustely, né a Mossoul 4479, prépara deux ouvrages qui paraissent traiter à la fois des origines ainsi que des noms. En ce qui concerne la science des origines proprement dite, l'ouvrage qui a eu le plus de répétition est composé par Abou Sood AbdaOrerym AUamaany, né à Herou 414S, mort 4467. Huit volumes formaient une masse un peu considérable f or, un écrivain de la Mésopotamie Ibn Alatyr, le refondit et le mit en trois volumes. Trois siècles après, Soyouty, écrivain égyptien, abrégea 1 abrégé d'Ibn Alalyr en un seul volume. Abou Matuour Mauhoub Aldjavalyky, né a Bagdad 4073, mort 4448, composa on almoarrab ou l'arabisé; apparemment il y traitait entre autres choses, des noms géographiques.