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VI $ect. J Dhamar (mi) . . >^f^ 66 20 — Jj 44 0
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Sakoutra . . . w*e 72 6 — b 11 0
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V//wcr. IleKotroba. . . ^J H2 Oftss). ir20 0
V7/i *e<. Agna de Serindib. J 108 0 — 1 9 0
Cette suite prouve que la table rogerienae était plus régulière que sa petite image; plus exacte, basée sur des mesures et des peints déterminés. D'autres preuves vont confirmer cette observation.
Nous avons vu que les arabes, vérifiant la mesure du globe relatée par Ptolémée, l'ont admise. En effet , le rapport du parasange et des milles usités en orient, aux stades substitués par Marin et Plolémée aux anciens, produisait un chiffre raisonnable de 8,000 parasauges de la circonférence comptée par 180,000 stades. La vérification arabe donna un résultat quelque peu différent, et on savait que le degré tenait :
Suivant Ptolémée. . . 22 , 2 paras. 66,6 milles. — Schaker . . . 19 «/• — «6,6 (57 */»).
Edrisi ne fait aucune mention de ces dimensions qui dirigeaient les savants arabes, à leur plaee il en cite trois différentes.
Il dit d'abord que la circonférence de la terre se divise en S60 degrés. Sous la ligne équinoxiale, chaque degré vaut 25 parasanges, chaque parasange 42,000 coudées. Or, la circonférence monte à 108,000,000 coudées oq 9,000 parasanges. Il dit ensuite, que d'après ces rapports de division et sous-division de la parasange, la circonférence de la terre est de 132,000,000 ou de 11,000 parasanges au rapport des Indiens, car tel est le calcul des Indiens. C'est la seconde dimension. Mais d'après Herates (Eratoslhènes), qui mesura cette circonférence et qui la divisa en parties égales, chacune composée de 100 milles, elle serait 36,000 milles ou 12,000 parasanges. Cest la troisième dimension.
On peut avancer que les deux dernières ne sont mentionnées que comme simple érudition qui connaissait la discordance des opinions, et que la première, la seule et unique dirigeait la géographie de Sicile. U
(9*4) La carte offre comme à l'ordinaire dans l'écriture arabe les chiffres 4, 6, 7, très-indistincts. Près de Dhamar l'incertitude de l'annotation de la longitude augmenté par l'insertiefc d'an signe an dessus qui parait être nne marque des minutes , mal placée.
(4M) La carte place Dhofar an nord de Dhamar, la latitude annotée porte au nord de Sanaa même. Les distances cependant déroutent ces situations , lorsqu*Edrisi compte de Dhofar à Sanaa 40 ou 4M milles et de Dhofar à Dhamar 86 seulement (p. Si, 449). Cette dernière, en effet, est insuffisante. Dhofar est i l'est de Dhamar et tous les deux ont la même latitude. La carte plaçant Dhofar an nord, pajfcit tai annoter la même longitude que celle de Dhamar 66 10.
(4M) Le longitude d'Agna étant plus lisible et donnant 108 degrés , il faut présumer que celle de Kotroba n'offre que smm^++& 91< Voyes n* 48 de notre atlas.
H0G8R ET BMUSI, 6t. 101
est quelque peu étonnant que réradit négligea de relater la dimension ptoléméenne. Il en résulte que le degré tenait :
Suivant Eratosihénès. . . 35,5 paras, ou 400 milles.
— les Indiens. . . 30,6 — 90 —
— les Sfciliens. . . 25 .— 75 —
On voit que les deux dimensions du globe relatées par Edrisi sont connues et notées dans d'autres ouvrages : mais la troisième, d'où vient-elle? seraitrelle de l'invention d'Ednsi?Non, elle n'est pas inventée, elle est positive, sicilienne, traditionnelle en Sicile, toujours connue par les hommes instruits de cette Ile». C'est la grandeur qu'anciennement Pytbeas de Marseille donnait au globe. Timeos de Tauromenium la connaissait transplantée dans les écoles siciliennes. Les 600 stades du degré considérés comme italiens, dont 8 composaient un mille romain, donnaient 75 milles à un degré et ees milles sont convertis par le géographe arabe en parasanges (ss*). Nous allons voir en effet quelques indices, que les géographes siciliens composaient la table rogeriennc réellement sur cette grandeur du globe.
61. L'habitable est ronde; ses rivages qui ferment au sud la mer de l'Inde s'étendent le long du 43* degré de latit. au dessus de la ligne équtnoxiale (de la latitude méridionale); au delà, la latitude méridionale de l'habitable est indéterminée. Quant à la latitude septentrionale , elle atteigne à partir de la ligne le 64' degré. Le reste est entièrement désert à cause de l'intensité du froid et de 1 abondance des neiges (p. 31). C'est sous cette latitude de 64° que Ptolémée plaçait les Scythes inconnus t établis au delà de la parallèle de Tbulé, au delà de tous les climats, sous la 30°" des parallèles plus importantes (almagesla II , 6, p. 29).
Cette partie de l'habitable, depuis la ligne êquinoxiale jusqu à 64* de latitude septentrionale, est divisée dans la description édrisienne en sept climats. Sur la petite carte ronde ces climats sont de largeur égale, mais il n'en était pas ainsi sur la table rogerienne. Edrisi dans chaque première section des climats annota la largeur de chaque climat. La
largeur du premier est de S ^S 20* 27' en commençant de la ligne êquinoxiale. Le second est de 7» seulement ; à la suite la largeur du sixième est de 3° 45' et le septième contient le septième entier et tout ce qui est au delà jusqu'à 6i% c'est-à-dire à peu près 47° de largeur. Les latitudes sont observées sans échelle, modelées sur les degrés de 25 parasanges ou 75 milles.
Edrisi compte la longueur de la mer de Kolzoum 4400 milles, en les divisant par 75 milles au degré , on a 48° 40' en remontant de bab el Mandeb jusqu'à Kolzoum. En effet, le Persan et Nassir eddin comptaient depuis Àden , qui est à la hauteur de bab el Mandeb jusqu'à Kolzoum l'intervalle de la latitude 48° 30*, et Ibn Saïd 48° 5ff.
La miniature de la table ronde, malgré son imperfection, observe dans ses contours les latitudes assez attentivement. Trebizond y est dans
(t»4) Ponr retrouver le nombre de stades qui donnaient origine cnei les anciens Grecs a tant de confusion, {1 faut multiplier les milles dn degré ptoléméen par 7 «/a, le degré d'Eratostnene par 7. et le degré sicilien par 9, on obtiendra 600, 700 et «00 stades ponr le degré respectif de cliacun.
fOf Gfe*R, MIIMt 84**04.
^ v-r d^l ^ JfcçoWPlHwte 4bn$ k ¥1"^, insista position s'y trouve rasant ïê cinquième climaj, ipé q» Jpî «>nne 43* W de latitude. La petite carte ronfle et les cartes itinéraires le veulent ajijsj. M\on» maintenant examiner la longitude.
La longitude entière de l'habitable montait su? la table rogerienne à 180* comme la donnait Ptoléméè (Edrisi VI, 10). Edrisi divise chaque t^imaten dpx s#c|i£ns. Sur la première section diu premier climat S a annoté une longitude pour tontes les sections k* 49*. S'agirait-il de la
Sigtade 4e chacune des sections, ou de la longitude entière de toutes sections à la fois? l'erreur grossière dans ce chiffre est évident. Pwsqwe an boni de la troisième section, la position de Nouabia et du passage sous la ligne du fleuve Ghana sont marqués : longitude de 53*. Qt, Ici trois seetmns offrant 64 degrés, chaque section serait de 18* et taules les dix de 180* conformément a raeceptation de la longitude pjolpinéenne de l'habitable (Edrisi VI, 10) (im).
(jette égalité des sections est encore confirmée par la longitude de K#lrpba 112* placée dans la septième section (108M26*). Mais de suite la longitude de Serindib 103* on 108% annotée dans le huitième climat (126M44*) déroute cette égalité des sections.
Constantinoole est placpq dans la cinquième sectionner, une longitude de Î3* lui serait assigné?. JEfU-il passible d'imputer à la table ronde rogerjeqne une sémjbjlaMé Ippgjmdeî
Supposant même que les serions du premier climat soient chacune ,v émentdé 18% M f^ut a?puer une les sections des autres cUmats n'observent point cette égalité de longueur.
liais la suite de longitudes extraite du premier climat dit le contraire quand on y voit au bout de ja. troisième section , la longitude 53* 0* de Nouabia, et an bout dé la swèrae section la longitude de Merbat très-» çla irement annotée de 73* tf. Par conséquent :
Les trois premières secjipns, étendues par 54 degrés, contiennent chaque 18 degrés en longueur;
Les trois suivantes , 4 , 5 et 6 , s'étendent de 54* à 74* par 90 degrés seulement , ainsi que pour la longueur de chacune on n'a que 7 degrés ce qui est moins que la moitié de la longueur des précédentes^
Cette inégalité de leur longueur admise dans le premier climat, s'étend par tous les autres ; elle explique plusieurs difformités fk? |a table rpnde qui choquent la vue; cest elle qui est cause de l'excessive extèpsiop de la médilerranée entre Syrie et Sicile, disproportionné^ avec celle qui est entre Sicile et Gibraltar.
La petite carte ronde est une image infidèle de la table ronde; image flctjve, tracée à couo-d'œil , d'après/ les sections qui divisaient arbitrai rement Jes descriptions ^les pay§ de chaque climat. Sans échelle* die n'observe aucune longitude, elle offre une figure fictive pleine «raccourcis et d'exagérations démesurées^ Elle excède ayec l'étendue de la mer médilerranée et son excès est' approuvé et ççofirmé , par la des-
(Î33) Aboniréda semble présumer l'égalité de la longcnr des sectioos. t\ dit en général : scriptorua in uoc génère seqnenli tuas est metbodo. Partibatnr clinula singnla in decem partes. Jaas .__-^J- ... .. .-* m m* ..yj\ unaiypasqne iUarvm <Ucem tartina» 4S gx
fôty s4 coïifprmcreat p«aH»fe a eette égalité di
Tanar ^ ------
ROGER ET ËtffiîSI, 6*. 103
cription des £ays de cloque section , ainsi qu'il fàut absolument conclure, que ces sections , étant tou tes égales, également larges et longues, ne sost égaies sons le rapport ées longitudes et des latitudes qu'elles contiennent; et (Je même elles se distinguent par retendue inégafe de la longitude comme par de trop fortes inégalités dans les latitudes, représentant les climats inégalement larges. La table ronde graduée offrait un autre aspect.
62. Les géographes de Sicile savaient , comme le dit Edrisi , que la longueur de la mer de Syrie (de la médi terra née) depuis Tune jusqu'à l'autre de ses extrémités, est de 1156 parasanges. Ce chiffre, si on le porte sur la ligne éouinoxiale, divisé par 2S, donnerait 45° 26', de la longueur de la méditarranée. Supposant même que ces 1136 parasanges turent comptées par les géographes su? la parallèle de la mer 30° de latitude où le degré de longitude tient 20 parasanges : la longueur de la Méditerranée serait évaluée à 56° 48', ce qui est loin de remplir l'excès de son image. Ainsi que cette partie essentielle de la table rogerienne contredit l'excès de son image, et démontre à mon avis, positivement et irréfragahlement, que la table ronde avait une construction plus parfaite («se).
Les relations données par Edrisi fourmillent de contrariétés, de contradictions, de propos incohérents. Il n'y a donc rien d'extraordinaire quand d'autres généralités et quantité de détails ne s'accordent pas avec ces bases de la table ronde, que nous cherchons à débrouiller. Nous avons un exemple de cette incohérence dans la notice sur la mer Caspienne. Edrisi donne à sa longueur de l'occident à l'orient, en déclinant un peu vers le nord 800 milles, et à sa largeur 600 milles (V, 7, p« 332; citée par Aboulf. p. 152). Cette même longueur a 1000 milles et sa largeur depuis la côte de Djordjan jusqu'à l'embouchure du Volga a 650 milles (p. 8) (îst). Cette direction de longueur et de largeur, conforme à l'opinion de Ptolémée et des anciens , est contredite par la petite carte ronde qui s'accorde avec la direction réelle connue par les arabes et tracée sans aucun doute sur la table rogerienne. Il faut donc comprendre la diction d' Edrisi à la renverse, la petite déelinaison vers le nord pour la longueur et la direction de l'orient à l'occident pour une inclination*
la longueur du PontrEusin , depuis le détroit jusqu'à son extrémité, est de 1300 milles (p. 7; VI, 6. p. 405) (33s), la largeur de 300 à 400 Bailles. Cette longueur est la longitude géographique du Pont. A voir la petite carte ronde, la carte itinéraire et la description édrisienne , (en admettant los sections de la longitude égale), cette longitude du Poot monterait à 35°. Mais les sections 4 et 5, pour sur ne comptent pas 18° de leur longitude ; pour sûr elles n'ont chacune qu'environ 9e,
.(236) Si l'on voûtait compter la longeur de 4436 sur la grandeur dn degré de Ptolémée on aurait sûr la ligne équinoxiale 51" 40' et sur le parallèle de Rhode à peu près 64°, ce qui excéderait la Iongaettr excessive de la mer méditerranée de Ptolémée : or, les 4136 parasanges ne sont pas applicables a« système ptolémée».
(337) Les 4000 et 800 milles, sont portés à 0M par un autre passage d'Edrisi (VI, 7, p. 337). Mais ces derniers comme les antres sont comptés sur une ligne oblique, du rivage de Serir ou de bab el ab vab, jusqu'à Abeskoun.
(138) Cette longueur de l'orient à l'occident est portée à 300 milles (VI, S, p. 391) : par erreur.
104 CÈOGR. LATINE, S4i-flS4.
et la table rogerienne n'admettait pas une longitude aussi exorbitante du Pont. Elle évaluait cette longitude à 1300 milles sur la ligne équn noxiale, obtenant 17° W de la longitude du Pont. Ainsi que :
Supposant la longitude de Conslantinople ... 49° tf
Longitude du Pont, i 300 milles 17 20
Isthni caucasien , 600 milles 8 0
Largeur de la mer Caspienne, 600 milles. ... 8 0
On aura pour Djordjan la longitude de . 82 20 Ou bien :
Supposant la longitude de Conslantinople ... 46* 40*
Longitude du Pont, 1500 milles 17 20
Isthm caucasien, 600 milles 8 0
Largeur de la mer Caspienne, 600 milles. ... 8 0
Et cette dernière supputation paraît être juste, parce que ceux qui assignent 46° 40* de long, à Conslantinople fixaient sa latitude à 45° 40*, et la position de Conslantinople dans les cartes dEdrisi rase le sud du climat ri, c'est-à-dire se range à 43° 40r de latitude (ms).
La longitude de Constantinople étant. ... 46° 40r
Celle de l'embouchure de Fas serait. ... 64 0
Et celle de bab el abval 72 0
Enfin de Djordjan 80 0
Je pense que telle a été plus ou moins, la longitude géographique de ces points marquée sur la table rogerienne, conforme aux connaissances des* Arabes qui coopéraient à la construction de la table ; conforme aux indications positives des longitudes annotées par Edrisi dans le premier climat (*4o).
Le roi Roger voulut savoir d'une manière positive les longitudes et les latitudes des lieux et les distances respectives des points qu'on allait placer sur la carte; sa planche à dessiner, et la table qu'on a copiée ensuite, portaient ces lieux et ces points, tracés un à uu au moyen de compas de fer. Pour exécuter cet emplacement respectif, on devait tracer sur la planche' et sur la table les méridiens et les parallèles. La pelite carte ronde n'offrant que les parallèles limitant les climats , dénonce que sur la table rogerienne les méridiens et les parallèles étaient courbes. Plolémée avait prescrit les règles de plusieurs projections, et proposa une projection aux méridiens et parallèles courbes , mais elle ne s'adoptait pleinement à la table ronde. En regardant la petite carte
(t39) La position de Constantinople à 40* 40' de hragit. et 45' 40* de latitude était connue en Espagne par Khasdaï, par Arzakbel.
(140) Je ne prends pas en considération les 1100 milles de la longueur delà mer Vénitienne, parce qu'elle est trop inclinée ; ni les 4600 parasanges de la longueur de la mer de l'Inde parce que ce chiffre est erroné. Suivant Aboulféda on donnait à la mer de l'Indo t748 parasanges, il serait dose probable qu'au lieu de 4800 il faut lire 2900. En ce cas, une semblable longueur de la mer de l'Inde donnant 110*, placerait bab el Mandeb à la longitude de 70*. Même la petite carte ne répond pas à un semblable emplacement. En effet, bab el Mandeb d'après 1, 5 est 64" C
EOGER ET »ftISI , «S. 105
ronde, je pense qm*m s'était servi à h cour de Roger d'une espèce de projection arbitraire, en inclinant les parallèles à volonté et les méridiens relativement à la rondeur de la table.
Toutes ces considérations prouvent que la petite carte ronde, retraçant une idée générale de la table rogcrienne, offre son image imparfaite et sous beaucoup d'égards infidèle, inexacte. Je pense qu'a l'aide de la carte itinéraire , qui donne plus de détails, signale certaine quantité de longitudes et latitudes géographiques, on pourrait avec succès restaurer jusqu'à un certain point la fameuse table ronde. Pour bien comprendre et approfondir la marche de la science à cette époque, il serait utile d'exécuter cette restauration. Pour la faire il faut être en possession de toutes les cartes itinéraires. Je ne connais que quelques sections, notamment trois du premier climat, lithographiées et attachées à la publication de la traduction du texte; dix autres : cinq du vi"* et cinq du vu"' climat, dont je possède une calque; enfin, huit antres : quatre au i*r climat et quatre du u1™, dont les calques sont aussi en ma possession.
65. C'est encore à la gracieuse bienveillance de M. Jornard que je dois la connaissance et la possession de ces sections. La copie des premières est exécutée par H. de Beaumarchais, et tout porte à croire que l'on peut avoir une pleine confiance dans son savoir faire et son exactitude assidue. Je les ai gravées dans mon atlas réduites à un tiers (n° 41, deux planches de notre allas). Si par hasard dans la calque quelque inadvertance s'était glissée, elle ne peut faire tort à ma carte. Pour la mienne, je n'en ferai responsable personne : ses écarts sont à moi, je les attribue à mon insuffisance, à mon ignorance; j'accepte avec résignation toute réprobation qui pourrait s'élever ; je dirai : corrigez et veuillez faire mieux. Je puis dire la même chose de huit autres réduites à un cinquième de l'échelle (n* 45 de mon atlas), dont le calque a été crayonné par mon ami Léopold Sawaszkiewicz, auteur du génie de l'orient et d'autres ouvrages. Je repète, qu'on veuille faire mieux. En attendant je ferai quelques remarques sur la nature et la composition de la carte itinéraire.
J'observe que le dessin de la carte itinéraire du manuscrit d'assfelin est assez soigné, exécuté avec attention. En effet, c'est une peinture. Le terrain seul y est laissé en blanc. Presque tous les contours sont noirs et gros. Les mers sont de couleur bleue repassée par des traits ondulés, blancs très-serrés; les fleuves vert-jaune; les forêts vertes; les montalagnesde différentes couleurs, rouge, vert, rose, violet, animées de traits blancs; les villes en forme d'une rose, sont dorées. Les sections, dessinées séparément, s'accordent à leurs tranches et forment un seul ensemble. Sous ce rapport les inadvertances sont rares. On les voit entre les sections 4 et 5 du vue climat, entre les sections 5 et 6 des VIe et vne climats. Le plus grave désaccord figure dans le contact des 2e et 5* sectionsjdu climat vi, où Garmisia est deux fois marquée, et les fleuves Danu et Drava sont loin de retrouver leurs cours. Dans les nuits autres Hindo Sin, à peine qu'on remarque quelque incohérence, tout y est régulier.
La suite des sections est comptée de droite à gauche; la description observe la même marche. 11 semble que le dessin avait été exécuté dans
106 GÊJ06R. &**»«, siwte*.
un sens inverse* de gaucfee i droite, panée que les montagnes et un lac deia<S4çMw $ du climat, vin tolerrompus mr la tranche, ne sont pas achevés sur la précédente section 4, On a pu oublier de Unir, de terminer» uiajs on n'aurait pas continué ce qui n'était pas commencé. De méjne Matai de la ^ section du Ier climat, interrompu sur la tranche, nf se trouve plus dans la précédente section 8. Aussi, Remanie, Russie GetuliewQt inscrites en continuation sur les sections précédentes et non sur les postérieures. La description parait connaître cette marche inverse, lorsque dans la description de la 4** section du vr5 climat (p. 390), elle dit : qu'au nombre des villes de Russie comprises dans ta précédente section, il faut compter Sermeli. Cette précédente section est la cinquième, tuivanle, postérieure dans la description (vi, 5, p. 597) : préoédente dans 1'exéeution de la carte. La direction et la coopération eonrniufie des latins et des arabes se croise maintes fois sous la plume d'£drtsi,
L'écriture offre beaucoup plus d'insuffisance que le dessin. Rapide, négligée, elle fatigue la lecture et jette dans l'incertitude. Nous réservons de pins amples réflexions à l'analyse spéciale des sections dont nous possédons la calque.
La table itinéraire est une partie intégrante de la description; elle avait son existence avant la description. Edrisi l'avait sous ses yeux et souvent H renvoit le lecteur à la regarder. Elle indique les positions relatives des points et la direction des itinéraires et des distances. Quand la direction des distances du texte ne s'accorde pas avec celle de la carte, lui est contraire, reste alors à juger laquelle est réelle. Le texte détermine par le nombre de milles chaque distance ; la carte n'en donne aucune, ni aucune échelle pour les distances; elle coordonne les directions des points pour aider la vue et la description.
64, La table itinéraire entière forme on earré, dont la longueur à la largeur est en proportion de 5 à 2. Cette proportion correspond assez à la proportion de la longitude à la latitude géographique totale, do rhabi table, eu comptant toutefois la latitude septentrionale seulement, c'est-à-dire 64 • (ou 61*) et 4 80* de longitude.
La carte est coupée en 70 portions égales, carrées, dont la longueur à la largeur est en proportion de 50 à 29. Chaque série de dix représente un climat; chaque climat étant divisé en dix sections, il en résulte que chaque partie contient une section, et porte le titre de section. Chaque section de la carte est de la même dimension, tandis que les sections de chaque climat, tant en longueur qu'en largeur, sont différentes. Edrisi lui-même dit que la division en climats n'est point établie d'après des lignes naturellement existantes (d'après les parallèles), mais bien d'après des lignes inégales (c'est-à-dire d'inégale distance), imaginées par les astronomes. Or, les sections ayant les latitudes inégales n'ont ni de parallèle ni d'échelle fixe pour la latitude. La longueur égale de tous j^ les climats ferait la longitude croissante vers le nord , mais elle ne
peut constituer aucune échelle croissante pour deux raisons, d'abord parce qu'elle est continuellement dérangée par l'inégalité de largeur des climats, puisque la même inégalité se manifeste dans les longitudes divisées en sections, comme nous Tamis observé en analysant la carte