IV. ARABES
PROGRÈS GÉOGRAPHIQUE DANS LA CARTOGRAPHIE CÔNTI NENTALE; CARTES DU XIII* SIÈCLE, 1050*4350.
05* Trente ans après la mort de Roger, Tenait visiter la Sicile et la cour de Païenne, le voyageur espagnol Àboui Ho$sein Moliammed, ibn Djobaïr, issu de la tribu Kénana. Né à Valence 1145, il quitta les fonctions, 4 i 83, pour accomplir son pèlerinage. C'est en retournant qu'il relâcha dans l'île de Sicile où les musulmans étaieut assez nombreux» mais leur position n'était plus aussi aisée que du temps de Roger. Ibn' Djobaïr de retour à Grenade 1185,. rédigea sa relation en lui don* nant un titre générique : d'itinéraire de Keuanyen, et un autre spécial , de livre qui donnait à réfléchir au dévot, en ce qui concerne les monuments nobles et les lieux où l'on a des devoirs religieux à remplir. Mais sa relation ne se borne pas à la dévotion, elle traite de l'état de choses de plusieurs pays. Ibn Djobaïr fît encore deux ex* corsions en orient et mourut à Alexandrie en 1217, en revenant de la Mekke(s42).
AU, fils d'Abou Bekr, né àMossoul et surnommé Alhcravy* professant la vie de mendiant, accomplit de grands voyages dont il était vaniteux et qui lui méritèrent l'épithète proverbial de voyageur. Il mourut 1215, à Alep et laissa deux ouvrages. L'un connu sous le titre de livre des indications pour apprendre à connaître les lieux de pèlerinage, traite des pays qu'il a visités, aussi bien que du Magreb et de l' Abysstoie , où il n'était pas , se fiant pour ces deux régions au récit de quelques-uns de ses confrères. Il y déplore la perte de ses notes tombées dans les mains des croisés anglais. L'autre ouvrage a été destiné à la description des édifices, des ruines et des idoles; il parait qu'il portait le titre de livre des merveilles, qu'indique Heravy lui-même (s4s).
Ali ben Aladir, le djezirien, mort 1255, se fit connaître par son lobab, dans lequel il est quelquefois très-circonstancié (m*).
(SIS) fteinavd, introd. p. 124-U6. — Les manuscrits d'Ibn Djobaïr se trouvent dans les bibjiot. d'Escurial et de Leyde. — Un morceau a été publié dans le journal asiatique : voyage en Sicile d'Ibn Djobaïr par Amari» Paris 4846» in-8*. — Reinkard Doray, à Leyde, prépare une édition de la relation entière.
J24S) Hadji Ualfe, «et. bibJiogr. t.I,p. 304; Cas i ri, bibliot. d'Escur. t. H, p. 173; calai, des inscrits orient, de la bibliot. d'Oxford , t. II, p. 145; Lee , version d'Ibn Bathoutha, p. xv, 6, 84; Reinaud, introd. 127-139. •
{tU) Aboulféda, géogr..— Le dépôt de cartes de la bibl. nation, à Paris, possède une mappemonde dessinée en 1601 pair Mohammed ben Ali al Scharfy, d'après Edrisi et Ibn ÀlaUhar, probablement c'est Aladir.
Schehab eddin Abou Abdallah Iakout bcn Abdallah, né vers 1180, dans l'empire romain , fait prisonnier et Tendu à Bagdad, à un marchand syrien nommé Hama, reçut le nom de iakout, c'est-à-dire rubin; et de son maître il fut appelé hamavy, de Hama. Après la mort de son maître, regagnant sa liberté et continuant le commerce pour son propre comple, il se fit connaître comme écrivain par plusieurs ouvrages et son nom valut le nom de Jakoub, ou Jacq. Il mourut près de Haleb 1229.
Dans sa jeunesse, pour vivre, il était copiste de nombreux ouvrages, avec lesquels il s'était familiarisé», prit goût pour les études et acquit une profonde connaissance de l'idiome arabe. Continuant son commerce il marchandait avec les livres et ne négligeait de bien conuaîire ce qu'ils contenaient. Dans' ses courses*, il s'arrêtait partout où it a pu priser dans les volume» de) quelque* bibliothèques. C'est dans lé* bibliothèques de Mervesschahdjan qu'il a trouvé une source des plus abondantes pour son érudition (*4s).
11 composa en 122* et 1297 tin grand ouvrage intitulé t alpttabeth des pays, c'est-à-dire un dictionnaire Géographique (iitfjl Dans1 sdirnrâtôduciton il traite tes généralités. Ensuite il passe à la description spé* ciale de chaque lieu dans Vetdrè àlphabétiriqae : outre Pesseucé géographique, il chargé ses articles dû renseignements phifofogtyues. Les descriptions des villes» considérables sont quelquefois cir'dOftstaficiées; à de localités plus remarquables, il ajouta Ie3 lotogituifcg dt les latitudes géographiques, tirées des tables «TÀoti Aotftf IstfA* m Au* ? quelques-unes y sdnt données au nom & Ptolémée, dôtit'fWrrage y est intitulé : kilab almalhama.
larkout lui-même fit un eitfairde «onf ouvrage, sètis le litre de livre dcKeox homonymes de différentes positions* Les géographes postérieurs se contenaient de cet eitftàt ou de quelques autres abrégés ,• prépare* par des écrivains copistes. Ces géographes, pour la plupart,' semblent' ignorer l'existence du grand ouvrage. Lès difficultés et fes frais pour avoir «m exemplaire ê& plusieurs gros vol ttttcs, contribuaient «ertafaement beaucoup â jeter dans l'oubli cet important ouvrage (*ii)i
66. Les Persans tenaient mie position spéciale dans ff minenè* khafôfaty qu4 piji* sa résidence daïis levrs anîeieittffes posaesslonë. A»yMrt perdus leur indépendance «t tour culte <*èë qu'ils eurent embrassé l?i«to*misme, l'esprit arabe s»' porta arax études : les Petetifc occupaient on*
n$t te culte y ow ne cessait jamais1 abandonné Wir
hauteur émineriie.- Malgré fc» fusion opérée par te culte y m ne cessait de distinguer les Persane , tarit ceirt qni» û*ont jan
(24$) La bibliothèque asïsienne contenait 12Ôd~ Volumes; de Ta bibliothèque someirischanc , m lui confia à domicile 200 voisine*. . *
(246) Mo'addschem al boldan ; suivant Dtaerbelot : megma al boldan. — Les copies manuscrites de ect ouvrage se trouvent : de Tannée 4329 dans la bibliot. du musée asiat. à Petersbourg ; de Tannes 4471, dans la bibli. bodleienneà "
(247 \ Sur Iakout. voyèi '?' Fundgrùben des orients, T dégli autori arabï, p. *0"J;
Soyonthy, Abdalmoumen Safy eddin ben Abdalhace et I&out lui-même; ou plutôt ne sfecoôroY jstf avec ce (Ju-rTrfiqttem lescopi^ conouti dfcr aWé|&.' VtyfaWs obscWa^oinrdl saValit ftéinaftd dUi . iKfà introduction, p. 4s>, «W.
te. 411
Farsistan, que eeux de la race persane» répandue dan» toute l'étendue de l'ancienne domination des Sassanides<
Les arabes prenaient l'instruction dans fos écoles persanes. Le* Persans, possesseurs depuis longtemps de toutes les connaissant grecque*, dans les sciences facilement supérieurs à leurs élèves^ ne renonçaient à aucune tâche r travaillaient, et les illustrations se perd*ktal dans la foule : leurs ouvrage» restaient souvent anonymes, Quelquefois en orient, le lustre dune cour, ensevelissait les auteurs dans l'anonyme pour honorer le prince protecteur : chez les Persans , du temps des khalife» \» quantité de bons travailleurs absorbait les noms et les renommées; on ue regardait qne la culture et le progrès de la science. C'est ainsi que du commencement des études arabes, s'en mêlent les travaux persans; tes traductions du persan en arabe, de l'arabe eu persan, rendaient comûtanes le produit de» doux idiomes et prouvaient que les arabes ne cessaient d'avoir* recours aux ceunaissanced des Persans.
, La cour de Bouides tira Quelques illustrations au grand jour. Adhadeddaula vers 980, voulut s'instruire et protéger les sciences. Une école de mathématiciens s'était fermée à Schiràs; les astronome» Aboi»! cassem Ali et Abdalrahman souû y furent jappelés : l'un préparait les tables astronomiques, l'autre confrontait et expliquait les constellations en usage chez les arabes * avec les ligures ptofténéennes qui devaient à la fin prévaloir dans les éludes arabes.
La connaissance des pays était en mêm£ temps cultivée. Une antique cosmographie persane est attribuée à Mohammed nen Massoud al JMàs* soudi, qui a dû lui-même là traduire de l'arabe en persan (*«V)> Abouzeid de Siraf, Eordadhbeh, Abou Ishak, nous sont déjà connus comme persans dans la littérature géographique des roahoûwné^ dans. Enfin , Kouschiar, astronome,, qui illustra la cour d'un nouveau protecteur de là science en Perse, du sultan seidjuk Majekschah Djelaleddin (1055-1062). C'était l'époque de la rectification du calendrier, accomplie par un autre astronome de la cour , attaché à. l'observatoire , nommé Omar ben Ibraïm * alkhevyam.
La littérature persane possédait sans doute de nombreux, monuments géographiques : mais ces monuments innommés eu illustrés de notas douteux étaient destinés à s'entredétruire par des rédactions, améliorée** If sera difficile et souvent impossible de sortir victorieusement de l'obscurité. Cependant cette littérature doit encore posséder beaucoup d'antique. Avant l'arrivée des Arabes r les Persans avàienli leurs cartes géographiques. La tradition repète qu'ils ont eu «ne carte géographique de Mânes hérésiarque, laquelle portait le titre de sourat robou meskoun, c'est-à-dire, figure ou disposition de quatre qttartier* de la terre habitable. Cette carte était sans doute l'objet
Çf 18) Souk le titre de gitan danescb. Le titre arabe devait être-: kafej'at Al biat , on kafiat flelin «I hetat. L'ouvrage est divisé ea deux parties, dont la première , composée de $5 chapitres , taaîte des sciences ;. l'autre de 14 chapitres, contient une description' de la terre (Dberbelot). -^Àbddhmr on 4bdalmoaX, qualifié tantôt de l'auteur d'une géographie' persienne ,• tantôt dVibréviateuF pemtt de la géographie arabe tfAbcUlal al Oondmr, sous le titre de massahat al ardh, ou mesure de la terré, était dams les main» de Dherbelot, qui cite plusieurs passages de cette géographie. ->> Dberbelot allègue souvent le» passages d'un géographe persan anonyme. — Mais il n'est pas dit dequeU* époque sont ces auteurs, où sont ces manuscrit* qu'avait exploités Dherbelot»
il!" GÉOGH. ARABR, 4050-1350.
de reproduction* , ratifications et améliorations consécutives (**»). L'astronome Àbou Haschar (vers 850) ne dressait- il pas les cartes» quand il traçai! le premier méridien par Kangdiz ou Yamakola. La célébrité de la science persane était bien établie parmi les chrétiens avant l'invasion des arabes. Le temps n'a pas affaibli cette baulc opinion. Vers 4204, Chùmade grec, dans le but de s'instruire dans les sciences entreprit d'aller en Perse; il se rendit deConslanlinople àTrebîzonde, d*où Komnène le fit passer dans le pays désiré. Quand ClitofKMto< y voulut étudier l'astronomie, on lui opposa une loi du pays, qui permettait de communiquer toutes sortes de connaissances aux étrangers, mais qu'elle réservait aux seuls Persans celle de l'astronomie. Pour vaincre cet obstable, Chionade s'attacha au service du roi , qui rendit une ordonnance spéciale pour. qu'il put rassembler les professeurs d'astronomie et. profiler de leurs leçons. On attribua à celte exploratic* les tables astronomiques des Perses, que la littérature byzantine communiqua ensuite aux latins (*so).
On savait en Europe que la Perse était le berceau de l'astronomie, parce que c'est là à Scbiraz : quor es a queila hon fo prîmeranunto atrobada l'aslronomia per lo gran savi Tolomeu, dit en 4577 la mappemonde catalane*
Anonyme Persan du xin* siècle.
67. Nous avons à examiner deux cartes géographiques persanes de l'époque dans laquelle les grecs allaient étudier la sagesse de l'orient. Une de l'astronome kbovadja Nassir eddin le tbousien; l'autre d'uji anonyme. Je pense que l'anonyme persan est contemporain de Nassir eddin et s'il était postérieur, ce n'était que de peu d'années. Nassir eddin fesait sa carte vers 4260 et la carte de l'anonyme persan était connue à Àboulféda vers 4534. S'il était antérieur, c'était aussi de peu .d'années, parce que tout en suivant le birounien pour la partie orientale, il est ailleurs très-tdifférent et très- avancé; parce qu'il nomme la ville d'An a toi ie Akhschar, lui et Ibn Saîd (en 4270) les premiers; villes inconnues antérieurement à Edrisi et à tous les autres géographes (Abglf. géogr. p. 502) ; parce qu'il détermine la position de Bendekia dont le nom n'a reçu de renommée chez les arabes, que du temps des Croisades.
Il y a plusieurs géographes persans anonymes (ast) : inventer les hypothèses pour leur donner un nom, me semble être trop hasardeux (sss).
(*i9) L'auteur de lebtirikb , relate Dberbelot , en (ait une mention dans la vie de Srhabovr al aklaf, quatrième de la dynastie. — Cette carte ne pourrait-elle pas être par hasard, celle de rasai?
(S50) Synopsis tabularum axtron. persicarum ex syntaxi Persarum , Geomi média Cbrysococcae» excerpta nunc, studio Ismaelis Builiadi, i648. -7 Cbrysoeoccos fut un médecin de Constantjuofle du xiv* siècle; ses autres manuscrit» astronomiques , se trouvent dans la bibl. roy. de Paris.
(tSi) Celui Dberbelot, Tadtre de d'Ohsson ; le troisième connu par Fraelm, cte"
(4M) De la Roque avait dit dans son voyage dans la Palestine (Amsterd. 4718, p. Î67\ que notre Fars, persan, est Abou Nassar Mohammed Farkani , appelé par les arabes al Fariabi et parles européens Alfarabius , parce qu'il était natif de Farab, qui est la ville d'Otrar. C'est une pure hypothèse qui ne peut être appuyée par aucune conjecture. — Le savant Reinaud remarque que c'est mm composition antérieure au canon d*Albyrouny : car il est dit dans le canoan que le livre des leofitudes pèche toovent par l'exactitude (iotrod. 89). Mais il ne uous assure point si ce livre
PERSAN, 68. HZ
Aboulféda, relatant la qualification de File ou péninsule d'Anatolie, donnée à l'Asie mineure, observe, que la vue delà carte confirme cette appellation (p. 504) : il semble cependant qu'il D'à pas eu la patience de dessiner la carte du Persan pour son propre usage. Mais il possédait son ouvrage qui, sous le simple titre de longitudes et latitudes
géographiques, al atval vealarout .fyJ^ jLkbM d'un Persan,
mettait chacun à même de dresser une carte. Le Persan distribuait les lieux par provinces et cantons et il différait sous ce rapport des autres. 11 comptait la ville Natal au Kilan et Dilem, lorsque les autres la fesait partie extrême de Tabaristan ou de Mazendran (Abulf. p. 332). Il comptait Hit à l'Irak , contre l'avis de tous les autres qui l'enclavaient dans le Djezira (Abulf. p. 238). Certainement le Persan donnait aussi quelques notes et explications qui rendaient l'exécution de la carte possible à chacun. Aboulféda exploita cet ouvrage avec empressement, parce qu'il y trouva une source abondante pour la compilation de son takvin. Il a tiré du Persan les longitudes et latitudes géographiques de 447 lieux sans l'avoir épuisé. C'est le nombre presque double que nous avons des autres géographes.
C'est un des plus beaux monuments que les études géographiques du moyen âge nous ont fourni. Le plus riche, le plus avancé. (Voyez n* 49, 50, 51, 52, de notre atlas).
Heureusement Aboulféda avait un manuscrit suffisamment correct et il s'est glissé peu de graves erreurs ; celles qu'on rencontre , sont pour la plupart insignifiantes et très-faciles à rectifier. Djelikia Medinat al kouria, Arzan el roum, Zafar, Merbat, Mahra, Tabouk, Sohar, Zaghava, Mareka, Tanah, reprennent leur place par ces dizaines de degrés de deux méridiens qui embrouillent trop souvent la compilation aboulfédine et peut-être toute la géographie arabe.
La lecture de T par 3 ou 8 contre l'opinion des éditeurs ou copistes; de te par 15 ou ^ 55 contre leur avis, suffît pour rectifier les déviations gênantes ou désharmonieuses dans Merdin, Rnaïvan, Abhar, Dabousia et plusieurs autres. Quelquefois on trouve des variantes dans les manuscrits et les éditions : on n'a qu'à choisir ce qui est plus correct, comme il y a des exemples dans Iazd, Fahardj , Schebam.
68. Voici encore des aberrations que nous avons remarquées et les rectilications que nous avons considérées comme nécessaires. Dans les latitudes , les suivantes :
Itbmia. . . j 45» 0' corrigez Jl 38* 0'
Ankira. . . U 41 0 — ju. 44 0
d' Al fares , el dans la littérature arabe, il ne manque pas d'ouvrages portant le iitre d'atval. Ensuite M. Reinaud dit que cet ouvrage, rédigé postérieurement à la fondation d'Almahdia eu 9 12, est a plus forte raison antérieur à la fondation de Marok en 4062, car Aboulféda ne le cite pas à 1 article de cette ville (introd. p. 89). Nous observons que le persan Nassir eddin, dont nous ayons la table d atval complète n'a pas indiqué la position de Marok : il n'y aurait donc rien d'extraordinaire si l atval de Fares l'avait négligé : mais nous ne le savons pas positivement ne possédant l'ouvrage et ne le | tonnaissant que par les extraits d' Aboulféda, bien que nombreux mais incomplets. Enfin Abouneda, accouplant le Fares aveclbn Saïd pour une priorité, a du savoir qu'ils étaient presque contemporains et le birounien perdrait immensément de son mérite géographique si son atval, qui péchait par exactitude, serait du Fares.
Alaki . .
corrigez ^S
2CÔ
Dabil . .
iTL)
Rouian. . .
Kaîn . . .
Benkat. .
. or l.
Schevakhat
Saganiao.
Dargasch . .
Daîbal. .
te J
Sakoulra. .
Je pense que chacun approuvera la convenance et la nécessité de la correction , dont une partie ne tient qu'à la méprise facile dans la ressemblance des chiffres ou des lettres. Ces corrections n'ont *pas besoin d'explication.
Dans la suite des latitudes accusées d'erreurs , nous en signalerons encore dans la Palestine : celle de Baïsen 52° 50', exige absolument une soustraction d'un degré et descendra à 54° 50' pour se placer en harmonie avec Tabaria. L'autre 33° 20' d'Aka est plus difficile ; il faut donner à Aka J v J 52° 50' de latitude.
Ajoutez encore à celte liste et corrigez :
Nahralmalek . . . è£ J 55° 25' en & wJ 52° 25'
Hesn mahacji . . . te J 50 45 — te \£ 29 45
Ces dernières positions ne sont pas de nature à enfanter la méprise du copiste par la ressemblance des chiffres, mais dérivent de la distraction par laquelle il augmente d'un degré.
Djondisabor étant à moitié chemin entre Toster et Karkob (Abulf. p. 248) est vicié de cette façon à la fois dans sa longitude de 75° 0' et sa latitude 35° 20'; il serait mieux : long. 74° 0', latit. 31° 50'.
De même , la longitude et la latitude à la fois de Mcrbat , sont inexactement copiées, long. 72° 0f, latit. 42° 0'; il y avait sans doute : long. 77° 0\ latit 44° 0*.
De même encore la longitude et la latitude de Marand décèlent à la fois l'erreur de toutes les deux; au lieu de :
Marand .
substituez
long.
^ 73° 0f latit. J ji 57* 5C & 74 0 — J J 38 30
69. Dans la rectification et la correction des longitudes, nous signalerons les places suivantes :